Des-serpents-dans-l-avion.jpg(Snakes on a Plane)

de David R. Ellis (Etats-Unis)

avec Samuel L. Jackson, Julianna Marguiles, Nathan Philips, Rachel Blanchard, Flex Alexander, Kenan Thompson, Keith Dallas

 

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L’avantage, avec Des Serpents dans l’Avion, c’est qu’en lisant le titre du film, on sait très exactement ce qu’on va y trouver. De ce point de vue là, il n’y a pas tromperie sur la marchandise, et tout porte à croire que cette série B improbable ait été conçue comme un croisement contre-nature entre Airport et la scène des serpents des Aventuriers de l'Arche Perdue . Cette dernière référence semble être confirmée par la typo du titre sur l’affiche du film, visiblement très inspirée de celle des Indiana Jones, et par le patronyme du jeune personnage principal (Jones).

 

Le Jones en question est un sympathique Américain venu surfer à Hawaï, qui assiste par mégarde à la mise à mort d’un procureur de Los Angeles par une bande de gangsters patibulaires. Désormais témoin à charge, il est placé sous la protection de l’agent spécial Neville Flynn (Samuel L. Jackson, qui clame fièrement avoir accepté de tourner dans le film parce qu’il adorait le titre !). Tous deux empruntent le vol South Pacific Air 121 qui relie Honolulu à Los Angeles. A bord du Boeing se trouve un bel échantillon de passagers caricaturaux, version à peine modernisée des stéréotypes mis en exergue dans 747 en Péril et consorts. Nous avons donc droit au businessman acariâtre, au pilote macho et dragueur, aux enfants astucieux, à l’hôtesse courageuse, au jeune couple amoureux, à la grosse femme portée sur la bouteille, au rappeur arrogant, au steward efféminé… il ne manque plus que la bonne sœur et sa guitare !

 

Après la présentation de tout ce beau monde et le décollage de l’avion, le scénario ne perd pas de temps. Des centaines de serpents exotiques, shootés aux phéromones, s’échappent de la soute et envahissent l’appareil. Ce qui nous vaut une réplique de Jackson que n’importe quel spectateur pourrait tout aussi bien prononcer : « on avait prévu tous les scénarios catastrophe, mais on n’avait pas anticipé celui-là ! » La scène de panique qui s’ensuit est franchement réussie, les serpents tombant sur les passagers en même temps que les masques à gaz, puis entreprenant de mordre tous ceux qui passent à leur portée. L’un d’entre eux surgit d’un sac à vomi, un autre occit un couple en plein coït dans les toilettes, un python engloutit carrément un homme… Bref les attaques s’avèrent variées, violentes et répulsives à loisir, mixant reptiles réels (450 spécimens furent sollicités sur le plateau) et répliques 3D plutôt réussies.

 

Bien sûr, Jackson prend tout de suite les choses en main, et tandis qu’il lutte contre la menace rampante, une cellule de crise est mise en place au sol. S’il n’était pas autant porté sur le premier degré, Des Serpents dans l’Avion aurait tout de la parodie, d’autant qu’à un moment clef du film, le cockpit se retrouve désert et l’une des hôtesses doit prendre les commandes, exactement comme dans Y’a-t-il un Pilote dans l’Avion ! Gageons d’ailleurs que si Ronnie Yu, pressenti au départ, avait dirigé le film, l’humour y aurait sans doute été plus marqué. Tel quel, le résultat est plutôt stupide, mais il faut avouer qu’on ne s’y ennuie pas une seconde, jubilant même lorsque Jackson prononce des dialogues aussi improbables que : « je veux qu’on débarrasse ce foutu avion de ces foutus serpents de merde ! »

 

© Gilles Penso

Thema: Reptiles et Volatiles

 

La meilleure réplique du film :


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