les James Bond

Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 21:49
(From Russia with Love)
De Terence Young (Grande-Bretagne)
Avec Sean Connery, Daniela Bianchi, Pedro Armendariz, Lotte Lenya, Robert Shaw, Bernard Lee, Martine Beswick


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Le roman de Ian Fleming est disponible ici

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Quel roman d’Ian Fleming adapter pour faire suite au succès colossal de James Bond contre Docteur No ? Fallait-il surenchérir dans la science-fiction et la gadgétisation, ou plutôt ramener le personnage dans un univers plus réaliste et plus noir ? C’est cette seconde option que choisirent les producteurs Albert Broccoli et Harry Salzman, jetant leur dévolu sur « Bons Baisers de Russie », que le président John Kennedy cita à l’époque comme l’un de ses dix livres de chevet. Ancienne Miss Rome, Daniela Bianchi incarne Tatiana Romanova, une Russe qui a fait savoir qu’elle déserterait en emportant une remarquable machine à coder appelée Lektor si James Bond (dont elle est tombée amoureuse) venait la chercher à Istanbul.

Ce que 007 et son supérieur M ignorent, c’est que le S.P.E.C.T.R.E. a manigancé toute l’histoire, pour trois raisons : pousser les Russes et les Anglais à s’affronter, revendre très cher aux Russes le Lektor que les agents du S.P.E.C.T.R.E. auront ainsi récupéré, et tuer James Bond pour venger la mort de leur ancien agent le docteur No. Même si le prétexte amoureux est un peu grossier, ils estiment que les Anglais tomberont facilement dans le piège… Souvent considéré comme l’un des meilleurs James Bond de toute la série, Bons Baisers de Russie se laisse inspirer par le cinéma d’espionnage popularisé par Alfred Hitchcock, comme en témoignent ce long chassé croisé à bord d’un train ou cette prise en chasse de Bond par un hélicoptère, réminiscences de quelques scènes clefs de La Mort aux Trousses.

Effectuant là ses premiers pas sur le grand écran, Daniela Bianchi est une James Bond Girl des plus séduisantes, et le film compte parmi ses scènes d’anthologie le fameux combat à mort de deux Bohémiennes s’étant amourachées du même homme, l’une d’entre elles étant incarnée par la belle Martine Beswick, qui réitérera l’exercice du « catch féminin » trois ans plus tard avec Raquel Welch dans Un Million d’Années avant JC. Futur chasseur de requin des Dents de la Mer, Robert Shaw campe ici un tueur redoutable, et son affrontement avec Bond constitue l’un des moments forts du film. A ses côtés, Lotte Lenya excelle dans la peau de l’affreuse Rosa Klebb qui élimine ses ennemis d’un coup de couteau empoisonné caché dans sa chaussure.

Avec des méchants aussi réussis, le film ne pouvait que plaire, si l’on en croit l’adage hitchcockien. Dans le camp des bons, l’inébranlable Bernard Lee et la malicieuse Loïs Maxwell reprennent respectivement leurs rôles de M et de sa secrétaire Miss Moneypenny, tandis que Desmond Llewelyn joue pour la première fois le personnage qui le rendra célèbre : Q, le créateur des gadgets de 007. Décidément supérieur à James Bond contre Docteur No sur bien des points, Bons Baisers de Russie se permet quelques traits d’humour référentiels du meilleur effet (la trappe cachée dans la bouche de l’actrice Anita Ekberg sur l’affiche de Call Me Bwana, produit la même année par Broccoli et Salzman), et s’offre une extraordinaire bande originale, signée cette fois-ci intégralement par John Barry qui deviendra l’un des piliers artistiques de la saga James Bond.



© Gilles Penso

Thema: Espionnage et Science-Fiction

Par Gilles Penso - Publié dans : les James Bond
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 01:14
(You Only Live Twice)
de Lewis Gilbert (Grande-Bretagne)
Avec Sean Connery, Akiko Wakabayashi, Donald Pleasence, Mie Hama, Tetsuro Tamba, Teru Shimada, Karin Dor, Bernard Lee


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Contrairement aux James Bond précédents, qui respectaient dans les grandes lignes la trame des romans dont ils s’inspiraient, On ne vit que deux fois s’éloigne beaucoup de son modèle littéraire publié en 1964. Le scénario est confié à Roald Dahl, célèbre auteur de « Charlie et la Chocolaterie », qui met ici l’accent sur l’aspect spectaculaire et futuriste, clef du succès d’Opération Tonnerre. Alors que l’homme s’apprête à marcher sur la Lune, On ne vit que deux fois se met ainsi au diapason des préoccupations du public. Tout commence lorsqu’une fusée du S.P.E.C.T.R.E. intercepte un vaisseau spatial américain et l’engloutit littéralement. Alors que les Etats-Unis sont persuadés qu’il s’agit d’un coup des Russes pour contrôler la conquête de l’espace, une fusée soviétique est à son tour dérobée en plein vol spatial. La tension entre les deux blocs n’en est que plus forte, et James Bond est envoyé à Tokyo, puisque la fusé interceptrice semble être retombée quelque part dans la mer du Japon.

