(Friday the 13th part 2)
de Steve Miner (Etats-Unis)
avec Amy Steel, John Furey, Adrienne King, Kirtsen Baker, Stuart Charno, Warrington Gillette, Walt Gorney, Marta Kober


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Entrée dans la légende comme l’une des scènes pré-génériques les plus longues du cinéma (bien avant Le Monde ne suffit pas !), l’entrée en matière du Tueur du Vendredi prend pour héroïne la seule rescapée du massacre de Crystal Lake perpétré dans
Vendredi 13. Agitée de cauchemars qui nous permettent de revoir cinq bonnes minutes du film précédent, celle-ci découvre la tête coupée de Mrs Voorhees dans son frigo avant qu’un homme ne surgisse pour lui transpercer le crâne. Voilà un démarrage pour le moins efficace. Steve Miner s’avère du coup meilleur réalisateur que Sean S. Cunningham, même si la suite du métrage n’évite pas les redites.

Cinq ans après le drame du premier film, nous faisons connaissance avec un nouveau groupe de moniteurs de colonies de vacances venus effectuer un stage de formation dans un camp voisin de Crystal Lake. Blagues potaches, scènes de drague et histoires d’épouvante au coin du feu sont au programme, jusqu’à ce que le sang se mette à couler. La première victime est un autochtone qui les espionne et tente de les prévenir du danger (« vous êtes tous condamnés » clame-t-il). Ne croyant pas si bien dire, il finit décapité par un fil de fer barbelé. Les meurtres qui suivent ne manquent pas de sel, perpétrés au marteau, au couteau de cuisine ou a la machette. Le plus célèbre d’entre eux, emprunté à La Baie Sanglante de Mario Bava, voit un couple en plein coït transpercé de part en part par une lance.

Pas très regardant côté poncifs, Le Tueur du Vendredi contient son lot de filles qui se déshabillent, d’ampoules qui claquent, de coups de tonnerre et de chats qui font sursauter. Mais il a le mérite d’implanter tous les éléments de la mythologie de Jason Voorhees, l’épisode précédent se concentrant sur les exactions de sa génitrice. « Essayons de vois au-delà de la légende », lance l’une des protagonistes. « Que serait cette créature ? Une espèce de psychopathe ? Un retardé mental ? Un enfant dans un corps d’homme ? » Tout ça à la fois, serait-on tenté de répondre. Si ses premiers méfaits ne nous révèlent que ses mains robustes et ses pas pesants, Jason surgit au bout d’une heure à visage couvert. Mais au lieu du fameux masque de hockey qui n’apparaîtra que dans l’épisode suivant, notre tueur s’affuble d’une sorte de sac de pommes de terre noué à la va-vite et percé d’un trou pour laisser voir l’un de ses yeux hagards.

Ce n’est qu’à la toute fin, le temps d’une scène choc, que son visage difforme est visible furtivement, le maquilleur Carl Fullerton ayant respecté le design établi dans
Vendredi 13 par Tom Savini. L’affrontement final, où sa fourche se frotte à la tronçonneuse de l’ultime survivante, évoque à la fois le climax d’Halloween et celui de Massacre à la Tronçonneuse, tandis que le mausolée que Jason a aménagé autour de la tête empaillée de sa mère rappelle évidemment Psychose. Tous les classiques du genre sont donc convoqués. Le Tueur du Vendredi ne leur arrive évidemment pas à la cheville, mais ses recettes confortables (plus de 20 millions de dollars pour un budget d’un million) confirmèrent la rentabilité de cette franchise naissante.

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