Voici l'extrait d'une interview exclusive avec Kevin Rafferty, superviseur des effets visuels du Jour où la Terre s'Arrêta au sein du fameux studio Weta Digital créé par Peter Jackson. Kevin Rafferty n'est pas un nouveau venu dans le domaine, puisqu'il contribua aux effets numériques révolutionnaires de Starfighter, 2010, Batman le Défi, Toys, Cliffhanger, Robocop 3, Les Flintstone, Casper, Cœur de Dragon, Le Monde Perdu : Jurassic Park, Deep Impact, La Menace Fantôme, Men in Black 2, Le Retour de la Momie, Gang de Requins et Les Quatre Fantastiques et le Surfer d'Argent.



KEVIN RAFFERTY
« Le film original de 1951 était l’un de mes préférés lorsque j’étais enfant. Du coup, j’étais tout excité à l’idée de relever un tel défi. J’étais heureux de contribuer à la création du nouveau Gort, du nouveau Klaatu et de leur vaisseau. Le réalisateur Scott Derrickson a demandé au designer Aaron Sims de faire les premiers travaux conceptuels. Ses dessins se sont avérés très utiles. Mais tout au long de la production, le look de la sphère et de Gort n’ont cessé d’évoluer. Pour créer l’intérieur de la sphère, nous avons pris des photos haute résolution de nuages vus depuis l’espace. Elles ont ensuite été minutieusement déformées et enchaînées en morphing afin de donner la sensation d’un mouvement interne liquide. Lorsque Klaatu émerge du vaisseau, il s’agit d’un personnage 100% numérique. Ensuite, on lui tire dessus, on l’emmène à l’hôpital, et il porte dès lors une combinaison construite en latex et filmée directement sur le plateau. Pour Gort, Scott Derrickson voulait une combinaison de mouvements humains et robotiques. Quelque chose d’humainement robotique… ou de robotiquement humain ! Nous avons commencé avec une journée complète de motion capture. Les données récupérées ont ensuite été converties pour que nos animateurs puissent les retoucher. La partie humaine des mouvements a donc été obtenue à partir de la motion capture, et l’effet robotique provient d’une animation traditionnelle par images clefs. Mon objectif, au-delà d’obtenir des images fantastiques, est que les spectateurs, en sortant du cinéma, disent « le film était génial » plutôt que « les effets spéciaux étaient géniaux ». Bien sûr, s’ils disent les deux, c’est aussi bien ! »


propos recueillis par Gilles Penso
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