AU PROGRAMME CETTE SEMAINE

 

Prometheus-photo-Logan-Marshall-Green-Michael-Fassbender-No

 

Chers fantasticophiles,


Ridley Scott revient à la science-fiction qu'il révolutionna déjà à deux reprises. Préparez-vous à embarquer à bord du Prometheus et à découvrir le secret de nos origines…

  

Bonne visite et bons films !


Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 12:34
Alors que le remake du Choc des Titans prépare sa sortie fracassante sur nos écrans en avril prochain, votre humble serviteur est au travail d'arrache pied sur un ambitieux documentaire consacré à Ray Harryhausen, véritable légende vivante de l'histoire du cinéma fantastique et des effets spéciaux. De nombreux réalisateurs de prestige ont d'ores et déjà participé à ce projet titanesque, notamment James Cameron, Peter Jackson, Guillermo del Toro, John Landis, Joe Dante, Terry Gilliam, Robert Zemeckis, Henry Selick et Jean-Pierre Jeunet ! Voici la bande annonce de ce documentaire.

 


Par Gilles Penso - Publié dans : les films de Ray Harryhausen - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 01:20
Maximonstres(Where the Wild Things Are)

de Spike Jonze (Etats-Unis)

avec Max Records, Catherine Keener, Mark Ruffalo, James Gandolfini, Lauren Ambrose, Chris Cooper, Forrest Whitaker


Voir la bande annonce


Le livre est disponible ici


« Max et les Maximonstres » est un classique de la littérature enfantine écrit et dessiné par Maurice Sendak en 1963. Au fil d’une trentaine de grandes illustrations légendées, Sendak y narre les aventures d’un petit garçon turbulent découvrant une île peuplée de grands monstres qui symbolisent les différentes facettes de sa personnalité. Cette belle métaphore trône aujourd’hui encore dans les bibliothèques des enfants du monde entier, et l’idée d’en tirer un film émergea un jour à Hollywood. Savoir Spike Jonze à la tête du projet avait de quoi titiller la curiosité, les deux films précédents du cinéaste (Dans la peau de John Malkovich et Adaptation) s’étant avérés particulièrement novateurs et atypiques.


Précédé d’une réputation très enthousiaste, Max et les Maximonstres version cinéma est pourtant une grosse déception, entraînant deux constats manifestes : le concept même du long-métrage était probablement une fausse bonne idée, et Jonze n’est au meilleur de sa forme qu’en compagnie du scénariste Charlie Kaufman, qui brille ici par son absence. Certes, le premier quart d’heure du film, décrivant les frustrations du jeune Max dans un environnement familial aimant mais trop distant à son goût, emporte l’adhésion grâce au naturalisme du jeune Max Records. Mais dès que notre héros prend la fuite pour partir vagabonder dans la forêt de son imagination, l’intrigue se met à patiner, refusant obstinément de se développer et d’évoluer. Car soyons clair : il ne se passe absolument rien sur l’île des Maximonstres, si ce n’est quelques gesticulations désordonnées, des batailles de boue et des promenades dans le désert. Et lorsque Max rentre finalement chez lui, le film exhale même une morale digne du plus pudibond des contes de Charles Perrault, qu’on pourrait résumer ainsi : « les enfants doivent être sages et rentrer dans le rang s’ils veulent apprécier la chaleur de leur foyer ». Nous qui classions Spike Jonze dans la catégorie des réalisateurs turbulents et marginaux, nous voilà quelque peu désarçonnés !


Formellement, Max et les Maximonstres présente tout de même l’avantage de nous offrir une galerie de créatures de toute beauté. Mixage de techniques à l’ancienne (des comédiens dans de magnifiques costumes animatroniques conçus par l’atelier Jim Henson) et d’effets visuels high-tech (des retouches numériques pour affiner l’expression de leur visage et leur donner des proportions colossales par rapport au petit garçon), ces monstres constituent le seul véritable intérêt du film et s’avèrent très fidèles à leurs modèles dessinés. Dommage que le cinéaste n’ait pas apporté autant de soin aux autres aspects fantasmagoriques de son œuvre, optant pour une mise en scène libre, en caméra souvent portée, et pour une bande originale typique du cinéma indépendant américain, autrement dit gorgée de musiquettes pour petites formations orchestrales et de chansons pop. Refusant d’assumer le genre de son film en se camouflant sous des apparats « branchés », évitant les codes habituels du conte pour enfants dans le but de séduire les adultes, Spike Jonze se trompe finalement de cible et risque bien de passer à côté de son public…

