Mercredi 24 décembre 2008
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11:41
de Catherine Hardwicke (Etats-Unis)
avec Kristen Stewart, Robert Pattinson, Billy Burke, Ashley Greene, Nikki Reed, Jackson Rathbone, Kellan Lutz, Peter Facinelli
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Le roman de Stephenie Meyer est
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Avant même de sortir sur les écrans, Twilight est déjà un phénomène, puisqu’il s’agit de l’adaptation de « Fascination », un best-seller adulé par les adolescents depuis sa sortie en 2005.
Le livre, premier tome de la « Saga du désir Interdit », est l’œuvre de Stephenie Meyer, et son immense succès réside dans l’insertion intelligente du mythe du vampirisme au sein de l’univers
réaliste et contemporain des lycéens américains. Avec beaucoup de finesse, la réalisatrice Catherine Hardwicke (Thirteen, Les Seigneurs de Dogtown) et la scénariste Melissa Rosenberg
(Newport Beach, Dexter) se sont emparées du roman et y ont injecté leur propre sensibilité. Twilight est donc un film constellé de touches féminines, qui sait parler aux adolescentes et
les inciter à s’identifier à cette histoire d’amour trouble, sans pour autant laisser sur le carreau les spectateurs masculins et adultes, pour peu que ces derniers se laissent gagner par le
charme d’une révision vampirique du thème de « Roméo et Juliette ».
L’héroïne de Twilight est Bella Swan (Kristen Stewart, la fille de Jodie Foster dans Panic Room et la victime des fantômes des
Messagers). A 17 ans, elle prend la décision difficile de quitter sa mère pour laisser cette dernière accompagner son nouveau mari sportif aux quatre coins du monde. Elle débarque donc à
Forks, une petite ville pluvieuse de l’Etat de Washington, et s’installe chez son père (Billy Burke). La nouvelle vie monotone qui l’attend est soudain bouleversée par sa rencontre avec Edward
Cullen (Robert Pattinson, camarade de Daniel Radcliffe dans les épisodes 4 et 5 de la saga Harry Potter). Ce lycéen taciturne et ténébreux la fascine par-dessus tout, et une idylle naît
bientôt entre eux. Lorsqu’elle comprend qu’il s’agit d’un vampire, il est déjà trop tard…
Le scénario de Twilight est extrêmement respectueux du roman qui l’inspire. Il ne pouvait pas en être autrement étant donnée
l’impressionnante communauté de fans qui chérit l’œuvre de Stephenie Meyer (certaines adolescentes se seraient même fait tatouer quelques phrases clefs du livre !). Pour autant, le film de
Catherine Hardwicke ne tombe pas dans le travers du premier Harry Potter de Chris Columbus, adaptation très scolaire de
l’univers créé par J.K. Rowling. Afin d’éviter cet écueil, la réalisatrice a puisé dans ses propres souvenirs de lycéenne et retranscrit ainsi avec beaucoup de finesse cette période pleine
d’espoirs, de désillusions et de sentiments exacerbés.
Malgré d’évidentes allusions aux classiques (le nom de Bella Swan semble se référer à Bela Lugosi et au « Swan Lake » qui sert de bande
originale au Dracula de Tod Browning) les vampires échappent ici à de nombreuses conventions du genre. Le soleil ne les
brûle pas, les miroirs les reflètent, les cercueils ne les accueillent pas en plein jour et les canines pointues n’ornent pas leurs mâchoires. Malgré tout, leur nature de suceurs de sang est
demeurée intacte, et si certains d’entre eux, tels les membres de la famille Cullen, ne se repaissent qu’auprès des animaux, d’autres ont bien moins de scrupule, s’adonnant même à la chasse aux
humains avec un zèle effrayant. Ce qui nous vaut un affrontement final propre à ravir tous les fantasticophiles.
Par Gilles Penso
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