AU PROGRAMME CETTE SEMAINE

 

Steven Spielberg

 

Chers fantasticophiles,

 

Steven Spielberg en personne s'invite dans l'Encyclopédie du Cinéma Fantastique. A l'occasion de la rétrospective que lui a rendu la Cinémathèque Française et de la sortie de son dernier long-métrage Cheval de Guerre, le cinéaste a fait escale à Paris, où nous avons pu recueillir quelques-uns de ses propos. Interview, film hommage, chronique de l'ensemble de sa filmographie fantastique, c'est ici que ça se passe !

 

Bonne visite et bons films !

Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 12:52
Voici un extrait des propos recueillis auprès de Peter Jackson lors de sa venue à Paris pour la promotion de Lovely Bones. Attention, place à un Maître…

 
Par Gilles Penso - Publié dans : les films de Peter Jackson - Communauté : Cinéma
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 19:40
Sherlock Holmes

de Guy Ritchie (2009) – USA/GB

Avec Robert Downey Jr, Jude Law, Mark Strong, Rachel McAdams, Keilly Reilly, Eddie Marsan, Robert Maillet

 

Voir la bande annonce


Toutes les variantes cinématographiques et télévisuelles semblaient avoir déjà été tentées autour du mythique enquêteur imaginé en 1887 par Arthur Conan Doyle, de la plus classique à la plus burlesque. Mais Lionel Wigram (producteur des derniers Harry Potter) et le scénariste Michael Robert Johnson tentèrent pourtant une nouvelle approche, via une modernisation radicale du traitement des personnages et des séquences d’action. Le producteur Joel Silver (L’Arme Fatale, Die Hard, Matrix) et le réalisateur Guy Ritchie (Snatch) se joignirent bientôt à l’entreprise, promettant par leur association un cocktail pour le moins explosif. Les fans de Ritchie ne sont pas dépaysés : une intrigue à tiroirs qui ne s’appréhende totalement qu’à l’issue d’un certain nombre de flash-backs, une galerie de personnages hauts en couleur, une partition ultra-dynamique, un jeu fréquent sur les ralentis extrêmes pour mieux détailler certaines actions…


Le choix des acteurs principaux confirme la volonté de bousculer les idées reçues et les icônes classiques liées au célèbre duo d’enquêteurs. Débarrassé de son fameux chapeau de chasse, Robert Downey Jr nous offre une version très singulière du détective de Baker Street. Guère flegmatique, d’une élégance toute relative, c’est un homme cynique, pugnace, nerveux et très physique. Le Watson campé par Jude Law n’a plus grand-chose à voir, lui non plus, avec les interprétations passées du personnage. L’homme rondouillard, à la traîne et dépassé par les événements auquel nous avons été habitué s’est mué en médecin athlétique et séduisant, rompu à l’art du combat sur les champs de bataille d’Afghanistan, et rivalisant souvent d’intelligence avec Holmes.


Respectueuse du goût de Conan Doyle pour le fantastique et le surnaturel, l’intrigue met en scène le sinistre Lord Blackwood (Mark Strong). Capturé en pleine séance de magie noire, Blackwood est condamné au gibet. Mais il revient bientôt d’entre les morts pour continuer à semer la terreur… L’action s’installe au cœur d’une magnifique reconstitution du Londres de 1890, mélange habile de sites réels, de décors grandeur nature et de panoramas numériques. Pour sa bande originale, Guy Ritchie a fait appel pour la première fois de sa carrière au vétéran Hans Zimmer, lequel bouscule ses acquis avec un grain de folie très communicatif. Son emploi d’instruments solistes déchaînés (accordéon, violon tzigane, clavecin, tambours) mêlés à une charge orchestrale puissante et emphatique dote le film d’une énergie extraordinaire.


Bien sûr, les fans de Peter Cushing et Jeremy Brett auront probablement du mal à reconnaître leur détective favori sous les traits d’un Robert Downey Jr déjanté castagnant ses adversaires face à la caméra frénétique de Guy Ritchie, et l’on peut probablement reprocher à cette relecture un certain manque de raffinement et de subtilité, d’autant que l’intrigue souffre en milieu de métrage de quelques notables pertes de rythme. Mais ce Sherlock Holmes demeure un divertissement total dont l’extravagance et la légèreté ont toutes les chances de conquérir le public le plus large.

