Samedi 3 janvier 2009
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(Gremlins 2, the new batch)
De Joe Dante (Etats-Unis)
Avec Zach Calligan, Phoebe Cates, John Glover, Christopher Lee, Robert Prosky, Dick Miller, Robert Picardo, Haviland Morris
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Le DVD est disponible
ici
Ses Piranhas et Hurlement ayant été pris au piège du syndrome des suites ratées, Joe Dante accepta de réaliser lui-même la séquelle de Gremlins sous forme d’une parodie en totale roue libre. Déjà que le n°1 ne se prenait pas vraiment au sérieux, on imagine ici
le résultat. Billy Pletzer et Kate Beringer (Zach Calligan et Phoebe Cates) ont quitté la petite ville de Kingston Falls pour New-York, où ils comptent bientôt se marier. Tous deux travaillent
dans le building hyper-sophistiqué de Daniel Clamp (John Glover), un promoteur mégalomane. A la mort de son maître chinois, Gizmo s'échappe de la petite boutique de Chinatown avant sa
destruction et se fait capturer par deux scientifiques qui travaillent au département recherche de l'immeuble de Clamp. Billy, qui se rend compte de la présence de son ami Mogwaï, le récupère
discrètement, mais une succession de concours de circonstance entraîne à nouveau la terrible métamorphose. Bientôt, l'immeuble Clamp est envahi par une horde de Gremlins affamés.
Apparemment, Joe Dante se fait plaisir et s'amuse comme un fou. Gremlins 2 est donc un véritable défouloir, un fourre-tout où Dante multiplie les gags sous forme de clins d'œil (la
silhouette de Batman occasionnée par le Gremlin volant, Christopher Lee qui porte la cosse de haricot de
L'Invasion des Profanateurs de Sépulture, la version Gremlins du Fantôme de l'Opéra, les Mogwaïs jouant un
remake du climax de King Kong, la reprise de la réplique « c’est sans danger ? » de Marathon Man), les
références au film précédent (Kate qui s’apprête à nouveau à raconter un souvenir d'enfance sordide, le critique cinématographique qui incendie le film Gremlins), les gags liés directement au film (la pellicule qui brûle en cours de projection avant l'intervention de Hulk
Hogan, remplacée pour la version vidéo par des parasites envahissant l'image et une interposition musclée de John Wayne). Il y a même de beaux hommages, comme ce Gremlin chauve-souris animé
comme une gargouille échappée d’un film de Ray Harryhausen.
« La figurine était suspendue par des câbles devant un écran de rétro-projection », raconte l’animateur Doug Beswick. « Animer avec des câbles est très difficile. Il faut sans cesse
réajuster la figurine et les câbles eux-mêmes, pour éviter les sautes de mouvement. Et il faut également peindre les câbles pour qu'ils aient la même couleur que l'arrière-plan. C'est très
long. Je crois qu'il nous fallait environ une heure pour avoir une seule image ! » (1) Quant à Chris Walas, talentueux concepteur des créatures du premier Gremlins, il cède ici le
pas au génial Rick Baker, qui en profite pour relooker les petits monstres et les caractériser. Car si les mogwaïs et leurs alter-egos reptiliens étaient tous assez similaires dans le film
précédent, ils adoptent ici des attributs morphologiques et des personnalités très distincts. Plutôt qu'un film, Gremlins 2 ressemble à une succession de sketches liés entre eux par un
minuscule scénario-prétexte, une sorte de « Muppet Show » revu et corrigé par Joe Dante, comme en témoigne ce démentiel « New York New York » final entonné par une horde de Gremlins
surexcités.
(1) Propos recueillis par votre serviteur en avril 1998. L'interview complète a été publiée dans le livre STOP-MOTION.
© Gilles Penso
Thema: Contes de fées, Mutations
Par Gilles Penso
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Publié dans : les films de Joe Dante
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