Samedi 11 avril 2009
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(Star Trek 3 : the Search for Spock)
de Leonard Nimoy (Etats-Unis)
Avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, Walter Koenig, Robin Curtis, Christopher Lloyd
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Le scénario de ce troisième épisode fait directement suite à celui du film précédent, lien qui n'existait pas entre les deux premiers Star Trek conçus
pour le grand écran. Dès le titre, nous voilà prévenus : Monsieur Spock n'est pas mort. Il faut dire que les trekkies ont très mal avalé le décès de leur Vulcain favori, et que leur avis a un poids
suffisamment important pour influer sur les décisions des scénaristes et des producteurs. Tout le film se centre donc sur la résurrection de l’homme aux oreilles pointues, à partir d'une idée de
base assez bien dénichée, déjà en germe dans le second Star Trek.
Et, ironie du sort ou judicieuse décision ne manquant pas d'humour, c'est Leonard Nimoy lui-même qui réalise le film, comme pour le marquer davantage de sa présence. A l’origine, le talentueux
Nicholas Meyer, déjà signataire du film précédent, aurait dû réaliser celui-ci, mais le concept même de la résurrection de Spock, absurde à ses yeux, l’incita à décliner la proposition. James
Goldstone (Le Jour de la Fin du Monde) fut alors envisagé pour le remplacer, jusqu’à ce que Nimoy lui-même ne fasse connaître aux producteurs ses envies pressantes de passer derrière la
caméra (il avait déjà à l’époque une petite expérience de téléaste).
Au cours du prologue de Star Trek 3, l'Enterprise regagne la Terre, bien endommagé à la suite du combat livré contre le barbare Khan. Le lieutenant Saavik et le professeur Marcus
atterrissent quelques temps après sur la planète Genesis, afin d'établir des recherches. Le nouveau monde a cependant évolué d'étrange façon et attiré l'attention du commandant Kruge, un chef
Klingon belliqueux qui veut utiliser les secrets de la planète afin de développer les pouvoirs de l'empire Klingon. Pendant ce temps, sur Terre, l'amiral Kirk reçoit des preuves que Spock peut être
encore en vie. En effet, son « katra », autrement dit son esprit, s'est réfugié à l’intérieur du docteur McCoy. Les officiers supérieurs commandant l'Enterprise se réunissent alors chez Kirk,
bientôt rejoints par l'ambassadeur Sarek, le propre père de Spock.
Au fil de ce scénario un tantinet chaotique, on retrouve donc la belle vulcaine Saavik (cette fois-ci Robin Curtis remplace Kirstie Alley, laquelle réclamait un cachet exorbitant) ainsi qu’un très
curieux chien Klingon. La première partie du film se traîne un peu fastidieusement sans susciter un très grand intérêt. La seconde moitié, en revanche, s'articule autour d'un suspense assez fort,
tandis que Spock (interprété tour à tour par cinq comédiens de plus en plus âgés) est enfin vaillant et prêt à en découdre. Dommage que les effets spéciaux liés à l’anéantissement de Genesis soient
si peu efficaces. Le producteur/scénariste Harve Bennett, envisageant déjà une nouvelle génération, n’hésite pas à faire détruire l’Enterprise et faire assassiner David, le fils de Kirk, par les
Klingons. On notera que le super-vilain de cet épisode, un chef Klingon nommé Kruge, est interprété par Christopher Lloyd, futur Doc de Retour vers le Futur et futur Fester de La Famille Addams. Ici, sous les impressionnantes prothèses de Tom Burman, il n'est guère reconnaissable.
Par Gilles Penso
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Publié dans : les Star Trek
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