Jeudi 22 mai 2008
4
22
/05
/2008
23:22
(Star Trek – The Motion Picture)
De Robert Wise (Etats-Unis)
Avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, Walter Koenig, Persis Khambata
Voir la bande annonce
Le DVD est disponible ici
La bande originale est disponible
ici

En 1978, soit une décennie après le premier épisode de la mythique série Star Trek, Paramount décide de relancer le succès planétaire de la franchise avec une seconde série TV plus luxueuse.
Mais le succès mitigé de Galactica, diffusé par Universal, refroidit Paramount. En même temps, coup sur coup, La Guerre
des Etoiles et Rencontres du Troisième Type s’avèrent être des triomphes spectaculaires sur grand écran. La
décision s’impose alors d’elle-même : la suite de la série Star Trek sera un long métrage. La réalisation échoit à Robert Wise (Le Jour où la Terre s’arrêta et La Maison du
Diable, tout de même !). Etranger à l’univers Star Trek, il visionne des dizaines d’épisodes puis prend deux décisions importantes : imposer le retour de Monsieur Spock, non prévu au
départ, et remplacer les pyjamas de l’équipage par un vrai uniforme.
L’intrigue se situe en plein XXIIIème siècle. Les contrôleurs de la station Epsilon 9 assistent impuissants à la désintégration de trois croiseurs appartenant aux Klingons par un envahisseur
étranger qui fonce à toute vitesse sur la Terre. Missionné pour enquêter sur cette inquiétante affaire, l'amiral Kirk est nommé commandant du vaisseau de combat USS Enterprise par la fédération des
Planètes Unies. La toute belle Ilia, venue de la planète Delta, et Spock, le Vulcanien, se joignent à l'équipage. Le voyage s’avère long et éprouvant. Dès qu'il approche de l'envahisseur, le
vaisseau spatial est englouti, et Ilia enlevée par une sonde laser. Nos héros finissent par découvrir que V-Ger, le cerveau de l'envahisseur, n'est autre que Voyager 6, une sonde lancée par l'homme
au XXème siècle, perdue dans l'espace, qui a accumulé assez de connaissances pour acquérir l'intelligence…
Les magnifiques effets spéciaux du film, supervisés par le génial Douglas Trumbull (2001, Rencontres du 3ème Type) ont de
quoi surprendre les téléspectateurs habitués aux sempiternels plans timides de l'Enterprise passant devant une planète ou traversant sagement l'espace. Les exploits d’ILM sur La Guerre des Etoiles ont en effet incité l’équipe du film à ne plus se montrer avare en grandioses séquences intergalactiques.
Mais était-ce une raison pour que la caméra s'attarde aussi lentement sur les vaisseaux, étirant jusqu'à l'ennui la visite du nouvel Enterprise par un Kirk émerveillé, ou rallongeant sans commune
mesure certaines séquences purement contemplatives ?
Robert Wise reconnut lui-même avec le recul que, s’il en avait eu le temps, il aurait raccourci le film de six ou sept minutes. Et c’est justement ce problème de rythme qui ampute ce premier
Star Trek cinématographique de tout l’impact qu’il méritait. Car son scénario repose sur une idée géniale, inspirée par plusieurs épisodes de la série T.V., et qui ne prend tout son sens
qu'au cours d'un impressionnant dénouement. Le coup d’envoi fut cependant donné à une série de longs-métrages voués au succès. Pour inaugurer en beauté ce nouveau départ, le compositeur Jerry
Goldsmith a oublié le thème célébrissime d'Alexander Courage pour écrire une partition de toute beauté, structurée autour d'un motif majestueux devenu un classique à son tour.
Par Gilles Penso
-
Publié dans : les Star Trek
-
3
-
Partager
Derniers Commentaires