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Star Trek Into Darkness (12 juin 2013)

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LA BASE DE DONNEES

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Lundi 15 avril 2013 1 15 /04 /Avr /2013 21:10

Man of Steel, la relecture du mythe de Superman par le réalisateur Zack Snyder (Watchmen, 300) et le producteur Christopher Nolan (The Dark Knight, Inception), approche à grands pas. Atterrissage prévu le 19 juin prochain. En attendant le débarquement de notre ami kryptonien, voici un message du Général Zod…

 


#vousnetespasseuls

Par Gilles Penso - Publié dans : NEWS - Communauté : The SciFi Geeks
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Dimanche 14 avril 2013 7 14 /04 /Avr /2013 23:55

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En attendant l'arrivée imminente d'Iron Man 3, dont nous parlerons ici en détail quelques jours avant sa sortie sur les écrans (clauses de confidentialité obligent), voici un petit flash-back sur la grande saga Marvel, initiée par le tout premier Iron Man, mais aussi sur tous les autres films consacrés aux super-héros nés du cerveau fébrile du génial Stan Lee. Excelsior !

 


1977: L'Incroyable Hulk de Kenneth Johnson
1977:
L'Homme-Araignée de B.W. Swackhamer
1978:
Hulk Revient de Kenneth Johnson
1978: La Riposte de l'Homme-Araignée de Ron Satlof

1979: Captain America de Rod Holcomb

1979: Captain America 2 d'Ivan Nagy

1990: Captain America d'Albert Pyun

2000: X-Men de Bryan Singer
2002:
Spider-Man de Sam Raimi
2003:
Hulk d'Ang Lee
2003:
Spider-Man 2 de Sam Raimi
2005:
Les Quatre Fantastiques de Tim Story

2007: Spider-Man 3 de Sam Raimi

2007: Ghostrider de Mark Steven Johnson

2008: Iron Man de Jon Favreau
2008:
L'Incroyable Hulk de Louis Leterrier

2009: X-Men Origins : Wolverine de Gavin Hood

2010: Iron Man 2 de Jon Favreau

2011: Thor de Kennth Branagh

2011: Captain America : First Avenger de Joe Johnston

2011: X-Men, le commencement de Matthew Vaughn

2012: Avengers de Joss Whedon

2012: The Amazing Spider-Man de Marc Webb

Par Gilles Penso - Publié dans : NEWS - Communauté : Cinéma
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Dimanche 7 avril 2013 7 07 /04 /Avr /2013 16:47

min_SmInt1_f_62-63.jpgLe pire ennemi de Spider-Man n'est ni le Bouffon Vert, ni le Docteur Octopus, ni même Venom. Il s'agit d'une certaine Geneviève Coulomb. Vous n'avez sans doute jamais entendu parler de cette mystérieuse super-vilaine. Pourtant, vous avez probablement subi l'ampleur de ses forfaits si vous vous êtes plongé dans les rééditions de l'intégrale des aventures de l'homme-araignée publiées depuis une décennie chez Panini France.

 

L'initiative de ces rééditions est une bénédiction pour tous les spiderphiles qui souhaitent redécouvrir depuis les origines (donc depuis le fameux Amazing Fantasy n°15 de 1962) les aventures de Peter Parker et de son alter-ego rouge et bleu. Jusqu'alors, ces histoires n'étaient disponibles en français que dans les numéros de Strange ou de Fantask, publiés chez feu les éditions Lug et devenus aujourd'hui des pièces de collection aux prix parfois exorbitants. Actuellement, Panini en arrive aux récits du début des années 80 et a donc déjà brassé vingt années d'exploits arachnéens. Les collectionneurs ne peuvent que crier de joie, d'autant que certaines de ces histoires étaient à l'époque censurées chez Lug, voire tronquées ou publiées dans le désordre. Alors où le bât blesse-t-il ?