 

© Gilles Penso

Théma: Contes de fées


Par Gilles Penso - Communauté : Vos critiques de cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 13:26
Pour la promotion d'Avatar, James Cameron et Sigourney Weaver sont venus à Paris, en compagnie de plusieurs membres de l'équipe du film. Voici un extrait des propos que j'ai pu recueillir à cette occasion :

Par Gilles Penso - Publié dans : les films de James Cameron - Communauté : The SciFi Geeks
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 00:31

Avatar special edition

 


 

de James Cameron (Etats-Unis)

Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, Stephen Lang, Michelle Rodriguez, Giovanni Ribisi, Joel David Moore

 

Voir la bande annonce

Voir l'entretien avec James Cameron et Sigourney Weaver

Voir l'entretien avec le producteur John Landau


Au cours des douze ans qui séparent Avatar de Titanic, James Cameron s’est penché sur les dernières avancées technologiques en matière de capture de performance d’acteurs, de caméras virtuelles et de prises de vues en relief. Ce titanesque travail préparatoire est extrêmement payant, comme en atteste le résultat à l’écran. Mais avant d’être une réussite technique, Avatar est un rêve devenu réalité pour tous les amateurs purs et durs de science-fiction. Ces planètes sauvages et lointaines, ces créatures extra-terrestres aux morphologies surprenantes, ces machines guerrières et futuristes, toutes ces icônes chères aux couvertures colorées des pulps des années 50 et 60 prennent vie à l’écran avec une vivacité et un pouvoir évocateur proprement étourdissants. « Avatar est la concrétisation de tous les univers fantastiques que j’imaginais lorsque, enfant, je dévorais des romans de science-fiction », raconte Cameron. (1)

Au-delà des monstres et des vaisseaux, des images de synthèse criantes de réalisme et des effets en relief extrêmement performants, Avatar
conte une aventure humaine, chargée en émotions exacerbées et portée par un casting exceptionnel. Les humains ayant progressivement épuisé toutes les ressources de la Terre, ils convoitent le précieux minerai qu’abrite la planète Pandora. Mais son extraction est compromise dans la mesure où les habitants locaux, les Na’vis, refusent qu’on abatte le moindre arbre de leur forêt. Jake Sully (Sam Worthington), ex-militaire paraplégique, accepte de participer à une mission d’infiltration. Allongé dans un caisson étanche, il « téléguidera » à distance un avatar, autrement dit un corps conçu génétiquement à l’aide de cellules Na’vi…

« Lorsque vous supprimez l’environnement, votre imagination reconstruit l’espace », explique Zoé Saldana à propos des séances de « performance capture » qui l’ont transformée en la belle indigène Neytiri. « Nous étions comme des enfants s’amusant dans un lieu virtuel. » (2) « Dans un tel espace, notre confiance est mise en avant », ajoute Sam Worthington. « On doit croire à nos personnages, et James Cameron met tout en œuvre pour que ce soit possible. » (3)

Œuvre somme, Avatar
exacerbe les thématiques et les figures stylistiques propres à l’univers de James Cameron. Attiré par les personnages féminins forts et déterminés, il réserve ici une place de choix au docteur Grace (Sigourney Weaver) et à l’indigène Neytiri (Zoe Saldana), toutes deux « accouchant » quasiment du héros que Jake Sully s’apprête à devenir. Fasciné par les engins futuristes, il filme avec un enthousiasme communicatif des armadas de vaisseaux, véhicules, robots et exo-squelettes aux designs remarquables. Féru de science, il crée une surprenante analogie entre le monde sauvage de Pandora et un réseau informatique, chaque être vivant animal ou végétal étant capable de se connecter aux autres par l’entremise de cordons naturels pour pouvoir télécharger des données. Quant à la couleur bleue qui nimbe chacune de ses œuvres, elle s’installe ici sur l’épiderme des Na’vis avec un naturel désarmant.

