Mardi 17 juin 2008
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/2008
19:11
(Lord of the Rings : The Two Towers)
de Peter Jackson (Nouvelle-Zélande)
avec Elijah Wood, Ian Mac Kellen, Viggo Mortensen, Liv Tyler, Brad Dourif, Christopher Lee, Orlando Bloom, Andy Serkis
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Volet central de la trilogie du Seigneur des Anneaux, Les Deux Tours ne s’embarrasse plus de longues expositions
et plonge directement au cœur du conflit. Car cet épisode est avant tout un film de guerre. Une guerre qui se prépare sur tous les fronts, incitant le scénario à adopter une triple narration
parallèle. Frodon, le jeune hobbit porteur de l’anneau, et Sam, son fidèle compagnon, se dirigent péniblement vers les montagnes enflammées du Mordor, repaire du maléfique Sauron, afin de détruire
l’objet de toutes les convoitises par le feu duquel il naquit. Aragorn, héritier du trône de Gondor, et Gandalf, le magicien, s’efforcent de leur côté de mobiliser un maximum de guerriers humains
pour pouvoir faire face aux troupes croissantes des forces du mal. Quant aux hobbits Merry et Pippin, ils trouvent refuge dans la forêt magique des Ents, de gigantesques arbres vivants qui nous
offrent un point de vue nouveau sur la bataille à venir.
Les monstrueux guerriers du Mordor symbolisent en effet plus que jamais les élans sans retenue d’une industrialisation colonisatrice et destructrice, en butte aux forces positives de la nature. La
guerre de l’anneau serait donc avant tout une guerre écologique. Lorsque se concrétise enfin le pugilat, il prend une dimension dantesque et apocalyptique au cours de la séquence de la bataille du
Gouffre de Elm, appelée à entrer au panthéon des combats cinématographiques les plus spectaculaires du siècle. Orques, Trolls et humains s’y affrontent violemment, déployant des stratégies toujours
plus élaborées et d’ingénieuses machineries héritées de l’art de la guerre médiéval. Catapultes, échelles et béliers s’y bousculent donc allégrement. Le Mordor nous dévoile aussi un panel de
nouveaux monstres hideux à son service, notamment les dragons servant de monture aux noirs Nazgûls, des loups-hyènes qui nous offrent une belle séquence d’échauffourée en rase campagne, ainsi que
de colossaux pachydermes répondant aux doux nom d’oliphants.
Au titre des nouvelles créatures de ce second volet, il y a aussi et surtout le rachitique Gollum. Cette incroyable prouesse infographique se fait oublier dès les premières secondes, tant la
crédibilité du personnage est intense, une performance d’acteur virtuelle unique en son genre due au talent combiné du comédien Andy Serkis et des artistes de Weta Digital. Etre complexe, hybride,
insaisissable, Gollum est un ancien hobbit transformé peu à peu en monstre rampant à cause de l’influence de l’anneau, et son rôle s’affirmera pleinement au cours du troisième et ultime épisode. A
l’instar de L’Empire Contre-Attaque, autre épisode central d’une mythique saga, Les Deux Tours est plus énergique
que son prédécesseur, plus noir aussi, et se nimbe à nouveau d’une splendide partition d’Howard Shore, composant à l’occasion un magnifique nouveau motif musical pour violon celtique, le thème du
royaume de Rohan. Le film s’achève une fois de plus en pleine action, annonçant un ultime épisode encore plus flamboyant.
Par Gilles Penso
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Publié dans : les films de Peter Jackson
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