 

Certes, la qualité d'impression, la restitution des couleurs et l'encrage laissent parfois à désirer, si l'on compare ces VF avec les versions originales. Mais le plus gros problème réside ailleurs. Chargée de la traduction française de tous les textes écrits par Stan Lee puis par les scénaristes qui lui succédèrent, Geneviève Coulomb a décidé d'adopter un style pour le moins étrange qui surprend dès les premières cases. De l'argot incompréhensible aux contresens fréquents en passant par les erreurs de syntaxe, l'orthographe aléatoire, les grossièretés anachroniques, les interjections enfantines, les expressions imaginaires, les insultes excentriques ou les traits d'humour vulgaires, c'est un véritable festival d'absurdités qui ne laisse au lecteur aucun répit. Du point de vue de l'humour involontaire, l'effet est réussi. Mais pour qui souhaite (re)découvrir les mythiques épisodes de la saga "Amazing Spider-Man" dans la langue de Molière, c'est une véritable épreuve de force.

 

coulomb-07.jpgSous la plume de GC, le brave Peter Parker, jeune étudiant poli et sympathique, premier de la classe et chouchou des professeurs, devient impulsif et grossier. Lorsque Flash Thompson le bouscule, il rétorque : "Gaffe, espèce de connard !". Le mot "connard" revient d'ailleurs souvent dans la traduction des épisodes, reflet d'une vulgarité pourtant totalement absente des écrits de Stan Lee. Dans les propos de Flash, Coulomb utilise très souvent le mot "polar" (sans doute veut-elle dire "polard", vieille expression qualifiant un étudiant très sérieux) et traduit ici "puny Parker" ("chétif Parker") par "vermine".

 

coulomb-08.jpgDans la case suivante, Flash disait en V.O. "Don't make a federal case out of it", autrement dit "on ne va pas en faire une affaire d'état". Mais Coulomb aime faire dans la gaudriole. Elle nous propose donc : "on va pas en péter une pendule" !!! Et lorsque Flash traite Parker de "weakling" ("faible"), Coulomb choisit le mot "rachtèque", que ne mentionne aucun dictionnaire, et qui semble être une contraction fantaisiste du mot "rachitique".

 

coulomb-04.jpegOn continue dans la bonne humeur avec une réplique de haut vol lancée par notre ami Spider-Man : "Nom de… !! Le roi des cons est pas mon cousin !" Ici, la vulgarité le dispute à la stupidité, et transforme notre bon vieux monte-en-l'air, d'habitude si spirituel, en lourdaud au langage de charretier. Que disait-il en V.O. ? "Holy smoke ! I must be the world's prize chump!", c'est-à-dire "Bon sang ! Je suis le roi des idiots !" Pas assez fun pour Funky Geneviève qui a cru bon d'y ajouter sa patte inimitable…

 

 

 

 

 

coulomb-05.jpegDans un registre voisin, GC décide de s'ériger en émule de Michel Audiard dont elle paraphrase n'importe comment l'une des répliques culte pour la greffer gratuitement aux dialogues de Spider-Man. Ce qui nous donne (tenez-vous bien) : "Le jour où on a fait danser les c…, j'étais pas à l'orchestre !". Pas mal, non ? "L'araignée radioactive m'a filé sa bêtise" poursuit Geneviève. Nous serions tentés de lui renvoyer le compliment.

 

 

 

 

 

 

 

coulomb-03.jpegDans le domaine des interjections préférées de GC, deux reviennent systématiquement, au moins une fois toutes les trois ou quatre pages : "Calamitas !" (qui ne veut évidemment rien dire, à moins que les personnage ne se mettent soudain à parler en latin) et surtout "Crotte !" Chaque fois que Spider-Man est en difficulté, il prononce ce joli mot digne de la petite section de maternelle, comme ici face à l'homme-sable. Il y a plus de crottes dans l'intégrale Spider-Man que sur les trottoirs de Paris. Un bon coup de balai s'impose…

 

 

 

coulomb-02.jpegIl y a aussi les répliques totalement incompréhensibles, du type : "j'avais des peaux de sauc' devant les yeux". Là, toutes les suppositions sont permises. S'agit-il de peaux de saucisson ? De saucisse ? Allez savoir ! Les expressions imaginaires, les exclamations enfantines et les insultes surannées sont légion chez GC : "crâne d'alouf, tronche de piaf, duchnok, dugenou, chaud dessous, bonjour l'angoisse, c'est peau de balle, petitou, tintin, des clopes, depuis lulure", pour n'en citer qu'une poignée. Sans oublier l'innénarrable "Chmilbliz" qui lui a probablement été inspiré par le Schmilblik de Coluche et Guy Lux et qui, comme tout le reste, tombe dans les dialogues comme un cheveu gras dans la soupe.