Parallèlement, Cameron continue à développer la complexe relation d’amour/haine qui le lie aux machines, éléments récurrents de son cinéma. Tout autant séduit qu’effrayé par le Terminator ou le Titanic (dans les rouages desquels les hommes finissent par périr à petit feu), il prend ici ouvertement la défense de la Nature contre les engins destructeurs des hommes, quitte à chagriner les esprits cyniques peu sensibles au discours environnemental et anti-colonialiste. A la fois œuvre humaniste, pamphlet écologique, film de guerre, fable de science-fiction et love story, Avatar
est un chef d’œuvre de plus à porter à l’actif de James Cameron, l’un des réalisateurs les plus ingénieux et les plus audacieux de ces vingt-cinq dernières années.

(1), (2) et (3) Propos recueillis par votre serviteur en décembre 2009

 

A propos de l'édition spéciale : Que ceux qui attendent de l'édition spéciale d'Avatar (sortie en France le 1er septembre 2010) une version longue se ravisent. On ne peut pas décemment utiliser un tel qualificatif dans la mesure où les rajouts durent - bout à bout - une petite dizaine de minutes seulement. Mais ces ajouts sont des atouts indéniables dans la mesure où ils fluidifient le récit, enrichissent la faune exotique de la planète Pandora, musclent davantage les séquences d'action et dotent le métrage d'un surplus émotif particulièrement appréciable (notamment au sein du chapitre final). En réalité, Avatar édition spéciale est la version du film telle que James Cameron l'envisageait au départ pour sa sortie en salle, et qu'il dut tronquer pour pouvoir respecter les délais de sortie en salle. Il s'agit donc d'une sorte de « director's cut » que tout amateur du père de Terminator se doit de découvrir. C'est aussi l'occasion de revivre sur grand écran et en relief cette aventure épique dont on ne se lasse pas, et dont les ramifications scénaristiques n'en finissent plus de fasciner. Un an après sa sortie, les perfectionnements technologiques d'Avatar demeurent inégalés, tant dans le domaine de la « performance capture » (jamais des personnages virtuels ne furent si réalistes) que de la 3D (aucun long-métrage, à ce jour, n'a su aussi bien gérer les prises de vues en relief et leur utilisation au sein du langage cinématographique). Quant à la version longue, la vraie, celle qui intègrera de nouvelles intrigues, de nouvelles séquences inédites et des visions de la Terre du futur, elle ne se révèlera qu'à l'occasion du futur Blu-Ray. Patience…


Par Gilles Penso - Publié dans : les films de James Cameron - Communauté : The SciFi Geeks
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires
Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 12:37
de Jaume Balaguero & Paco Plaza

avec Oscar Sanchez Zafra, Ariel Casas, Alejandro Casaseca, Pablo Rosso, Manuela Velasco, Ferran Terraza, Javier Botet


Voir la bande annonce


Pour capitaliser sur le succès de [Rec] et tenter la mise en place d’une franchise, Jaume Balaguero et Paco Plaza se sont prêtés au jeu de la séquelle. Le modèle narratif des deux cinéastes semble être Aliens, puisque les protagonistes sont ici une brigade d’intervention spéciale envoyée dans l’appartement barcelonais qui fut le théâtre du drame du premier film. Leur mission officielle consiste à éradiquer la menace et sauver les éventuels survivants. Mais officieusement, les choses s’avèrent un peu plus complexes…


La première originalité de [Rec]2 consiste à multiplier les points de vue tout en conservant le principe de la mise en scène « subjective ». Car chaque membre de l’équipe de choc porte un casque équipé d’une caméra, offrant aux spectateurs la possibilité de suivre en parallèle plusieurs actions simultanées. Plus tard au cours de l’intrigue, d’autres caméras permettent d’ajouter des angles de vue additionnels et de nouvelles informations. Ce choix artistique permet de démarquer quelque peu [Rec]2 de son prédécesseur et d’assumer davantage son rapprochement avec l’univers d’un jeu vidéo de type « shoot’em up ». Le spectateur entre donc dans la peau des soldats, arpente les couloirs avec eux, attend que surgissent les créatures et dégaine aussi vite qu’il le peut. Les habitués d’immersions vidéoludiques sont ainsi en terrain connu.


