Mercredi 9 juillet 2008
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22:38
(The Land that Time Forgot)
De Kevin Connor (Grande-Bretagne)
Avec Doug McClure, John McEnery, Susan Penhaligon, Keith Barron, Anthony Ainley, Declan Mulholland, Godfrey James
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Le DVD est disponible
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Le roman d'Edgar Rice Burroughs
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Adapté du roman « The Land that Time Forgot » qu'Edgar Rice Burroughs, père de Tarzan, écrivit en 1917 au sein de son cycle « Pellucidar », Le Sixième Continent se situe pendant la première
guerre mondiale. Lorsque le film commence, le sous-marin allemand Montrose coule un navire civil anglais. Les survivants prennent d'assaut le submersible et torpillent un bateau de ravitaillement
germanique. L'équipage allemand parvient à redevenir maître de la situation et le Montrose, entraîné par des courants sous le pôle, s'échoue sur le continent inconnu de Caprona. Sur cette île,
l'évolution est si lente que les dinosaures et les hommes des cavernes vivent parallèlement. Anglais et Allemands, obligés de s’allier par la force des choses, luttent contre les êtres
préhistoriques de ce continent oublié et tentent, grâce à une source de pétrole, de refaire le plein de carburant pour repartir vers la civilisation. Ahm, de la tribu des Bo-Lu, accepte de devenir
leur guide dans la jungle inhospitalière de Caprona. Mais il est bientôt happé par les mâchoires d'un ptéranodon. Et pour couronner le tout, la terre gronde et des volcans commencent à
entrer en éruption…
La première partie du film, qui décrit l'affrontement entre Anglais et Allemands dans le huis-clos d'un sous-marin germanique, agrémentée de splendides maquettes de navires signées Derek Meddings,
laisse présager une suite pleine d'intérêt. On note d'emblée un judicieux rejet de tout manichéisme chez les opposants. Mais dès que l'action se transporte sur l'île de Caprona, la crédibilité
disparaît et le rythme s'essouffle. Les protagonistes y contemplent des dinosaures pas vraiment convaincants. Créés par Roger Dicken, ce sont la plupart du temps des marionnettes d’environ un mètre
de long assez limitées dans leurs mouvements. On assiste ainsi à l’attaque des hommes par un tylosaure et un plésiosaure (les gros plans des monstres marins étant des maquettes grandeur nature très
amorphes), à l’intervention de deux allosaures dans la forêt, au combat entre un tricératops et un cératosaure, ou encore à l’arrivée d’un couple de styracosaures.
Les transparences et les décors miniatures y sont tout de même très soignés, et certains plans sont de vraies réussites graphiques, notamment la silhouette du styracosaure dans les flammes, le gros
plan des allosaures ou la bave réaliste du cératosaure en plein combat. La grosse erreur est surtout d’avoir utilisé une maquette grandeur nature complètement immobile d’un ptérodactyle géant
suspendu par des câbles, qui détruit toute illusion. Seule sa bouche remue, et il vole sans battre des ailes à la manière d’un deltaplane. Les décors de Caprona, souvent peints sur verre, sont
parfois magnifiques, mais il ne s'y passe hélas rien de très palpitant. Le spectateur regarde donc distraitement Allemands et Anglais qui luttent main dans la main contre toutes sortes de monstres
antédiluviens et contre plusieurs tribus d'hommes préhistoriques. Il faudra attendre le spectaculaire cataclysme final, symbole récurrent du bouleversement du cycle naturel du continent
préhistorique par l'intervention de l'homme civilisé, pour que le film retrouve un trop tardif souffle épique.
Par Gilles Penso
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