Vendredi 9 mai 2008
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(This Island Earth)
de Joseph Newman (Etats-Unis)
avec Jeff Morrow, Faith Domergue, Rex Reason, Lance Fuller, Russell Johnson, Douglas Spencer, Robert Nichols
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la bande annonce
Les Survivants de l’Infini est le trentième long-métrage de Joseph Newman, spécialisé notamment dans les films
d’aventure, les films de guerre et les westerns. Il allait ensuite s’adapter au format télévisé, signant notamment des épisodes de La Quatrième
Dimension et d’Alfred Hitchcock Présente, mais malgré sa prolifique carrière, c’est cette fable de science-fiction qui demeure son œuvre la plus
fameuse, son seul véritable titre de gloire. Après avoir reçu d’un mystérieux expéditeur le manuel de construction d’une machine inconnue baptisée Interociter, deux savants atomistes, Cal Meacham
(Rex Reason) et Ruth Adams (Faith Domergue), accueillent dans leur laboratoire l’étrange professeur Exeter (Jeff Morrow) et son adjoint Brack (Lance Fuller). Ceux-ci engagent contre leur gré les
couple de scientifiques.
En fait, Exeter et Brack se révèlent être habitants de la planète Metaluna, chargés de découvrir sur Terre l’uranium nécessaire à la lutte qu’ils mènent contre une planète rivale, Zagon. Sur
Metaluna, la situation est devenue critique et Exeter est rappelé par son « moniteur ». L’extra-terrestre s’envole donc à bord d’une soucoupe volante après avoir détruit ses installations et
capturé les deux humains qui tentaient de fuir. Après un voyage impressionnant, ils arrivent à Metaluna, mais il est déjà trop tard. « Ces flash de lumière… Ce sont des météorites… Des centaines de
météorites ! », commente Exeter face au spectacle désolant de sa propre planète mourante. « L’intense chaleur est en train de transformer Metaluna en un soleil radioactif. »
Auréolé d’un statut de grand classique de la science-fiction, Les Survivants de l’infini est surtout resté dans les mémoires pour ses décors somptueux, ses
couleurs flashy et une poignée de scènes concentrées dans sa dernière partie. Il s’agit principalement de l’odyssée de la soucoupe volante vers la planète Metaluna en plein déclin cataclysmique, au
cours de laquelle les protagonistes voyagent debout dans des cylindres transparents leur donnant l’apparence de squelettes colorés, ou encore de l’attaque du mutant cuirassé dont la tête d’insecte
se prolonge par un cerveau proéminent. Cette créature, qui menace à deux reprises Faith Domergue, s’est muée en véritable icône du cinéma de science-fiction des années cinquante grâce à son design
inventif. Le reste du film est bien moins marquant, malgré plusieurs passages tout à fait dignes d’intérêt.
La majeure partie du film se déroule ainsi sur Terre, d’abord dans le laboratoire des héros, intrigués par l’avancée technologique d’une société inconnue dirigée par le mystérieux Exeter, puis dans
la somptueuse demeure dudit Exeter. L’idylle entre les deux jeunes protagonistes est pour le moins insipide, d’autant que Faith Domergue, engoncée dans un uniforme exagérément serré, ne déborde pas
vraiment de charme. Cela dit, le film sait multiplier les péripéties captivantes, comme la construction fébrile de l’Interociter, la voiture pourchassée par la soucoupe volante, ou encore le
sacrifice final d’Exeter.
Par Gilles Penso
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