La seconde originalité du film est plus liée à son écriture qu’à sa mise en scène. Avec leur co-auteur Manu Diez, Balaguero et Plaza ont en effet souhaité s’éloigner peu à peu de l’univers de George Romero pour chercher plutôt l’inspiration du côté de William Friedkin. Plus proche de L'Exorciste que de Zombie, [Rec]2 nous apprend en effet que les habitants de l’immeuble mués en monstres féroces ne sont ni des cadavres ambulants, ni des infectés façon 28 Jours plus Tard, mais de pauvres hères possédés par le démon ! Cette relecture du thème des zombies n’est certes pas inédite (Evil Dead et Démons mêlaient déjà avec bonheur morts-vivants et possession diabolique), mais elle permet à l’intrigue de rebondir là où on ne l’attend pas forcément et donne une dimension inattendue au huis-clos oppressant de cet appartement mué en véritable train fantôme.


Malgré ces idées nouvelles, force est de constater que [Rec]2 se contente d’arpenter les sentiers battus par le film précédent, accumulant des situations que nous connaissons déjà dans un lieu qui nous est désormais familier, jouant sur les mêmes mécaniques scéniques (le long couloir silencieux, les hurlements brusques et stridents, la caméra qui tremble, les protagonistes qui s’affolent, le son qui s’assourdit provisoirement, les prises de vue au night-shot) et ne bénéficiant plus véritablement de l’effet de surprise. A cet effet de déjà vu persistant s’ajoutent quelques incohérences difficiles à avaler (notamment liées à l’intrusion dans les lieux de nouveaux protagonistes) et l’incapacité du film à s’extraire du statut de simple exercice de style. Dans un domaine voisin, avec le même principe des caméras multiples, George Romero élaborait un discours passionnant dans Diary of the Dead, alors que [Rec]2 se contente d’exploiter l’aspect récréatif de son procédé sans jamais chercher à le transcender.

 

© Gilles Penso

Thema: Zombies, Diables et Démons

 

 

Par Gilles Penso - Publié dans : les films de Jaume Balaguero - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 11:32

de Jean-François Davy (France)

Avec Dominique Erlanger, Jean Servais, Pierre Vaneck, Catherine Rich, Odette Duc, Georgette Anys, Claude Melki, Roland Topor


Voir l'interview de Jean-François Davy

Le DVD est disponible ici

Qualifié fort justement de cinéaste « inclassable » lors de la réédition en DVD de ses films phares, Jean-François Davy s’est essayé au drame (L’attentat
), à l’érotisme (La débauche), au documentaire sulfureux (Exhibition), à la pornographie débridée (La Grande extase, Double pénétration et autres joyeusetés dont il fut producteur) et à la comédie (Chaussette surprise) avec comme seule ligne directrice une grande liberté de ton et une soif d’indépendance. Grâce au Seuil du Vide, il s’attaquait pour la première fois au fantastique, genre qu’il évitait jusqu’alors de peur de ne pas pouvoir accéder aux budgets nécessaires. Le scénario s’appuie sur le roman homonyme d’André Ruellan, écrit sous le pseudonyme de Kurt Steiner en 1956.

De toute évidence, l’influence de Roman Polanski (et notamment de
Répulsion et Rosemarys’s Baby) pèse sur ce long-métrage, notamment à travers cette protagoniste recluse dans un appartement et gagnée peu à peu par des accès paranoïaques dont on ne saurait dire s’ils sont justifiés ou non. En tête d’affiche, Dominique Erlanger (épouse de Davy à l’époque) incarne Wanda Leibovitz, une jeune femme marquée par une séparation douloureuse qui loue une chambre de bonne à Paris pour tourner la page, chasser son chagrin et s’adonner à la peinture. L’appartement est plutôt sinistre et de forme triangulaire, ce que nous démontre une vertigineuse prise de vue en plongée rendue possible grâce au tournage en studio que Davy put obtenir via son co-producteur Neyrac.