 

coulomb-01.jpegLà, nous voila pantois. "Je comptais t'enfourner par cette lucarne avant que tu me sèmer du poivre !" s'écrie Spider-Man en sautant sur le Bouffon Vert. Combiner dans une même réplique une faute d'orthographe, une faute d'accord, une expression inventée de toutes pièces ("semer du poivre" ???) et un verbe au sens douteux ("enfourner" par une lucarne ???), ça relève du grand art !

 

Quand on sait que ces quelques exemples, glanés au fil des trois premiers tomes de l'intégrale (qui en compte aujourd'hui 25) reflètent assez précisément la nature des textes qui nous sont assénés épisode après épisode, on ne peut s'empêcher de soupirer de lassitude et d'incrédulité. Un tel niveau d'incompétence laisse rêveur, surtout lorsqu'on connaît la valeur historique et culturelle d'une telle réédition.

 

Mais bon sang, que Geneviève Coulomb change de métier et que Panini réédite ces aventures avec de vraies traductions dignes de ce nom !

 

© Gilles Penso

Par Gilles Penso - Publié dans : BILLETS D'HUMEUR - Communauté : The SciFi Geeks
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Samedi 6 avril 2013 6 06 /04 /Avr /2013 02:12

Après EVil Dead, c'est au tour de Carrie de se payer un petit lifting par l'entremise d'un remake tout nouveau (tout beau ?)… Laissons pour l'instant parler les images :


Par Gilles Penso - Publié dans : NEWS - Communauté : Horrorkult.com
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Jeudi 4 avril 2013 4 04 /04 /Avr /2013 11:30

A la question : « comment appelle-t-on la séquelle d'une préquelle », J.J. Abrams nous répondait à l'époque de la sortie de son Star Trek : « un remake » ! Son Star Trek 2 serait-il donc une relecture du long-métrage homonyme réalisé par Nicholas Meyer en 1982, voire de celui qui le précéda sous la direction de Robert Wise ? Les maux de tête nous guettant en ces temps complexes de remakes/reboots/séquelles/préquelles, laissons donc parler les images. Pleine puissance, Monsieur Sulu !

 


Star Trek into darkness

Par Gilles Penso - Publié dans : NEWS - Communauté : The SciFi Geeks
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Mercredi 3 avril 2013 3 03 /04 /Avr /2013 20:10

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Réalisateur culte du cinéma de genre européen, dont les fortes prédilections pour l'horreur et l'érotisme - voire les deux à la fois - donnèrent naissance à de nombreuses œuvres pour le moins atypiques, Jess Franco nous a quittés le 2 avril dernier à l'âge de 82 ans. Signataire de 200 longs-métrages sous divers pseudonymes, pour lesquels il occupa souvent tous les postes-clefs, Franco laisse orphelins ses nombreux admirateurs. Voici un petit best-of très subjectif de sa boulimique production :

 

1988 - LES PRÉDATEURS DE LA NUIT

Par Gilles Penso - Publié dans : HOMMAGES - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Lundi 1 avril 2013 1 01 /04 /Avr /2013 15:08

octaman_poster_by_wacomzombie-d374xra.jpgde Harry Essex (USA)

Avec Kerwin Matthews, Pier Angeli, Jeff Morrow, David Essex, Jerome Guardino, Robert Warner, Norman Fields


Il est généralement admis que les monstres les plus improbables et les plus grotesques de l’histoire du cinéma de science-fiction sont nés dans les années 50, berceau des Robot Monster, Invasion of the Saucer Men et autres L’Homme Alligator. Mais les seventies aussi ont su parfois s’avérer prolixes en la matière, comme le prouve cet Octaman résolument anachronique. Initiateur du projet, Harry Essex fut le scénariste de L’Etrange Créature du Lac Noir, et on imagine que le brave homme s’efforça, avec un ou deux métros de retard, de retrouver le succès du classique de Jack Arnold. Il imagina donc un autre homme-poisson, en s’appuyant sur un postulat quelque peu daté.

