AU PROGRAMME CETTE SEMAINE

 

Steven Spielberg

 

Chers fantasticophiles,

 

Steven Spielberg en personne s'invite dans l'Encyclopédie du Cinéma Fantastique. A l'occasion de la rétrospective que lui a rendu la Cinémathèque Française et de la sortie de son dernier long-métrage Cheval de Guerre, le cinéaste a fait escale à Paris, où nous avons pu recueillir quelques-uns de ses propos. Interview, film hommage, chronique de l'ensemble de sa filmographie fantastique, c'est ici que ça se passe !

 

Bonne visite et bons films !

Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 17:42

 

L'avant-dernière journée du 18ème Festival du Film Fantastique de Gérardmer nous offre de nouveaux films : "J'ai rencontré le Diable", "The Silent House", "The Loved Ones", "Proie" et une rencontre avec l'acteur principal du très fun "The Troll Hunter"…

 

Par Gilles Penso - Communauté : Cinema
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Samedi 29 janvier 2011 6 29 /01 /Jan /2011 16:04

 

Des cannibales mexicains, des pères noëls finlandais, des trolls norvégiens : telle est la faune étrange qui hantait la troisième journée du Festival du Film Fantastique de Gérardmer édition 2011. En voici le compte rendu, avec en prime la rencontre avec l'équipe du film MIRAGES :

 

Par Gilles Penso - Communauté : Cinema
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Samedi 29 janvier 2011 6 29 /01 /Jan /2011 00:34

Et voici le compte-rendu de la deuxième journée du Festival du Film Fantastique de Gérardmer édition 2011. Au menu: du gore chinois, du fantastique marocain et un entretien avec le maître de l'horreur italienne Dario Argento :


Par Gilles Penso - Communauté : Cinema
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 19:08

 

Comme tous les ans, vous retrouverez ici le journal quotidien du Festival du Film Fantastique de Gérardmer, avec des news au jour le jour, des critiques et des interviews inédites. Cette 18ème édition se paie le luxe d'un Président du Jury très prestigieux : Dario Argento, le maître du film d'horreur italien. Tous les détails dans la vidéo ci-dessous :


Par Gilles Penso - Communauté : Cinema
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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 15:39

Depuis toujours, la parodie musicale est l’un des exercices favoris des chansonniers, humoristes, imitateurs et comédiens du monde entier. Mais ce phénomène a largement dépassé le stade de simple sketch dans la mesure où nombre de ces pastiches se sont retrouvés propulsés en tête des ventes chez tous les disquaires, comme le prouvent certaines chansons mythiques des Inconnus ou de Michaël Youn.

La folie du disco

Boules à facettes, pantalons patte d’eph, coupes afro et paillettes sont au programme des relectures burlesques des plus grands tubes du disco. Comme la version délirante de "Staying Alive" du film "Y'a-t-il un pilote dans l'avion ?", l'interprétation de John Travolta et des Bee Gees par Antoine de Caunes et José Garcia sur le plateau de « Nulle part ailleurs », le sketch du chanteur disco de Franck Dubosc ou encore quelques pépites issues du web comme « Bonze to be alive » ou « Jesus Christ – I will survive ».

Chansons d'amour

Les chansons d’amour basculent dans le ridicule le plus absolu lorsque les humoristes s’en emparent sans vergogne. Quelques exemples : « Je n’ai pas changé » (parodie de Julio Iglesias par Jacques Villeret dans le film « Papy fait de la résistance »), « C’est toi que je t’aime » par les Inconnus, « La Simca 1000 » par les Chevaliers du Fiel ou encore "Grise" par Sim et Patrick Topaloff.

Exotisme musical

La musique n’a pas de frontières. La parodie non plus, comme le prouve cette sélection tous azimuts qui nous invite au voyage : « La Carioca » par Alain Chabat et Gérard Darmon (extrait du film « La Cité de la peur »), « Stach Stach - Les Bratisla Boys » par Michael Youn, « It’s kiz my life » par Gad Elmaleh, « Bambino » par Jean Dujardin (extrait du film « OSS 117 ») et bien sûr « La danse des Hassidims » par Louis de Funès dans « Les Aventures de Rabbi Jacob ».

Les rappeurs

Le rap n’a pas non plus été épargné. Le look des rappeurs, leurs clips et leurs chansons ont inspiré plus d’un pasticheur : « C’est ton destin » et « Auteuil Neuilly Passy » par les Inconnus, Joey Starr et Doc Gynéco imités par Didier Gustin, « Le rappeur aux Victoires de la Musique » par Laurent Gerra et l'incontournable « Fous ta cagoule » par Fatal Bazooka alias Michael Youn.