Lorsque la vieille propriétaire des lieux interdit à Wanda de pénétrer dans une chambre de l’appartement qui a été condamnée depuis de nombreuses années, le mythe de Barbe Bleue s’immisce dans l’intrigue et, bien évidemment, la jeune femme ne résiste pas longtemps à la tentation. Or derrière la porte ne se cache pas quelque inavouable secret mais un phénomène pour le moins curieux : la pièce est noire, et aucune lumière ne semble capable de dissiper les ténèbres. Voilà donc le seuil du vide annoncé par le titre. De plus en plus fascinée par cette pièce noire, Wanda décide d’y installer son chevalet car l’inspiration lui vient subitement au milieu du néant et les couleurs de ses toiles y gagnent singulièrement en richesse. Mais il y a un revers à cette médaille…

A mi-chemin entre la science-fiction, l’épouvante et le conte de fée, Le Seuil du Vide
aborde plusieurs thèmes fascinant : la faille spatio-temporelle, le transfert des âmes, la jeunesse éternelle… Aussi inclassable que son réalisateur, le film n’entre dans aucune catégorie prédéfinie mais assume pleinement son statut fantastique, évitant l’intellectualisation et la nébulosité avec laquelle les cinéastes français avaient tendance à le traiter à l’époque. L’intrigue demeure intelligible, la mise en scène limpide, et Dominique Erlanger remportera un prix d’interprétation au festival de Trieste. Ce sera hélas la seule tentative de Jean-François Davy dans le genre, après un projet d’anticipation avorté baptisé « Le 32 décembre ». Le cinéaste reviendra à ses premières amours (les coquineries déshabillées) tandis que l’auteur André Ruellan partagera la suite de sa carrière entre les romans de SF et les scénarios de comédie (notamment celui du Distrait de Pierre Richard).

Par Gilles Penso - Communauté : Ciné DVD
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 22:44

A l'occasion de la sortie en DVD de Mutants et Vampyres, voici une rétrospective sélectionnée parmi les films d'horreurs français les plus marquants de l'histoire du cinéma, depuis les années 50 jusqu'à nos jours :

Les yeux sans visage de Georges Franju (1959)
Le Locataire de Roman Polanski (1976)
Possession de Andrzej Zulawski (1980)
La Morte-Vivante de Jean Rollin (1982)
Le Démon dans l’île de Francis Leroi (1983)
Baby Blood d'Alain Robak (1988)
Les Prédateurs de la Nuit de Jess Franco (1988)
Haute tension d'Alexandre Aja (2003)
Ils de Xavier Palud et David Moreau (2005)
Silent Hill de Christophe Gans (2006)
A l’Intérieur d'Alexandre Bustillo et Julien Maury (2007)
Frontière(s) de Xavier Gens (2008)
Dorothy d'Agnès Merlet (2008)
Martyrs de Pascal laugier (2008)

Et pour vous, quels sont les meilleurs films d'horreur français de tous les temps (et les pires) ? N'hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous…
Par Gilles Penso - Communauté : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 22:56
de Bruno Merle, Victor Jaquier, Hugo Veludo, Alexis et Jonathan Ferrebeuf, Benjamin Holmsteen, Julien Seri et Julien et Benoît Decaillon (France)
avec Louise Monot, Thierry Frémont, Fanny Valette, Philippe Bas, Anémone, Jackie Berroyer, Feodor Atkine

Voir la bande annonce

Le DVD est disponible ici

Grand amateur de fantastique et d'épouvante, le producteur Laurent Tolleron avait lancé plusieurs collections de courts-métrages rattachés au genre pour la chaîne 13ème Rue : Chambre 13, Les Redoutables et Les Mythes Urbains. Dans la foulée - cette fois-ci pour Canal Jimmy et Cinécinéma - il lança en 2005 Sable Noir, une nouvelle série horrifique laissant la bride sur le cou à six réalisateurs en pleine ébullition
(Xavier Gens, Eric Valette, Samuel le Bihan, Olivier Mégaton, Doug Headline et Harry Cleven). Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Voici donc Sable Noir saison 2, rebaptisé Vampyres dans la mesure où cette fois-ci ce sont les buveurs d'hémoglobine qui ont la vedette. Le concept initial n'a pas changé. Nous sommes donc dans le petit village imaginaire de Sable Noir, un hâvre de paix et de tranquilité qui se mue en lieu de cauchemar une fois par an, lorsque les forces du mal s'emparent des âmes égarées.