 

Kerwin Matthews, ancienne étoile montante du cinéma merveilleux des années 50/60 (Le 7ème Voyage de Sinbad, Jack le Tueur de Géants) cachetonne ici sans conviction dans le rôle du chef d’une petite expédition étudiant les effets des radiations sur l’eau d’une réserve naturelle. Leur première découverte est une mignonne petite pieuvre aux yeux exorbités qui pousse d’étranges hululements, dont la peau en plastique et les déplacements gauches façon marionnette pour enfants suscitent déjà quelques pouffements de rire. Mais ce n’est qu’un amuse-gueule, car lorsque surgit enfin l’Octaman, grand-frère de la gentille bébête venu l’arracher aux mains des vils humains, les zygomatiques des spectateurs s’activent frénétiquement. Comment réagir autrement, face à cette créature humanoïde au crâne hypertrophié en forme de choux, aux orbites globuleux, à la bouche ronde garnie de dents pointues, et aux tentacules en caoutchouc qui pendouillent lamentablement pendant qu’il se déplace sur la terre ferme ?

 

Comme s’il n’était absolument pas conscient du potentiel comique de son monstre, Harry Essex mène son film avec un premier degré imperturbable, orchestre des scènes de combats apathiques et nous livre même le cliché absolu hérité des « monster movies » des fifties : la fille évanouie transportée dans les bras de la bête. Le plus incroyable, finalement, vient du fait que ce monstre impensable ait été conçu par Rick Baker, génial créateur d’effets spéciaux de maquillage multi-oscarisé pour des œuvres telles que Le Loup-Garou de Londres, Ed Wood ou Men in Black. Mais au début des années 70, Baker était encore un débutant, et le budget de mille dollars mis à sa disposition ne lui permit évidemment pas de faire des miracles.  

 

« Je crois que c'est le créateur d’effets visuels Jim Danforth qui l'a recommandé aux producteurs du film Octaman parce qu'ils recherchaient quelqu'un pour fabriquer le costume du monstre », raconte le sculpteur/maquilleur/animateur Doug Beswick ( Evil Dead 2, Beetlejuice). « Rick n'avait pas trop envie de prendre en charge ce travail tout seul, alors il m'a invité à le rejoindre pour faire équipe avec lui. C'était la première fois que Rick et moi travaillions sur un long métrage. » (1) Ce baptême du feu mit le pied à l’étrier des deux talentueux artistes, mais en l’état, l’homme-pieuvre d’Octaman demeure l’une des créatures les plus grotesques de l’histoire du cinéma fantastique, attraction principale d’un film qui suscite alternativement l’hilarité et l’ennui mortel.

 

(1) Propos recueillis par votre serviteur en avril 1998

 

© Gilles Penso

Thema: Monstres marins

Par Gilles Penso - Publié dans : FILMS - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Mercredi 27 mars 2013 3 27 /03 /Mars /2013 23:06

evil-dead-2013-poster.jpgde Fede Alvarez (USA)

Avec Jane Levy, Jessica Lucas, Shiloh Fernandez, Lou Taylor Pucci, Elizabeth Blackmore

 

La relation qu’entretiennent les amateurs de cinéma d’horreur avec Evil Dead   est souvent passionnelle. Qu’il ait été découvert sur un grand écran, une cassette VHS ou une galette numérique, le chef d’œuvre de Sam Raimi a marqué durablement les esprits, et ses deux séquelles déjantées ont depuis longtemps consolidé son statut d’objet de culte. La perspective d’un remake semblait inévitable, mais comment s’y prendre pour respecter l’œuvre originale tout en ménageant suffisamment de surprises ? Pour relever le défi, Fede Alvarez calque sa démarche sur celle de Marcus Nispel, à l’époque de sa relecture de Massacre à la Tronçonneuse.