Derrière tout ça se trouve le maléfique Ernst Stravo Blofeld. Jusqu’alors, seules ses mains et son chat blanc nous étaient prudemment montrées par les cinéastes, mais cette fois-ci il apparaît à visage découvert, et c’est l’immense Donald Pleasence qui lui prête ses traits, le crâne rasé et l’œil barré par une cicatrice. Chez Ian Fleming, sa mégalomanie le poussait à déclarer : « J’ai l’un des cerveaux les plus puissants du monde, monsieur Bond. Avez-vous quelque chose à répondre à cela ? » Il faut dire qu’il n’y va pas avec le dos de la cuiller, projetant ni plus ni moins de provoquer un conflit mondial. La majeure partie d’On ne Vit que Deux Fois se déroule au Japon, avec deux vedettes féminines locales, Mie Hama et Akiko Wakabayashi qui, cinq ans plus tôt, apparaissaient dans le mythique King Kong contre Godzilla.

Si, dans le roman, Blofeld soumettait Bond à de cruelles tortures et le menaçait d’être brûlé vif par les jets de lave de son repaire bâti sur un site volcanique, le film écarte toute violence trop brute au profit d’une action mouvementée, et remplace la sinistre planque du super-vilain par l’un des décors les plus impressionnants et les plus majestueux de la saga 007. Il s’agit d’une base de lancement spatiale creusée à l’intérieur du cratère d’un volcan, chef d’œuvre incontestable du chef décorateur Ken Adam, qui sert de théâtre à un dénouement spectaculaire et explosif à souhait. Côté gadgets, le film ne démérite pas, avec notamment « La Petite Nellie », un hélicoptère miniature que Bond pilote avec dextérité au cours d’un affrontement aérien mémorable.

Et pour couronner le tout, John Barry compose là une partition riche et envoûtante, Nancy Sinatra prêtant sa voix à la magnifique chanson du générique.  Distribué deux mois après le parodique Casino Royale, On ne vit que deux fois fut à nouveau un succès mondial, mais Harry Salzman et Albert Broccoli durent faire face à une situation délicate : une annonce publique au cours de laquelle Sean Connery, lassé par l’étiquette collée sur son dos et par l’hystérie des papparazzis et des fans en délire, exprima son souhait de ne plus jamais endosser le smoking de James Bond.


© Gilles Penso

Thema: Espionnage et Science-Fiction

Par Gilles Penso - Publié dans : les James Bond
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Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /Juil /2008 11:58
de Martin Campbell (Grande-Bretagne / Etats-Unis)
Avec Daniel Craig, Eva Green, Mads Mikkelsen, Judi Dench, Caterina Murino, Jeffrey Wright, Giancarlo Giannini


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Jusqu’alors, les producteurs de la saga James Bond n’avait jamais pu adapter officiellement le roman « Casino Royale », suite à un problème de droits qui fut réglé lors de l’acquisition de la franchise par Sony. Déjà aux commandes de Goldeneye, Martin Campbell reprend du service et se lance dans un exercice inédit : la « post-préquelle ». Ainsi Casino Royale raconte-t-il les débuts de l’agent 007 et ses premières missions après l’obtention de son permis de tuer, le tout en 2006. Et puisque nous assistons à la renaissance d’un héros, il était logique de le doter d’un nouveau visage.

Surprenant, le choix de Daniel Craig est un vrai coup de génie. Ses traits burinés et son corps trapu s’adaptent parfaitement à cet assassin mal dégrossi encore loin de l’espion sûr de lui que nous connaissons. D’où de savoureuses joutes verbales avec M. « Difficile de faire comprendre ça à un bulldozer, mais l’arrogance et l’introspection ne font pas bon ménage » lui lance-t-elle ainsi après qu’il soit entré par effraction chez elle. La brutalité de notre homme est apparente dès l’ahurissante séquence d’action qui ouvre les festivités, au cours de laquelle il course un terroriste incarné par Sébastien Foucan (Yamakazi). L’agilité acrobatique de l’un (qui évite les obstacles en se contorsionnant avec grâce) contraste fortement avec la rudesse de l’autre (qui a plutôt tendance à défoncer les murs !).