Les festivités démarrent avec "Eden", un exercice de style au cadre idyllique et champêtre qui, comme son titre l'indique, semble nous ramener à l'aube de l'humanité, dans une forêt paradisiaque où flanent avec insouciance de beaux éphèbes et de séduisantes sauvageonnes. Il s'agit en réalité d'employés d'une compagnie touristique offrant aux visiteurs la possibilité de découvrir un pseudo-jardin d'Eden. Mais le spectacle comprend d'autres attractions beaucoup moins paisibles… Avec un rythme languissant, une bande son aux accents tribaux et des images oniriques, Bruno Merle (qui avait réalisé Héros avec Michael Youn et Patrick Chesnais) nous perd un peu dans les brumes de sa photogénie contemplative, pour mieux nous surprendre au cours d'un dernier acte nocturne se nourrissant furtivement du charisme du génial Feodor Atkine. "In Memoriam", mis en scène par Victor Jaquier et Hugo Veludo, emprunte le thème de la maison hantée en développant une atmosphère proche des derniers fleurons du cinéma d'épouvante espagnol. Une jeune fille revient dans la maison où sa mère se donna la mort, pour une ultime confrontation avec ses propres démons. Oppressant et émouvant à la fois, "In Memoriam" bénéficie d'une magnifique photographie et du jeu tout en finesse de Fanny Valette.

Puis nous basculons dans "La vie éternelle" d'Alexis et Jonathan Ferrebeuf
(réalisateurs du court-métrage Mort à l’écran avec MC Solaar et Lambert Wilson), où Thierry Frémont se démène pour retrouver son fils, gravement malade et kidnappé par une secte de vampires en plein déclin. La conviction du comédien joue en faveur de cette intrigue tourmentée, qui n'est pas sans évoquer, en quelques furtifs moments, l'indémodable Wicker Man de Robert Hardy. Avec "Légende de sang" de Julien Séri, une nette rupture de style s'affirme. Le cadre n'a pas changé, mais le récit s'inscrit dans une modernité brute chère au réalisateur du Scorpion, qui réutilise d'ailleurs son comédien Philippe Bas dans le rôle de la victime d'un vampire devenu buveur de sang à son tour, bien malgré lui, et affrontant les bigoteries superstitieuses des habitants du village. "Les âmes meurtries" du cinéaste danois Benjamin Holsteen (repéré grâce à son court-métrage Little Lise), démarre quant à lui en plein onzième siècle, avant de nous ramener à notre époque et de réserver une apparition savoureuse à Anémone et Jackie Berroyer en villageois étranges.

Cerise sur le gâteau, Vampyres s'achève sur le long-métrage Sodium Babies de Julien et Benoît Decaillon. Bourré d'énergie, d'idées visuelles et de trouvailles narratives, empruntant ses effets de style autant au cinéma qu'à la bande dessinée ou au jeu vidéo, ce film atypique témoigne du savoir-faire indéniable de ses auteurs, malgré des moyens visiblement très limités. On y suit les tourments d'un jeune homme enrôlé de force par une goule tortionnaire au service d'un prince vampire pour effectuer les basses besognes et accéder à la vie éternelle. A mi-chemin entre le film de mafia, la comédie déjantée et le film d'horreur, Sodium Babies commence en 1973 et s'achève de nos jours, sollicitant une impressionnante quantité d'effets visuels pour donner corps à son récit parfois confus - certes - et souvent perfectible - assurément - mais très prometteur pour la carrière future des frères Decaillon. Précisons qu'après avoir reçu le Prix Chrysalis au Wild Rivers Film Festival (Eureka, North California, USA), Sodium Babies s'est vu décerner la mention spéciale du jury lors du 23ème Leeds International Film Festival (Leeds, Royaume Unis). Inégal, à l'instar de la plupart des films à sketches, Vampyres aurait probablement mérité un gros travail de réécriture pour affiner des scénarios jamais tout à fait aboutis
. Mais une telle initiative en nos contrées est trop belle pour ne pas être marquée d'une pierre blanche. Et pour ceux qui voudraient prolonger le plaisir, Vampyres se décline sous forme d'une magnifique bande dessinée en deux tomes et d'un recueil de nouvelles - celles-là même qui inspirèrent les scripts des six films.