 

Le décor reste inchangé, la nature du mal est identique, la plupart des scènes clefs sont restituées, mais les protagonistes sont différents. Ou du moins leurs relations ont-elles été complexifiées. Evil Dead cru 2013 parvient à piquer ses spectateurs au vif dès son entrée en matière. Le prologue joue habilement sur nos nerfs en optant pour un point de vue surprenant qui bouleverse les règles manichéennes habituellement établies. Lorsque les cinq héros entrent en scène, nous comprenons qu’un lien fort les rattache à la fameuse cabane champêtre. David et Mia, dont les relations fraternelles se sont distendues au fil du temps, y ont grandi avec leurs parents, et leurs compagnons y ont partagé plusieurs escapades adolescentes. Bref, le lieu est chargé de souvenirs. Mais le séjour qui se prépare n’a rien de nostalgique. Mia est une junky invétérée, et pour l’aider à se sevrer définitivement, rien de tel qu’un isolement total en rase campagne.

 

Les acteurs du drame étant en place, les démons peuvent préparer leur assaut. Dès lors, les figures imposées s’enchaînent : la découverte dans la cave du livre démoniaque, la caméra qui rampe entre les arbres, l’attaque de la végétation, la possession successive de chacune des jeunes filles… Fede Alvarez reprend à son compte toutes les références de son modèle (H.P. Lovecraft, George A. Romero,  L'Exorciste ) et les pousse à leur paroxysme, ne s’imposant aucune limite dans le domaine des séquences gore extrêmes. Si le sang coule par hectolitres, si les corps sont démembrés, si les visages se défigurent, aucune poésie surréaliste ne vient créer de distance, et les limites du soutenable sont souvent franchies. Dans le meilleur des cas, on pense à Lucio Fulci et Dario Argento, mais les démesures dictées par la double vogue des séries Saw et Hostel semblent aussi sollicitées.

 

Résultat : ce nouvel Evil Dead fait l’effet d’un film hybride. Somptueux dans sa forme (la musique de Roque Baños rend magnifiquement hommage aux compositions originales de Jo Lo Duca, la photographie est splendide, les maquillages spéciaux incroyables), louable dans ses intentions, le film d’Alvarez se retrouve coincé par son statut de remake, alignant les passages obligatoires et d’ultimes péripéties confinant un peu au grotesque au lieu de laisser pleinement se déployer la personnalité d’un cinéaste au talent évident. La saga de Sam Raimi n’y gagne pas grand-chose, mais les amateurs d’horreur pure et dure ont de quoi y puiser quelques frissons intenses, en attendant que Fede Alvarez ne s’attaque à un projet qu’on espère plus personnel.

 

© Gilles Penso
Thema: Zombies, Diables et Démons, Végétaux
Par Gilles Penso - Publié dans : FILMS - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Samedi 16 février 2013 6 16 /02 /Fév /2013 19:13

Banlieusards_affiche.jpg(The Burbs)

de Joe Dante (USA)

avec Tom Hanks, Bruce Dern, Carrie Fisher, Rick Ducommun, Corey Feldman, Wendy Schaal, Henry Gibson, Brother Theodore

 

The Burbs fait partie des œuvres méconnues de Joe Dante, personnalité définitivement hors norme dans la jungle d'Hollywood. Tourné entre L'Aventure Intérieure et Gremlins 2, le film choisit pour cadre unique un banal quartier de la banlieue américaine (the suburbs). Ray Peterson (Tom Hanks dans sa période comique), monsieur-tout-le-monde en quête de détente, entend bien profiter de sa semaine de vacances pour ne pas quitter ses chaussons et bricoler à la maison. C'est compter sans l'arrivée de curieux et très secrets voisins étrangers, les Klopek, qu'il soupçonne rapidement d'être des meurtriers sanguinaires. Aidé par deux autres résidents du quartier, il va tenter de les démasquer au péril de sa vie, et de son précieux farniente...