Autre morceau de choix : une poursuite en camion à couper le souffle qui n’est pas loin de nous rappeler celles des Aventuriers de l’Arche Perdue ou de Mad Max 2. La mission de Bond se précise alors : il doit affronter Le Chiffre (un vilain suave aux larmes de sang qui rappelle le Christopher Walken de Dangereusement Vôtre) au cours d’une partie de poker dans un casino du Montenegro. Le but de l’opération est de ruiner ce banquier dont la clientèle est constituée de terroristes internationaux. 007 est épaulé par Vesper Lynd (la sublime Eva Green), qui représente le Trésor Public. Une inévitable idylle se noue entre eux, mais qu’elles sont loin les James Bond girls affables qui se pâment devant le beau James avant de s’offrir à lui ! Vesper est une femme complexe, entreprenante et peu impressionnable. Lorsque Bond lui lâche nonchalamment « vous n’êtes pas mon genre », elle se contente de lui rétorquer, le sourire aux lèvres : « intelligente ? »

Le jeu du chat et de la souris s’achève par une histoire d’amour intense comme on n’en avait pas vue depuis Au Service Secret de Sa Majesté. Tout ce que 007 va vivre au cours de cette mission va peu à peu définir le personnage archétypique auquel vingt films nous ont familiarisé. Nous comprenons dès lors sa méfiance des femmes, son amour pour les voitures de luxe et les cocktails raffinés, sa prise d’assurance. La métamorphose du héros transparaît à tous les niveaux du film, depuis la redéfinition de la classique scène pré-générique jusqu’à la partition de David Arnold qui n’aborde jamais frontalement le célèbre James Bond Theme, sauf au moment d’un épilogue très gratifiant. Vivre une nouvelle aventure de l’agent 007 comme si nous le découvrions pour la première fois : voilà le cadeau que nous offrent là Martin Campbell et ses producteurs.


© Gilles Penso

Thema: Espionnage et Science-Fiction
Par Gilles Penso - Publié dans : les James Bond
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 10:01
de Lewis Gilbert (Grande-Bretagne)
Avec Roger Moore, Lois Chiles, Michael Lonsdale, Richard Kiel, Corinne Clery, Bernard Lee, Geoffrey Keen, Toshiro Suga


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Suite au triomphe de La Guerre des Etoiles, le producteur Albert Broccoli décide de surfer sur la vague du space opera en propulsant James Bond dans le cosmos. Son prétexte est le roman « Moonraker », publié par Ian Fleming en 1958 (et traduit en français par « Entourloupe dans l’Azimut » !). A vrai dire, le livre a pris un sacré coup de vieux en l’espace de vingt ans, et le scénariste Christopher Wood n’en conserve que le titre et quelques idées générales. Le scénario semble quelque peu calqué sur celui de L’Espion qui m’aimait, reprenant un prologue similaire et un super-vilain aux motivations très proches de celles de l’océanographe Stromberg, si ce n’est qu’ici la mer a cédé le pas aux étoiles.

James Bond doit ainsi retrouver une navette spatiale qui a disparu au cours de son transfert en avion entre les Etats-Unis et l'Angleterre. Son adversaire est Hugo Drax, l'énigmatique constructeur de la navette qui, par ses projets, menace l'humanité entière. Il compte en effet détruire la population actuelle de la Terre et la repeupler ensuite avec une super race qu'il aura créée à l’aide d’une centaine de jeunes couples réunis dans une gigantesque station spatiale. Pour l'en empêcher, Bond s’associe au docteur Holly Goodhead et lutte contre un groupe de tueurs à la solde de Drax éparpillés partout dans le monde.

Si L’Espion qui m’aimait jouait à fond la carte de la surenchère, que dire de Moonraker ? Ici, l’auto-parodie atteint son comble, et le film multiplie les clins d’œils burlesques, en particulier à travers sa bande son (les trois premières notes du « Zarathoustra » de 2001 jouées au cor de chasse, le code d'entrée d'une porte qui sonne avec les cinq notes de Rencontres du troisième type, la musique des Sept Mercenaires qui accompagne une poursuite à cheval…). Si la belle Loïs Chiles se tire fort bien de son rôle de Bond Girl employée du programme spatial, c’est encore une fois du côté des méchants que le casting fait des étincelles. Michael Lonsdale compose ainsi un méchant tout en retenue et en duplicité (bien plus raffiné que son rustre modèle littéraire) et Richard Kiel fait son grand retour dans le rôle du colossal Requin aux dents d’acier. Icône désormais indissociable de l’univers de James Bond, ce pittoresque vilain nous offre une vertigineuse séquence au cours de laquelle il mord le câble d’un téléphérique pour faire basculer nos héros dans le vide. Il se rallie finalement du côté des bons lorsqu’il comprend que Drax compte se débarrasser de lui, mais ce sera sa dernière apparition dans un film de la série.