Chansons françaises

Pas de pitié pour nos chanteurs français. Immortels ou éphémères, aucun d’eux n’est épargné par le grain de folie des pasticheurs de tous bords… « Ça s’en va et ça revient » a été revu et corrigé par les Deschiens, « David et Bensoussan », "L'école du fan" et "Vous me subirez" des Nuls sont encore dans toutes les mémoires, tout comme « La cabane au fond du jardin » de Laurent Gerra ou « La compilation des chanteurs pas connus du tout » par Kad et Olivier.

Par Jack Driscoll - Publié dans : Musique
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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 15:36

Avec 120 musiques de films à son actif, Charles Bernstein est un vétéran de la bande originale, récemment remis au goût du jour grâce à des collaborations avec Quentin Tarantino.

Séries B et films d'horreur

Compositeur dès l'âge de 13 ans

Charles Bernstein est né le 28 février 1948 à Minneapolis. Musicien précoce, il dirige déjà un orchestre à l'âge de seize ans. Les séries B des années 70 lui doivent quelques bandes originales mémorables, mix de pop, de symphonies trépidentes et d'influences soul de l'époque. Les amateurs se souviennent notamment des musiques de "L'Invasion des Femmes Guêpes" (1973), "Monsieur Majestyk" (1974), "Gator" (1976) ou "Cauhemar au pénitentier" (1976).

Le thème des Griffes de la Nuit, c'est lui !

Le cinéma d'horreur lui donne accès à un public plus large et lui permet d'exploiter pleinement ses talents de mélodiste et d'orchestrateur, avec des œuvres aussi marquantes que "L'Emprise" de Sidney J. Furie (1981), "Cujo" d'après Stephen King (1984), le slasher "Week-end de terreur" (1986) et surtout "Les Griffes de la Nuit" (1984), premier volet de la saga Freddy Kruger réalisé par Wes Craven pour lequel il compose un thème lancinant entré dans la légende. Craven le sollicitera d'ailleurs à nouveau pour écrire la partition de "L'amie mortelle" en 1986. Il reviendra au genre en 2001 avec la bande originale de "The Day the world ended".

Une carrière télévisée très prolifique

Téléfilms et séries tous azimuts

Le petit écran le sollicite beaucoup dans les années 80 et 90 et lui permet de remporter plusieurs nominations et récompenses, notamment un Emmy Award pour "Little Miss Perfect" (1987) et un ACE Award pour "L'homme qui brisa ses chaînes" (1987). Parmi ses nombreux travaux pour la télévision, on retiendra en particulier "Qu'est-il arrivé au bébé de Rosemary ?" (1976), suite du chef d'œuvre "Rosemary's baby" de Roman Polanski, "Les cadettes de Westpoint" (1979), le feuilleton "Scrupules" (1980), "Les filles du KGB" (1985), "Les feux de l'été" (1985), "Présumé coupable" (1991), "Le loup des mers" (1993), "Le train de l'enfer" (1998).

Bernstein et Tarantino, même combat !

Auteur de livres de référence sur la musique de film, récipiendaire de nombreux prix honorifiques pour la richesse de sa carrière, Charles Bernstein est revenu sur le devant de la scène en 2009 grâce à "Inglorious Basterds". Quentin Tarantino, qui avait déjà utilisé un extrait de ses compositions des années 70 pour "Kill Bill", a sollicité le talent de Bernstein pour enrichir la bande originale de son film de guerre délirant, redonnant une seconde jeunesse à ce vétéran à l'énergie et l'inspiration sans cesse renouvelés.

Par Jack Driscoll - Publié dans : Musique
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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 23:08

Green HornetDe Michel Gondry (Etats-Unis)

Avec Seth Rogen, Jay Chou, Cameron Diaz, Tom Wilkinson, Christoph Waltz, David Harbour, Edward James Olmos

 

Voir la bande annonce

 

Le scénario de The Green Hornet reprend dans les grandes lignes le principe de la série télévisé homonyme de 1966, elle-même inspirée d’un feuilleton radiophonique créé par George W. Trendle. Le personnage principal est Britt Reid, rédacteur en chef du Daily Sentinel qui décide de combattre le crime sous l’identité du « Frelon Vert » aux côtés de son valet Kato, expert en arts martiaux et chauffeur d’une voiture truffée de gadgets. Mais la linéarité du concept initial est ici brisée par un second degré permanent érodant sérieusement le caractère héroïque du protagoniste.

