Samedi 10 mai 2008
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17:06
(Raiders of the Lost Ark)
De Steven Spielberg (Etats-Unis)
Avec Harrison Ford, Karen Allen, John Rhys-Davies, Denholm Elliot, Paul Freeman, Ronald Lacey, Alfred Molina, Wolf Kahler
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Le DVD est disponible
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la bande originale de la trilogie
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Les premiers exploits cinématographiques d’Indiana Jones étaient annoncés à l’époque comme « Le Retour de la Grande Aventure ». Le slogan ne mentait pas, car ce film bourré d'action et d'idées est
une véritable bande dessinée en trois dimensions. Les influences, multiples comme dans le cas de La Guerre des Etoiles,
viennent surtout des serials des années 30, des films d'aventures exotiques des années 50 et de la série des James Bond. Après le tournage de Rencontres du Troisième Type, Steven Spielberg caressait d’ailleurs le projet de réaliser une des aventures de l’agent 007, ayant même tenté de convaincre le producteur Albert
Broccoli de l’engager, et c’est George Lucas qui lui proposa de créer leur propre héros, d’après une idée qu’il avait développée avec son ami Philip kaufman.
Le film se situe en 1936. Indiana Jones, son héros, arbore la même panoplie qu’Humphrey Bogart dans Le Trésor de la Sierra Madre ou que Charlton Heston dans Sous le Plus Grand Chapiteau
du Monde et passe son temps à courir le monde à la recherche de trésors archéologiques. Son principal concurrent est René Belloq, archéologue français qui loue ses services à l'Allemagne
d'hitler, lequel s'est mis en tête de retrouver l'Arche d'Alliance contenant les tables de la loi, brisées par Moïse il y a près de trois mille ans. Tenancière d'un bouge au fin fond du Népal,
Marion Ravenwood, qui avait connu Indiana dix ans plus tôt, quand tous deux étudiaient l'archéologie, va l'aider à récupérer l'Arche sainte avant les nazis…
Harrison Ford personnifie à merveille l'anti-héros capable d'exploits qui l'étonnent lui-même. Toute la richesse de son personnage repose sur une dualité mise en scène au sein de ses activités
(alternativement tranquille professeur d'université ou intrépide aventurier) et de sa personnalité (tour à tour maladroit ou au contraire extrêmement habile). Le film regorge de séquences d’action
époustouflantes, comme le prologue dans le temple truffé de piège ou la poursuite en camion annonciatrice du Mad Max 2 de George Miller. Le final, qui visualise la colère de Dieu via
l’attaque de spectres flottants et la décomposition grand-guignolesque de ceux qui ont osé profaner l’Arche, évoque Les Dix Commandements et annonce plusieurs séquences de
Poltergeist.
Débordant d'humour et de scènes d’anthologie, ce premier Indiana Jones est un savant mélange de la mise en scène virtuose de Steven Spielberg et de l’imagniation sans borne de George Lucas. Cette
collaboration, sur laquelle repose le second slogan du film (« par ceux qui ont créé Les Dents de la Mer et La Guerre des Étoiles »), était à l’époque un événement à plus d'un titre, car les deux cinéastes avaient prouvé un penchant jamais démenti pour le Spectacle. Bénéficiant en
outre d’une écriture sans faille signée Lawrence Kasdan (déjà scénariste de L’Empire Contre-Attaque), Les Aventuriers de l'Arche Perdue
surprend par sa richesse et sa spontanéité. Le recyclage des vieilles recettes crée un style propre qui aurait pu, au contraire, n'être que redite. Du coup, le titre a un aspect rétro du plus
bel effet. Et la musique de John Williams, enivrante, suit pas à pas le rythme extraordinairement alerte du film.
Par Gilles Penso
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Publié dans : les films de Steven Spielberg
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