 

Par Gilles Penso - Communauté : Cinéma
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 09:38
Le 17ème Festival du Film Fantastique de Gérardmer s'achève sur la présentation du dernier film en compétition, l'interview des réalisateurs Elio Quiroga (Les Témoins du Mal) et Anno Saul (The Door) et le palmarès tant attendu…

Par Gilles Penso - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 04:50
Suite du compte-rendu du 17ème Festival du Film Fantastique de Gérardmer. Au programme : deux films en compétition (Hierro et The Door), deux films hors-compétition (Splice de Vincenzo Natali et Survival of the Dead de George A. Romero) et l'interview du réalisateur canadien Eric Tessier.


Par Gilles Penso - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 20:05
Une journée très chargée avec la projection de trois films en compétition, la rencontre avec mister John McTiernan et l'interview d'Anne Parillaud…
Par Gilles Penso - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 03:14
Aujourd'hui, un entretien avec le réalisateur coréen de Possessed, une rencontre avec les deux metteurs en scène de La Horde et un compte-rendu des films projetés…

Par Gilles Penso - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 19:16
Pour sa 17ème édition, le Festival du Film Fantastique de Gérardmer s'est payé le luxe d'un invité d'honneur prestigieux qui assure aussi le rôle de président du Jury : le réalisateur John McTiernan. Voici un résumé en vidéo de la première soirée du festival.

Par Gilles Penso - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /Jan /2010 18:09
Votre top Ten
Merci à tous d'avoir participé au vote des dix meilleurs films fantastiques de l'années 2009 (et aussi des cinq pires). Voici donc les résultats tant attendus :

LES 10 MEILLEURS :

N°1
WATCHMEN
Réputée inadaptable, la remarquable bande dessinée d'Alan Moore et Dave Gibbons s'est muée en film culte face à la caméra experte de Zack Snyder.

N°2
AVATAR
Le raz de marée James Cameron emporte tout sur son passage, révolutionnant la science-fiction cinématographique et explosant tous les scores du box-office.

N°3 DISTRICT 9
Produite par Peter Jackson, cette parabole du racisme et de l'intolérance traite le thème de l'extra-terrestre sous un angle novateur et ultra-réaliste.

N°4
L'ETRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON
Une grande fresque romantico-féerique signée David Fincher, avec Brad Pitt et Cate Blanchett en état de grâce.

N°5
STAR TREK
J.J. Abrams rajeunit et dynamise le mythe créé par Gene Rodenberry, avec un casting de premier ordre et une belle collection de séquences d'action.

N°6
MORSE
Une vision originale, réaliste et mélancolique du vampirisme, réalisée avec élégance par Tomas Alfredson et primée un peu partout dans le monde.

N°7
TERMINATOR RENAISSANCE
Contre toute attente, l'ex-clippeur McG se réapproprie la saga de James Cameron en signant une préquelle/séquelle particulièrement réussie.

N°8 JUSQU'EN ENFER
Le grand retour de Sam Raimi dans le domaine de l'horreur excessive et décomplexée. Un vrai bonheur pour tous les fans d'Evil Dead

N°9 2012
Le dernier film catastrophe de Roland Emmerich a divisé l'opinion, puisque vous l'avez choisi équitablement parmi les meilleurs et les pires films fantastiques de l'année !

N°10 LA ROUTE
John Hillcoat et le scénariste Joe Penhal adaptent avec talent le roman post-apocalyptique de Cormac McCarthy, avec Viggo Mortensen en tête d'affiche.


LES 5 PIRES :

N°1
TRANSFORMERS 2
Michael Bay ne gagne pas en finesse avec cette séquelle éléphantesque d'un premier Transformers déjà pas très subtil. Elu à la majorité pire film de l'année.

N°2 G.I. JOE : LE RÉVEIL DU COBRA
La mise en scène des petits soldats musclés par Stephen Sommers ne vous a guère convaincus, malgré ses scènes d'azction débridées.

N°3
PUSH
Une ressuscée maladroite de X-Men, Heroes et Les 4400 affublée d'un scénario nébuleux et de comédiens visiblement peu convaincus.