 

Britt Reid nous est décrit comme un enfant gâté dont l’arrogance le dispute à la stupidité, et qui s’avère bien incapable de diriger l’empire médiatique dont il a hérité sans l’aide de la solide équipe rédactionnelle qui l’entoure. Ses exploits sont tout aussi patauds, et sans le génie, la pugnacité et le courage de son sidekick Kato, le Frelon Vert ne vaudrait pas grand-chose. Ce parti pris est osé. Car si, dès la série TV, il était clair que le « personnage secondaire » incarné par Bruce Lee l’emportait allègrement sur le héros » campé par Van Williams, le Frelon Vert n’était pas pour autant l’idiot congénital ici décrit. Pire qu’un anti-héros, ce nouveau Frelon Vert s’avère inculte, égoïste, couard et imbu de lui-même. Comment diable s’attacher à pareille engeance ? Grâce à la prestation de Seth Rogen, également co-scénariste et co-producteur exécutif du film qui, sans chercher à racheter son personnage, parvient à  développer à son égard l’empathie du public grâce à de nombreuses failles finalement très humaines.

 

Il en est de même pour le méchant, un mafieux russe nommé Chudnofsky qui, malgré sa mainmise sur le crime organisé, traverse une crise de la quarantaine qui le plonge en plein doute existentiel. L’idée est excellente, tout comme celle de confier le rôle à Christoph Walz, révélation d’Inglorious Basterds. La véritable star de The Green Hornetest cependant Jay Chou. Sans jamais chercher à marcher sur les traces de Bruce Lee, le héros de Shaolin Basket crève ici l’écran dans le rôle énergique, nerveux et cabot de Kato. Et Michel Gondry dans tout ça ? S’il est clair que The Green Hornetest un film de commande, ce n’est pas un projet incongru dans les mains du talentueux cinéaste français. Gondry envisageait déjà d’adapter la série dans les années 90, et sa folie visuelle a largement trouvé de quoi s’étancher au fil des exploits déjantés du duo Britt/Kato.

 

Moins voyants qu’à l’accoutumée, ses effets de style demeurent exemplaires, et l’analyse de certaines des techniques déployées laisse totalement pantois. Témoins ces split-screen qui s’enchaînent tels des poupées russes et où les personnages, réunis dans un même plan, se séparent soudain, chacun empruntant un chemin différent tout en étant suivi simultanément par la caméra. Ou ces scènes de combat au cours desquelles les belligérants n’adoptent pas tous la même vitesse de déplacement, ralenti et accéléré cohabitant de manière surréaliste, le tout aux accents d’une bande originale trépidante signée James Newton Howard. Quant à la 3D, extrêmement ludique, elle s’apprécie comme un livre « pop-up » où les décors et les personnages jaillissent sous nos yeux d’enfants ébahis.

 

© Gilles Penso

Thema: Super-Héros

Par Gilles Penso - Communauté : The SciFi Geeks
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Lundi 3 janvier 2011 1 03 /01 /Jan /2011 16:51

Narnia 3(The Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader)

de Michael Apted (Etats-Unis / Grande-Bretagne)

avec Georgie Henley, Skandar Keynes, Ben Barnes, Will Poulter, Gary Sweet, Terry Norris, Bruce Spence, Billie Brown


Malgré un accueil public et critique plutôt positif, Le Prince Caspian, second volet cinématographique de la saga Narnia, se comporta modestement au box-office, entraînant le retrait d’un studio Disney avide de recettes plus confortables. Walden Media se retrouve donc seul à la tête de ce troisième opus, qui respecte dans les grandes lignes le cahier des charges de ses prédécesseurs : la légitimité des romans de C.S. Lewis, de jeunes aventuriers affrontant l’adversité sous toutes ses formes, des créatures fantastiques, de la magie à foison et une quête initiatique.


