(20-Seiki Shônen)
de Yukihiko Tsutsumi (Japon)
avec Toshiaki Karasawa, Etsushi Toyokawa, Takako Tokiwa, Yoriko Douguchi, Kenichi Endo, Fumiya Fuji, Takashi Fuji


Voir la bande annonce


Le manga est disponible ici

Le DVD est disponible ici

20th Century Boys
est le premier volet d’une ambitieuse trilogie adaptant un manga culte de Naoki Urasawa. La BD originale s’étendant sur près de 25 volumes, il fallait bien trois films de deux heures et demie pour en traduire toute la richesse narrative. Et pour ne pas décevoir l’importante communauté de fans réunie autour de ce phénomène, le réalisateur Yukiko Tsutsumi a passé beaucoup de temps à réunir des comédiens ressemblant trait pour trait à leurs modèles dessinés. A tel point que la comparaison entre les photos du casting et les dessins du manga ressemble presque à un jeu des sept erreurs. Un petit air de Stephen King flotte sur 20th Century Boys, car cette saga oscille entre les années 60 et les années 90, décrivant le portrait d’un groupe d’amis se retrouvant à l’âge adulte et évoquant leurs souvenirs d’enfance.

En 1969, Kenji et sa bande passent leurs vacances d’été à rêver de l’exposition universelle d’Osaka et à s’inventer un scénario catastrophe de fin du monde dans leur cahier secret. Vingt-huit ans plus tard, Kenji a un peu oublié ses rêves d’enfance (il voulait devenir une rock star et accessoirement sauver l’humanité) pour devenir un simple vendeur dans la supérette de sa mère, tout en jouant la baby-sitter pour sa nièce Kanna. Mais sa jeunesse le rattrape le jour où la police l’interroge sur une mystérieuse organisation dont le symbole (un doigt dressé au milieu d’un œil) est exactement le même que celui inventé dans le fameux cahier secret. Tous les indices mènent à une secte inquiétante dont le tout puissant gourou, qui se fait appeler Ami, semble être l’un des amis d’enfance de Kenji. Les choses prennent une tournure alarmante lorsque toutes les prédictions catastrophiques imaginées par la bande de copains se concrétisent. A l’approche du 31 décembre 2000, le pire reste à venir…

Même s’il présente quelques temps morts qui ralentissent par moments son rythme et provoquent un fatal relâchement d’attention, 20th Century Boys possède suffisamment d’éléments narratifs passionnants pour capter l’intérêt et susciter la curiosité. Comment les délires imaginatifs d’un groupe d’enfants peuvent-ils donner naissance à une secte redoutable et provoquer rien moins que la fin du monde ? Tel est le mystère qui sous-tend l’intrigue complexe de ce premier épisode. Pour donner à son film toute l’ampleur qu’il mérite, Yukiko Tsutsumi bénéficie de moyens considérables et dote ses scènes apocalyptiques d’effets spéciaux absolument prodigieux.

Les différentes destructions à grande échelle qui scandent le film s’avèrent tout à fait spectaculaires. Mais ce n’est rien à côté du clou du spectacle, autrement dit un gigantesque robot qui attaque la cité en pleine nuit tel un titanesque émule de Godzilla. Jouant volontiers la carte du contraste et du mélange des genres, 20th Century Boys alterne l’action, la science-fiction, la comédie, la nostalgie et le suspense en un cocktail surprenant et résolument divertissant. Quant à la chute, en forme de point d’interrogation, elle donne évidemment très envie de découvrir la suite des aventures de Kenji et de ses fidèles compagnons. D’autant que la survie de la planète et de ses habitants est en jeu…

Tag(s) : #FILMS