 

Le lieu de l'action, les protagonistes, l'atmosphère bon enfant mâtinée de mystère, tout évoque les divines productions Amblin de Steven Spielberg. Dante choisit cependant de ne pas donner le rôle des investigateurs à des enfants comme dans  Explorers ou E.T., mais à des adultes (qui se comportent néanmoins comme des adolescents attardés en quête de sensations fortes, nous y reviendrons). Choix orienté puisque le but affiché ici est, sous couvert de la comédie loufoque, de condamner l'Américain moyen protectionniste et gentiment xénophobe qui voit forcément d'un œil mauvais l'arrivée de l'Etranger sur son territoire, et se battra bec et ongles (quitte à perdre, au choix, la face ou la raison) pour défendre ses biens. Les références au western (Leone et Morricone sont cités au détour d'un gag) et au film de guerre (Jerry Goldsmith reprend avec malice son propre thème de Patton et le personnage de Bruce Dern est un vétéran du Vietnam) sont donc tout sauf gratuites.

 

Partant d'un scénario et de ressorts dramatiques à la Fenêtre sur cour, le film ne cesse d'intriguer, tour à tour léger et parodique, puis soudain inquiétant et gothique, rendant majestueusement hommage à la Hammer via cette famille Klopek sortie tout droit d'un Terence Fisher ou, par extension, de Frankenstein Junior. Qui plus est, un réel suspense est entretenu jusqu'au bout sur la nature des véritables agissements des voisins infernaux. La force du réalisateur est d'utiliser des personnages archétypaux (le héros sympathiquement puéril, l'épouse aimante et maternelle, le voisin/copain crétin à mauvaise influence...) et de les caricaturer sans les juger pour autant, car même s'il les malmène tel un entomologiste au profit d'une démonstration idéologique cinglante, il conserve une indéfectible tendresse à leur égard.

 

La plupart des personnages principaux de la filmographie de Dante sont issus de la middle class américaine, fourmis broyées par le consumérisme et les valeurs imposées qui vivent des aventures extraordinaires en désirant simplement briser une routine sclérosante. Le personnage de Tom Hanks s'ennuie et rêve d'une énigme à résoudre (même si elle perturbe grandement son ordre établi), Jack Putter (L'Aventure Intérieure) travaille au supermarché et veut partir en voyage lorsqu'il tombe en plein scénario d'espionnage, Billy Peltzer (Gremlins), dessinateur naïf, se voit offrir un animal fantasmagorique par son père et déclenche une invasion de monstres... Au-delà de la critique des grandes erreurs humaines (Piranhas, Small Soldiers, et plus récemment The Hole et sa violence parentale), les carcans symboliques et familiaux ne demandent qu'à imploser face à la curiosité et à l'imaginaire que nous oublions tous progressivement, enfouis sous le poids de nos responsabilités d'adultes. Là où John Carpenter et Wes Craven se sont fait déborder par le cynisme, Joe Dante, lui, n'a visiblement jamais oublié.

 

Julien Cassarino

Par Gilles Penso - Publié dans : FILMS - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Mardi 12 février 2013 2 12 /02 /Fév /2013 14:29

Amateurs de James Cameron et d'aventures vidéoludiques, cette news est pour vous. Aliens Colonial Marines, Affrontez la Peur !, le jeu vidéo hérité de la célèbre franchise inaugurée par Ridley Scott, débarque ces jours-ci sur les consoles XBox 360, sur PS3 et sur PC. Des images valant mieux que des mots en tel contexte, voila ce qui vous attend :


Par Gilles Penso - Publié dans : NEWS - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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  • Journaliste, scénariste et réalisateur, je suis tombé dans le chaudron du cinéma fantastique depuis que je porte des couches-culottes et depuis, les soucoupes volantes, les gorilles géants et les dinosaures font partie de mon quotidien…

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