N°4
2012
Film apocalyptique de haut niveau ou grosse baudruche hollywoodienne sans finesse ? Le débat est ouvert, car 2012 a l'honneur de figurer sur les deux listes…

N°5
X-MEN ORIGINS : WOLVERINE
Le troisième X-Men avait divisé le grand public, mais celui-ci semble avoir déplu à la grande majorité, malgré une belle galerie de héros et de vilains.
Par Gilles Penso - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 20:08

Jusqu-en-enfer.jpg(Drag me to Hell)

de Sam Raimi (2009) – USA

avec Alison Lohman, Justin Long, Lorna Raver, Dileep Rao, David Paymer, Adrianna Barraza, Chelcie Ross, Reggie Lee

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Le DVD est disponible ici


Le Blu-ray est disponible ici


La bande originale est disponible ici


Louez le film ici


Ah, quelle joie de retrouver Sam Raimi sur le terrain qui fit sa gloire : le film d’horreur décomplexé ! Ce retour aux sources s’explique en partie du fait que le scénario de Jusqu’en Enfer date de 1992, époque où le réalisateur venait d’achever L'Armée des Ténèbres. Spider-Man n’avait pas encore fait sauter le box-office. Mais après un troisième épisode témoignant d’un petit essoufflement de la saga arachnéenne, Raimi a décidé de laisser le monte-en-l’air rouge et bleu se reposer pour revenir à ses premières amours, en compagnie de son frère et co-auteur Ivan Raimi.


Jusqu’en Enfer s’intéresse à Christine Brown (Alison Lohman), modeste employée d’une banque pour laquelle elle gère les prêts en attendant une promotion qu’elle guette avec espoir. Fiancée à un sympathique et jeune médecin (Justin Long), elle constate que ses origines modestes déplaisent quelque peu à des beaux-parents fortunés. Alors qu’elle flotte dans le doute et la frustration, le drame survient : une vieille gitane, à qui elle refuse un prêt, l’attaque violemment dans le parking de la banque et lui jette un sort redoutable. Dès lors, un démon terrifiant, le Lamia, la harcèle jour et nuit, prélude au moment fatidique au cours duquel il l’entraînera dans les entrailles brûlantes de l’Enfer. Comment échapper à une telle malédiction ?


Entouré de comédiens solides, Raimi ose le grand écart entre le drame humain réaliste et l’horreur outrancière. Les tourments de la jeune héroïne sont touchants, crédibles et palpables, les seconds rôles savamment ciselés, et les scènes « banales » (dans la banque, chez les beaux-parents) ne manquent jamais de saveur. Mais dès que le Fantastique pointe le bout de son nez, le cinéaste s’en donne à cœur joie, lorgnant parfois du côté de Tex Avery comme il le fit jadis dans Evil Dead 2. D’ailleurs, plusieurs motifs visuels – comme le possédé qui danse en apesanteur, le chiffon vivant qui se comporte comme un toon hargneux ou le monstre femelle dont les yeux s’éjectent de leurs orbites pour venir se coller sur le visage de Christine – évoquent directement le second volet des aventures d'Ash, tandis que la voiture fétiche du réalisateur, la fameuse Oldmobile Delta 88 de 1973 de la trilogie Evil Dead, joue ici un rôle clef.


En pleine régression au stade oral, les frères Raimi se servent de la bouche de leur infortunée protagoniste comme véritable défouloir. Tout y entre ou sort, de la mouche aux hectolitres de sang en passant par des amas de vers grouillants, des liquides visqueux variés et même un bras entier ! Pourtant, malgré cette démesure, le ton du film demeure miraculeusement juste, probablement parce que Sam Raimi croit à son histoire et aborde son genre préféré avec sincérité et générosité. Cerise sur le gâteau, Christopher Young compose à l’occasion une magnifique partition digne de son sublime travail sur Hellraiser, laissant la part belle à un violon tzigane soliste qui évoque évidemment les origines de la malédiction et les diverses manifestations du démon. Un twist final délectable clôt le spectacle sur une note dantesque – au sens propre – et finit par susciter la fébrile interrogation : à quand Evil Dead 4 ?!!