Le récit prend place comme toujours en pleine guerre, dans notre monde. Edmund et Lucy Pevensie, une fois de plus, se languissent de leurs fantastiques aventures. Aussitôt, un tableau représentant un navire isolé en plein océan se met à s’animer et à les projeter, en compagnie de leur détestable cousin Eustache, dans le royaume de Narnia. Là, ils rejoignent Caspian, devenu roi, ainsi que la souris guerrière Ripitchip à bord du majestueux drakkar « Le Passeur d’Aurore ». En mettant le cap sur les îles mystérieuses de l’Est, ils partent à la recherche de sept épées légendaires et s’apprêtent à lutter contre leurs propres démons…


Finalement, toute cette Odyssée du Passeur d’Aurore (un très joli titre au demeurant) est à l’image de la scène du tableau vivant entraînant les protagonistes dans la fantaisie de Narnia : une merveille visuelle dont l’impeccable cosmétique ne dissimule guère les scories d’un scénario paresseux utilisant la magie comme solution idéale à tous les problèmes. Nos héros s’ennuient ? Hop, un tour de magie et les revoilà à Narnia. Ils ignorent la teneur de leur mission future ? Qu’à cela ne tienne : un magicien surgit au bon moment dans son palais invisible pour leur expliquer en détail l’objet de leur quête et les dangers qu’ils devront affronter. Tout le film est à l’avenant. Les solutions n’étant jamais initiées par les personnages mais offertes par une multitude de « deus ex-machina » externes, tout enjeu dramatique digne de ce nom s’estompe aussitôt. Témoin l’apparition en guest star du lion Aslan qui, après avoir longtemps joué l’Arlésienne, intervient finalement pour dénouer les fils de l’intrigue d’un coup de baguette – ou plutôt de museau – magique.


La thématique majeure du récit, centrée autour des dangers de la tentation, est elle-même très édulcorée, car en lieu et place des combats annoncés contre les désirs les plus inavouables, on découvre un banquet, un trésor et quelques fantômes féminins évanescents… En terme de tentation, on a connu moins sage. Restent bien sûr de magnifiques séquences d’effets spéciaux, jouant la carte du cocasse (les nains monopodes provisoirement invisibles), du surréalisme majestueux (les vagues en suspension qui marquent l’entrée dans le territoire d’Aslan), ou marchant sur les prestigieuses traces de Ray Harryhausen. En ce sens, le beau dragon récalcitrant qui surgit en milieu de métrage, ou le titanesque serpent de mer auquel se heurte l’équipage du Passeur d’Aurore en plein climax, valent assurément le détour. Mais c’est loin de suffire pour rendre le film inoubliable.

 

© Gilles Penso

Thema: Heroïc Fantasy, Contes de fées, Mythologie
Par Gilles Penso - Communauté : Autres Mondes...
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Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 08:42

Le chef-d'œuvre de John Carpenter est revisité.

Une Chose qui ne date pas d'hier

Lorsque le maître de l'épouvante John Carpenter, père de la saga "Halloween", lâcha sur les écrans "The Thing" en 1982, il n'eut droit qu'à un petit succès d'estime. Mais au fil des ans, "The Thing" fut redécouvert et se mua peu à peu en œuvre culte, considéré finalement comme l'un des meilleurs, voire le meilleur film du cinéaste.

Ce huis clos terrifiant, qui oppose une petite expédition scientifique et une créature extra-terrestre capable de changer de forme à volonté, au beau milieu du désert glacé de l'Antarctique, a depuis été maintes fois imité, et bénéficie d'effets spéciaux hallucinants, conçus bien avant la révolution numérique.

Pour la petite histoire, "The thing" est le remake de "La Chose d'un autre monde", un classique de la science-fiction co-réalisé par Howard Hawks et Christian Nyby en 1951 et lui-même tiré de la nouvelle "Who goes there" de John Campbell. Du coup, une nouvelle version était-elle vraiment justifiée ?

La nouvelle version

Tous les grands classiques de l'épouvante ont eu droit à leur remake ("Massacre à la Tronçonneuse", "Vendredi 13", "Halloween", "Les Griffes de la Nuit"), mais la démarche du nouveau "The thing" est différente, dans la mesure où il s'agit d'une préquelle.

Les événements se déroulent donc avant ceux décrits par le thriller paranoïaque de Carpenter. L'intrigue se situe toujours dans une base scientifique en Antarctique, menée par une équipe de chercheurs internationale, et démarre avec la découverte d'un vaisseau spatial prisonnier des glaces.

Par accident, l'occupant est réveillé de sa léthargie et s'avère redoutable, puisqu'il s'agit d'une créature capable d'imiter toutes les formes de vie à sa portée, à l'issue d'abominables métamorphoses. L'étudiante Kate Lloyd (Mary Elizabeth WInstead) et le pilote d'hélicoptère Sam Carter (Joel Edgerton) se retrouvent bientôt en première ligne d'un affrontement homérique.

