Mardi 20 mai 2008
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11:30
(Beware ! The Blob)
De Larry Hagman (Etats-Unis)
Avec Robert Walker Jr, Gwynne Gilford, Richard Stahl, Richard Webb, Godfrey Cambridge, Marlene Clark, Carol Lynley
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Le DVD est disponible
ici
Cette suite / remake du classique Danger Planétaire, réalisé quelques quinze ans plus tôt, repose sur le même principe
que son modèle, et fut un temps connue sous le titre un tantinet absurde de Son of Blob. Afin de la faire analyser, l’ingénieur Chester Hargis a rapporté du Pôle Nord une mystérieuse masse
rouge gélatineuse conservée dans la glace. Par inadvertance, son épouse Marianne décongèle la substance, qui va se transformer en une matière animée capable d'engloutir tout être vivant. Une mouche
et un chat en feront les frais, avant que le « Blob » ne se mette en quête de hors-d’œuvre plus consistants. Aucun obstacle ne semble désormais résister à l’entité informe qui ne cesse de grossir à
mesure qu’elle engloutit ses victimes humaines. Après avoir semé la panique dans toute la ville, dévorant la moitié de ses habitants, le Blob envahit entièrement un complexe sportif dans lequel
sont prisonniers le patron de l'établissement et un jeune couple. Alors que tout semble perdu, le Blob est finalement congelé par le système réfrigérant de la patinoire.
L’ensemble du film est très marqué par les seventies, notamment à travers les tenues pas possibles de ses héros, la fête d'anniversaire funky en diable, et ce couple de beatniks jouant de la
guitare dans un tunnel en quête de recherche acoustique. Exit le rock’n roll, les courses de voiture et les émules du James Dean de La Fureur de Vivre
qui s’animaient dans Danger Planétaire. Ici, c’est l’esprit post-Easy Rider qui prime. La scène la plus drôle du film est d’ailleurs celle du
coiffeur qui, à sa grande surprise, reçoit comme client un jeune homme à la tignasse excessivement abondante qu’on croirait issu de Hair. Du coup, le film oscille bizarrement entre la
parodie déjantée et l’épouvante sérieuse, sans vraiment parvenir à choisir le ton juste. Ainsi, entre autres clins d’œil référentiels, Godfrey Cambridge, le géologue qui sera l’une des premières
victimes de sa découverte, est en train de regarder Danger Planétaire à la télé avant d’être dévoré des pieds à la
tête.
Les jeunes héros sont ici un couple particulièrement insignifiant, et Steve McQueen était tout de même autrement plus charismatique que cet inexpressif Robert Walker Jr en pattes d'éléphant. Le
Blob lui-même est réalisé avec toutes sortes de matières rouge vif plus ou moins liquides. Mais le film est avare en effets spéciaux. Ainsi, le spectateur amateur n’a-t-il jamais la satisfaction de
voir les victimes se faire engloutir, et lorsque le Blob atteint des proportions gigantesques, nous n'avons jamais l'occasion de le contempler dans son entier, via des plans larges apocalyptiques à
la Godzilla, et ce manque d’emphase s'avère assez frustrant. Le dénouement, quant-à-lui, recycle le traditionnel faux happy end sur un ton parodique, ce qui nous vaut
un gag final plutôt délectable. Attention au Blob a acquis une certaine popularité du fait qu’il fut réalisé par Larry Hagman, lequel allait triompher une décennie plus tard en interprétant
le cynique JR de la série Dallas. Du coup, les distributeurs vidéo, jamais à court d’idées promotionnelles, éditèrent-ils le film en 1982 accompagné d’un imparable slogan : « le film que JR
a réalisé » !
© Gilles Penso
Thema: Blob, Extra-Terrestres
Par Gilles Penso
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