 

© Gilles Penso


Thema: Diables et Démons

 

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Par Gilles Penso - Publié dans : les films de Sam Raimi - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 23:23

mr nobody xlgde Jaco Van Dormael (Belgique)

Avec Jared Leto, Diane Kruger, Rhys Ifans, Juno Temple, Sarah Polley, Tony Regbo, Daniel Mays, Linh Dan Pham, Ben Mansfield

 

Voir la bande annonce


Jaco Van Dormael avait créé un petit événement avec Le Huitième Jour en 1996, récipiendaire d’un double prix d’interprétation à Cannes pour Daniel Auteuil et Pascal Duquenne. Depuis, le réalisateur belge s’est consacré à l’enseignement de son art tout en s’attelant à l’écriture d’un projet extrêmement ambitieux qui, treize ans plus tard, allait devenir Mr Nobody. Les chiffres du film laissent songeur : sept ans de gestation, trente-trois millions d’euros de budget, six mois de tournage entre la Belgique, le Canada et l’Allemagne. Fidèle à Van Dormael depuis son premier film Toto le Héros, le producteur Philippe Godeau, confiant, laisse la bride sur le cou de son « poulain » et lui donne les moyens de ses vastes ambitions.


L’histoire de Mr Nobody est celle d’un petit garçon prénommé Nemo (en hommage à Jules Verne, Winsor Mc Cay ou Pixar, on ne saurait dire). Ses parents (Rhys Ifans et Natasha Little) s’aiment, mais la romance s’étiole et tourne au vinaigre, jusqu’à l’inévitable séparation. C’est là que survient l’instant crucial. Dans une gare, Nemo est condamné à un choix impossible : doit-il rester sur le quai avec son père ou prendre le train avec sa mère ? Une multitude de vies possibles vont découler de ce choix, toutes plus dissemblables les unes que les autres. « C’est un film sur le doute, mais je peux me tromper », résume le réalisateur sous forme de boutade. Ainsi, à la manière des exercices de style auxquels se prêtait volontiers Alain Resnais dans ses œuvres les plus expérimentales, Jaco Van Dormael s’interroge sur la destinée, sur les univers parallèles et, à l’extrême, sur son propre métier de raconteur d’histoire, depuis les balbutiements du scénario jusqu’aux peaufinages du montage.


Mais le cinéaste ne se contente pas d’appréhender son sujet sous un angle purement intellectuel. Sans complexes, il en aborde les aspects les plus science-fictionnels, nous offrant des visions généreuses de voyages spatiaux et de mondes futuristes, sous influence visiblement kubrickienne. C’est l’un des gros atouts du film. L’autre est son excellent casting. Adulte, nemo prend les traits de Jared Leto (Lord of War), tandis que les trois femmes de sa vie sont respectivement campées par Diane Kruger (Inglorious Basterds), Sarah Polley (L’Armée des Morts) et Linh-Dan Pham (Dante 01). Père ordinaire de trois enfants dans une vie, homme richissime et lassé dans une autre, sans-abri transi d’amour dans une troisième, centenaire en l’an de grâce 2092, Nemo vit donc plusieurs existences concomitantes. Laquelle est vraie ? Ne sont-elles pas toutes fantasmées ?


Ces questions demeurent bien entendu sans réponse et le thème demeure passionnant. Mais au fil de son intrigue à tiroirs, étalée sur deux heures vingt de métrage, Mr Nobody finit par tourner un peu à vide. Jaco Van Dormael devient trop démonstratif, piétine un peu, et fixe les limites de son concept. Une vraie progression dramatique, des révélations en cours de récit et une chute digne de ce nom auraient dû s’immiscer dans le film. Or en l’état, Mr Nobody ne se hisse pas au-delà du statut d’exercice de style, sans doute passionnant en terme d’écriture et de montage, mais quelque peu frustrant pour un spectateur un peu abandonné en cours de route.

 

© Gilles Penso

Thema: Mondes virtuels et parallèles

 

Par Gilles Penso - Communauté : Cinéma
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  • Journaliste, scénariste et réalisateur, je suis tombé dans le chaudron du cinéma fantastique depuis que je porte des couches-culottes et depuis, les soucoupes volantes, les gorilles géants et les dinosaures font partie de mon quotidien…

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