Par Gilles Penso - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 19:46

de Luc Besson (France)

avec Freddie Highmore, Mia Farrow, Ronald Crawford, Penny Baflour, Robert Stanton, et les voix de Rohff et Gérard Darmon

 

Voir la bande annonce

Le succès d’Arthur et les Minimoys
appelait inévitablement une séquelle, d’autant qu’il suffisait à Luc Besson de puiser dans le matériau littéraire dont il abreuva les librairies pour concocter une nouvelle aventure avec l’auteur Céline Garcia. Mais si le premier opus surprenait agréablement par ses facéties et ses tours de force techniques, celui-ci prend plus les allures d’une opération marketing que d’un film à part entière. Prenant exemple sur quelques prestigieux aînés, le réalisateur scinde en effet sa narration en deux afin d’achever son film sur un climax appelant un troisième épisode prometteur. Le principe n’est pas mauvais en soi et a déjà largement fait ses preuves. Mais il ne fonctionne que si chaque film possède de manière autonome une structure narrative complète et cohérente, une évolution des personnages, une progression des enjeux et un rythme allant crescendo.

Rien de tel ici, hélas. Arthur et la Vengeance de Maltazard
ressemble à un prologue qui n’en finit plus de mettre en place les situations sans bénéficier lui-même d’une intrigue digne de ce nom, les véritables péripéties étant visiblement réservées à Arthur et la guerre des deux mondes dont la sortie est programmée pour octobre 2010. Lorsque le film démarre, Arthur (Freddie Highmore) est au comble de l’excitation, car la fin du dixième cycle de la lune approche, ce qui va lui permettre de rejoindre enfin le monde des Minimoys et de revoir la charmante princesse Selenia. Or lorsqu’arrive le jour tant attendu, le père d’Arthur (Robert Stanton) décide de plier bagage et de quitter plus tôt que prévu la maison de sa grand-mère (Mia Farrow), suite à une altercation avec le grand-père Archibald (Ron Crawford). Alors qu’il s’apprête à partir à contrecœur, Arthur découvre un message de détresse inscrit sur un grain de riz et déposé par une araignée. Visiblement, les Minimoys sont en danger. Faisant fi de l’autorité parentale, il décide de voler au secours de ses amis, quitte à tomber dans le piège de Maltazard qui semble prêt à tout pour prendre sa revanche.

Voilà un point de départ plutôt engageant. Or le scénario prend tout son temps pour raconter ce qui, honnêtement, aurait pu tenir sur quinze minutes de métrage. Lorsqu’enfin Arthur bascule dans l’autre monde, l’intrigue continue à progresser à pas de fourmis. Car dès lors le mini-rasta Max prend la vedette, entraînant le jeune héros dans un quartier populaire et anachronique empli de bestioles étranges avant de participer à un affrontement entre CRS et jeunes de banlieue – version Minimoys – assez édifiant. Certes, les idées visuelles foisonnent, notamment via les mille et une manières de convertir les insectes en véhicules ou en machines aux usages divers, et quelques séquences d’action méritent le détour, en particulier une bataille aérienne mouvementée au cours de laquelle Arthur et Bétamèche tentent d’échapper à de tenaces poursuivants. Il faut également souligner le remarquable travail de Buf, dont les images de synthèse rivalisent sans peine avec les travaux de Pixar et Dreamworks. Regrettons simplement que toute cette énergie ne soit mise au service que d’un « demi-film ».
 