Spécialisé jusqu'alors dans les spots publicitaires, le réalisateur Matthijs van Heijningen Jr est inconnu du grand public, comme la plupart de ses comédiens.

Est-ce un handicap pour autant ? Après tout, n'était-ce déjà pas le cas d'"Alien", en 1979 ?

L'esprit du film de Carpenter semble avoir voulu être respecté, avec un héros masculin dans la lignée de celui incarné jadis par Kurt Russell, et une femme forte héritée de l'univers de James Cameron.

Tournée dans les studios Pinewood de Toronto, cette préquelle bénéficie du savoir-faire d'Alec Gillis et Tom Woodruff Jr, génies des effets spéciaux cosmétiques et mécaniques ("Starship Troopers", "Aliens Vs. Predators") qui s'efforcent ici de rendre hommage aux incroyables trucages du film original conçus par Rob Bottin.

Ce nouveau "The thing" saura-t-il rassurer les fans du film original et convaincre ceux qui ne connaissent pas encore "La chose" ? Réponse en octobre 2011.

Par Jack Driscoll - Publié dans : Cinéma
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Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 08:31

Le réalisateur de "L'incroyable Hulk" décide de dépoussiérer les vieux mythes. Le résultat s'avère inégal.

Le remake d'un classique

"Le choc des Titans" était à l'origine un film d'aventures fantastiques un peu kitsch, mais bourré de charme, sorti sur les écrans en 1981 et s'inspirant librement de la légende grecque de Persée, le demi-dieu qui tua la Méduse.

Réalisé par Desmond Davis, "Le choc des Titans" bénéficiait de quelques guest stars prestigieuses (Laurence Olivier, Ursula Andress) et surtout d'effets spéciaux magnifiques conçus par Ray Harryhausen, l'idole des plus grands cinéastes actuels (Steven Spielberg, James Cameron, Peter Jackson, Tim Burton ne jurent que par lui).

Bercé par ce petit joyau mythologique, alors qu'il était encore en culottes courtes, Louis Leterrier fit ses premières armes en réalisant des films d'action pour Luc Besson, puis "L'incroyable Hulk" avec Edward Norton et Liv Tyler. Il semblait donc l'homme de la situation pour diriger ce remake.

Points Positifs

En tant que divertissement pur, le nouveau "Choc des Titans" fait mouche. Leterrier choisit comme acteur principal Sam Worthington, tête d'affiche de "Avatar" et "Terminator Renaissance", et dote les dieux de l'Olympe de visages familiers (Liam Neeson, Ralph Fiennes).

Généreux comme son modèle des années 80, le jeune réalisateur nous offre une cohorte de monstres, tous plus spectaculaires les uns que les autres : des scorpions géants incroyablement réalistes, une méduse mi-femme mi-serpent au regard pétrifiant, des hordes de harpies hideuses, un somptueux cheval ailé et surtout le kraken, abominable créature tentaculaire qu'on croirait issue des pages du romancier H.P Lovecraft et qui crève l'écran le temps d'une brève, mais très spectaculaire séquence finale.

Points Négatifs

Hélas, cette sarabande de créatures légendaires ne suffit guère à masquer les lacunes d'un scénario péchant par trop de schématisme et se permettant quelques raccourcis hasardeux, notamment l'utilisation évasive du personnage d'Io (la belle Gemma Arterton) qui apparaît et disparaît du récit sans réelle justification.

Sans parler de l'iconisation anachronique des dieux (Zeus en armure de chevalier médiéval, Hadès en spectre grimaçant) et de l'emploi de faire-valoir comiques embarrassants (Mouloud Achour et Ashraf Barhom).

Les monstres eux-mêmes souffrent parfois d'une conception discutable (pourquoi diable Pégase est-il devenu noir ?), d'une réalisation technique passable (Méduse ressemble à un personnage de Final fantasy aux traits numériques guère convaincants), ou d'un montage épileptique qui rend leurs séquences illisibles (difficile par exemple de comprendre ce qui se passe vraiment pendant le combat contre les scorpions).

Ce "Choc des Titans" nouvelle génération est donc une demi-réussite, dont les défauts seront peut-être atténués à l'occasion de la séquelle "La fureur des titans", que Jonathan Liebesman réalisera en 2012.

Par Jack Driscoll - Publié dans : Cinéma
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  • Journaliste, scénariste et réalisateur, je suis tombé dans le chaudron du cinéma fantastique depuis que je porte des couches-culottes et depuis, les soucoupes volantes, les gorilles géants et les dinosaures font partie de mon quotidien…

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