Nous sommes certes bien plus proches de Buck Rogers et Flash Gordon que d’Ian Fleming, mais il faut reconnaître que le spectateur en a pour son argent. A ce titre, les effets spéciaux du génial Derek Meddings sont de toute beauté, notamment la mémorable apparition de l’immense station orbitale de Drax ou la bataille finale des deux armées d’astronautes (variante spatiale du combat sous-marin d’Opération Tonnerre). Quant à John Barry, il compose là une partition grandiose et envoûtante en accord avec les œuvres de science-fiction auxquelles il participa la même année (Star Crash, Le Trou Noir). Avec 210 millions de recettes mondiales, Moonraker fut à l’époque le film le plus rentable de la série.


Par Gilles Penso - Publié dans : les James Bond - Communauté : Ciné DVD
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Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /Mai /2008 22:55
(Dr. No)
de Terence Young (1962) - GB
Avec Sean Connery, Ursula Andress, Joseph Wiseman, Eunice Gayson, Anthony Dawson, John Kitzmiller, Bernard Lee, Jack Lord


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Le roman d'Ian Fleming est disponible ici

James Bond est né en 1953, sous la plume de l’écrivain Ian Fleming qui injecta dans ses aventures une bonne dose de souvenirs personnels hérités de ses années de service dans les renseignements britanniques pendant la guerre. Le premier roman de la série, « Casino Royale », connaît une adaptation télévisée dès 1954, avec Barry Nelson dans le rôle principal, mais pour inaugurer les aventures de 007 sur le grand écran, les producteurs Harry Salzman et Albert Broccoli optent pour le septième récit écrit par Fleming, un cocktail d’espionnage, d’action, d’érotisme et de science-fiction baptisé « Docteur No ».

Armés d’un modeste budget d’un million de dollars alloué par United Artists, les deux hommes ont l’idée géniale de confier le rôle de Bond à Sean Connery. Malgré les protestations de Fleming, qui aurait plutôt vu David Niven dans le smoking de son agent, Connery incarne à merveille cet espion froid et méthodique que l’écrivain décrivait ainsi : « Un visage à la peau brune, aux traits bien dessinés, où se détachait sur la peau hâlée de la joue droite une cicatrice de sept centimètres environ. Les yeux grands et bien horizontaux, sous des sourcils noirs rectilignes et assez fournis. » Sa première mission sur grand écran consiste à contrecarrer les plans du sinistre docteur No (Joseph Wiseman), un agent de l’organisation criminelle S.P.E.C.T.R.E. installé dans une forteresse sur l’île de Crab Key, au large de la Jamaïque. Avec l’aide de Quarrel (John Kitzmiller), son contact local de la CIA, et de Honey Rider (Ursula Andress), une magnifique jeune pêcheuse, il infiltre le repaire du savant fou et l’empêche de détruire les fusées lancées par Cap Canaveral.

Le film regorge de séquences légendaires, de l’apparition onirique de la sculpturale Ursula Andress émergeant des eaux telle la Vénus de Boticcelli à la très stressante intrusion d’une tarentule dans le lit de James Bond, en passant par l’attaque d’un tank déguisé en dragon cracheur de feu et le climax explosif dans le repaire du docteur No. Le thème musical principal, composé par Monty Norman et orchestré par John Barry, dote l’aventure d’une énergie peu commune, malgré quelques pertes de rythme au cours de la seconde moitié du métrage. Même si Honey Rider dépasse à peine le statut de jolie potiche, et si Quarrel se contente de jouer le rôle du « bon Noir » de service, le film échappe fort heureusement aux dérapages misogynes et racistes auxquels se laissait volontiers aller Ian Fleming.

« Les femmes sont faites pour la récréation », pouvait-on lire dans « Casino Royale », ou encore « pourquoi diable ne restent-elles pas chez elles avec leurs casseroles, leurs robes et leurs commérages, et ne laissent-elles pas aux hommes les travaux d’hommes ? » Tandis qu’en découvrant Quarrel dans le roman « Vivre et laisser Mourir », notre héros constatait que, malgré son allure avenante, « le nez épaté et les paumes de mains pâles révélaient le sang noir. » Mais à vrai dire, James Bond contre Dr No fut surtout taxé d’anticommunisme primaire par le Kremlin et de provocation sexuelle et sadique par le Vatican, ce qui ne fit qu’accroître l’intérêt du public et renforcer son colossal succès au box-office, le film rapportant 60 fois sa mise !


Par Gilles Penso - Publié dans : les James Bond
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  • Journaliste, scénariste et réalisateur, je suis tombé dans le chaudron du cinéma fantastique depuis que je porte des couches-culottes et depuis, les soucoupes volantes, les gorilles géants et les dinosaures font partie de mon quotidien…

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