Par Gilles Penso - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 16:47

de Roland Emmerich (Etats-Unis)

avec John Cusack, Chiwetel Ejiofor, Amanda Peet, Oliver Platt, Thndie Newton, Danny Glover, Woody Harrelson


Voir la bande annonce

 

Selon une prophétie maya, le 21 décembre 2012 marquera la date de la fin du monde, suite à l’alignement particulier des planètes de notre système solaire et à la série de cataclysmes naturels qui en découlera. Grâce à ce prétexte paranoïaque, Roland Emmerich se livre avec un enthousiasme manifeste à son exercice favori : le film catastrophe. Si Le Jour d’après faisait quelque peu illusion dans le genre, grâce à une poignée de séquences franchement impressionnantes, on ne peut pas en dire autant d’Independence Day et Godzilla, dont les effets spéciaux spectaculaires ne rachetaient pas la stupidité des intrigues et l’absurdité des relations humaines.


Certes, 2012 se situe largement au-dessus du niveau artistique de ces deux blockbusters décérébrés, mais il ne brille pas tout à fait par la fraîcheur de son scénario. Car à tout bien réfléchir, nous sommes ici en présence d’un remake officieux du Choc des Mondes de Rudolf Maté, un classique de 1951 dans lequel, déjà, des vaisseaux spatiaux étaient bâtis pour sauver quelques humains d’une catastrophe inexorable menaçant la Terre. Outre cette influence première, Emmerich ne peut s’empêcher de chercher l’inspiration du côté de son maître à penser Steven Spielberg. Ici, c’est La Guerre des Mondes qui sert visiblement de référence, le romancier Jackson Curtis (incarné par John Cusack) marchant sur les traces de Tom Cruise en s’efforçant, lui aussi, de sauver sa famille recomposée lorsque le désastre survient.


Si l’on ajoute quelques coïncidences improbables qui relient bizarrement chaque protagoniste du drame et de grossières allusions politiques (le gouverneur de Californie qui a le même accent autrichien qu’Arnold Schwarzeneger, l’accident sous le pont de l’Alma), on comprend que 2012 ne donne pas tout à fait dans la finesse. Restent les effets spéciaux. De ce point de vue, rien à redire. Au premier tiers du film, les hostilités sont lancées avec la destruction de Los Angeles, une séquence d’anthologie qui restera dans toutes les mémoires par son ahurissante démesure. Au milieu des bâtiments qui s’effondrent à la manière d’un château de carte, le véhicule de nos héros tente d’éviter de monstrueux obstacles, du train qui déraille à l’avion qui s’écrase, tandis que les vues aériennes du cataclysme coupent littéralement le souffle. Le réalisateur de Stargate n’a donc pas perdu la main.


Mais l’aspect résolument spectaculaire d’une telle scène se prive d’impact émotionnel, tant le cinéaste force le trait et exagère les péripéties. Là où Spielberg savait nous ébranler (qu’on se souvienne de l’incroyable plan-séquence de la voiture de La Guerre des Mondes), Emmerich se contente d’une dynamique de jeu vidéo. Pourquoi pas ? Sauf qu’en mêlant à son jeu de destruction des détails qu’on croirait issus des attentats du 11 septembre (les habitants des buildings s’accrochant désespérément aux parois qui s’effondrent puis se jetant dans le vide), il crée un mélange des genres au goût souvent discutable. Tout 2012 est à l’avenant. Ceux qui cherchent une intrigue solide aux fortes implications humaines ont donc tout intérêt à passer leur chemin. Mais les amateurs d’effets spéciaux vertigineux et de destructions massives en auront largement pour leur argent.

Par Gilles Penso - Publié dans : les films de Roland Emmerich - Communauté : Vos critiques de cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Recherche

Actualité

  http://www.wikio.fr

 

Nombre de visiteurs
depuis le 6 mai 2008



Il y a actuellement
 13 fantasticophile(s) sur ce site

Thema

Interviews exclusives

Recommander

Coup de zoom sur…

Derniers Commentaires

L'auteur de ce site

  • L'Encyclopédie du Cinéma Fantastique
  • Gilles Penso
  • Journaliste, scénariste et réalisateur, je suis tombé dans le chaudron du cinéma fantastique depuis que je porte des couches-culottes et depuis, les soucoupes volantes, les gorilles géants et les dinosaures font partie de mon quotidien…

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés