les Star Trek

Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 17:14
(Star Trek 2 : the Wrath of Khan)
de Nicholas Meyer (Etats-Unis)
Avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, Walter Koenig, Ricardo Montalban, Nichelle Nichols


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Succédant avec beaucoup de talent à Robert Wise, Nicholas Meyer, auteur d’un savoureux C’était Demain, change ici de ton. Plus attiré par le caractère politico-social de l’univers Star Trek que par sa dimension contemplative et sa portée métaphysique, Meyer s’approche en esprit du concept initial de Gene Roddenberry et participera de fait à quelques-uns des meilleurs films de la saga. Pour Star Trek 2, il synthétise cinq scripts différents pour obtenir un scénario original faisant suite à un épisode de la série TV originale, « Space Seed », à la fin duquel le barbare Khan (Ricardo Montalban) était exilé par le capitaine Kirk sur une planète aride et hostile.

Au début du film, le vaisseau USS Enterprise effectue l’une de ses nombreuses patrouilles spatiales. Soudain, un message mystérieux parvient aux ordinateurs de bord : « pourquoi l'armée veut-elle s'emparer du projet Genesis ? ». Ce projet scientifique révolutionnaire permet de créer la vie à partir du néant, ou le contraire. Dès lors, une lutte à mort s'engage entre Kirk et Khan. Car le projet Genesis doit être expérimenté sur la planète où l’ancien despote en disgrâce a été abandonné avec ses hommes. Khan, avide de pouvoir et de vengeance, tente donc de s'emparer de cette invention afin de retrouver sa suprématie perdue.

Avec un budget de 10 millions de dollars (quatre fois moins que celui de
Star Trek le film ), ce second opus cinématographique s’avère de plus modeste facture, mais il y gagne en nervosité, en rythme et en efficacité. On y trouve pèle mêle des vers des sables peu ragoutants, une belle Vulcaine nommée Saavik (alias Kirstie Alley), les retrouvailles de Kirk avec son fils David, et surtout (attention spoiler, la lecture qui suit est interdite à tous ceux qui n’ont pas vu le film !), et surtout, donc, l’inoubliable sacrifice final de Spock. « De toutes les âmes que j’ai rencontrées au cours de mes voyages, ce fut la plus humaine », déclarera Kirk au cours des émouvantes funérailles spatiales du Vulcain. L'uniforme de l'Enterprise a encore changé de couleur, virant ici au rouge, et les effets spéciaux ont cette fois été supervisés par ILM, concoctant notamment une très dynamique bataille spatiale au beau milieu d’une nébuleuse écarlate particulièrement photogénique.

On peut également contempler dans le film l'une des premières séquences entièrement conçues en images de synthèse, celle de la naissance d'une planète grâce au projet Genesis (séquence qui coûta la modique somme d’un million de dollars la minute et qui donne une idée de ce que pourrait être, dans un avenir encore lointain, un processus de terraformation). On note enfin une très belle partition de James Horner, délaissant le thème de Jerry Goldsmith pour revenir à celui de la série télévisée. La rupture avec le film précédent est donc totale, comme en témoigne au passage le refus d’utiliser les Klingons comme « méchants ». Le premier sous-titre prévu, « The Revenge of Khan », dut être remplacé par « The Wrath of Khan », car à l'époque George Lucas envisageait d'appeler le troisième volet de La Guerre des Étoiles « Revenge of the Jedi ».

Par Gilles Penso - Publié dans : les Star Trek - Communauté : The SciFi Geeks
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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 23:22

(Star Trek – The Motion Picture)
De Robert Wise (Etats-Unis)
Avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, Walter Koenig, Persis Khambata


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En 1978, soit une décennie après le premier épisode de la mythique série Star Trek, Paramount décide de relancer le succès planétaire de la franchise avec une seconde série TV plus luxueuse. Mais le succès mitigé de Galactica, diffusé par Universal, refroidit Paramount. En même temps, coup sur coup, La Guerre des Etoiles et Rencontres du Troisième Type s’avèrent être des triomphes spectaculaires sur grand écran. La décision s’impose alors d’elle-même : la suite de la série Star Trek sera un long métrage. La réalisation échoit à Robert Wise (Le Jour où la Terre s’arrêta et La Maison du Diable, tout de même !). Etranger à l’univers Star Trek, il visionne des dizaines d’épisodes puis prend deux décisions importantes : imposer le retour de Monsieur Spock, non prévu au départ, et remplacer les pyjamas de l’équipage par un vrai uniforme.

L’intrigue se situe en plein XXIIIème siècle. Les contrôleurs de la station Epsilon 9 assistent impuissants à la désintégration de trois croiseurs appartenant aux Klingons par un envahisseur étranger qui fonce à toute vitesse sur la Terre. Missionné pour enquêter sur cette inquiétante affaire, l'amiral Kirk est nommé commandant du vaisseau de combat USS Enterprise par la fédération des Planètes Unies. La toute belle Ilia, venue de la planète Delta, et Spock, le Vulcanien, se joignent à l'équipage. Le voyage s’avère long et éprouvant. Dès qu'il approche de l'envahisseur, le vaisseau spatial est englouti, et Ilia enlevée par une sonde laser. Nos héros finissent par découvrir que V-Ger, le cerveau de l'envahisseur, n'est autre que Voyager 6, une sonde lancée par l'homme au XXème siècle, perdue dans l'espace, qui a accumulé assez de connaissances pour acquérir l'intelligence…

Les magnifiques effets spéciaux du film, supervisés par le génial Douglas Trumbull (2001, Rencontres du 3ème Type) ont de quoi surprendre les téléspectateurs habitués aux sempiternels plans timides de l'Enterprise passant devant une planète ou traversant sagement l'espace. Les exploits d’ILM sur La Guerre des Etoiles ont en effet incité l’équipe du film à ne plus se montrer avare en grandioses séquences intergalactiques. Mais était-ce une raison pour que la caméra s'attarde aussi lentement sur les vaisseaux, étirant jusqu'à l'ennui la visite du nouvel Enterprise par un Kirk émerveillé, ou rallongeant sans commune mesure certaines séquences purement contemplatives ?

Robert Wise reconnut lui-même avec le recul que, s’il en avait eu le temps, il aurait raccourci le film de six ou sept minutes. Et c’est justement ce problème de rythme qui ampute ce premier Star Trek cinématographique de tout l’impact qu’il méritait. Car son scénario repose sur une idée géniale, inspirée par plusieurs épisodes de la série T.V., et qui ne prend tout son sens qu'au cours d'un impressionnant dénouement. Le coup d’envoi fut cependant donné à une série de longs-métrages voués au succès. Pour inaugurer en beauté ce nouveau départ, le compositeur Jerry Goldsmith a oublié le thème célébrissime d'Alexander Courage pour écrire une partition de toute beauté, structurée autour d'un motif majestueux devenu un classique à son tour.

© Gilles Penso

Thema: Space Opera, Extra-Terrestres, Futur
Par Gilles Penso - Publié dans : les Star Trek
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