Dimanche 12 avril 2009
7
12
/04
/2009
18:58
(Star Trek 4 : the Voyage Home)
De Leonard Nimoy (Etats-Unis)
Avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, Walter Koenig, Nichelle Nichols, Catherine Hicks
Voir la bande annonce
Le DVD est disponible
ici
Les Blu-ray sont disponibles
ici
Après un troisième Star Trek inégal, Leonard Nimoy, qui semble s'être pris au jeu, signe la réalisation de cette
nouvelle séquelle. Le résultat s'avère ici plus réjouissant, dans la mesure où le film exhale une légèreté et un second degré pleinement assumés. D’amiral, Kirk est ici rétrogradé au rang de
capitaine pour avoir enfreint les règles de la Starfleet dans l’épisode précédent. Le scénario, co-écrit par Steve Meerson, Peter Krikes, Harve Bennett et Nicholas Meyer (auteur et réalisateur
du très réussi Star Trek 2) oblige nos héros à remonter le temps pour retrouver une baleine en voie d’extinction,
seule capable, par son chant, de communiquer avec une sonde extra-terrestre qui menace de détruire la Terre.
Le côté tragédie classique des épisodes précédents fait ici place à un comique de situation tranquillement exploité par la déambulation en plein San Francisco du vingtième siècle de l'équipage
légèrement anachronique de l'Enterprise. Nicholas Meyer est ici en terrain connu, puisqu’il aborda déjà la thématique du voyage dans le temps à l’occasion de l’inventif C’était demain
avec Malcolm McDowell et David Warner (il en profite même pour écrire quelques bouts de scène qu’il n’avait pas pu exploiter dans son propre film). On retrouve ici l'esprit de certains épisodes
de la série originale qui s'amusaient à transporter ses héros dans le passé. La finesse n'est certes pas toujours de mise (Spock adoptant un look de hippie sur le retour avec un bandana
dissimulant ses oreilles pointues vaut son pesant de cacahouètes !), mais la tournure écologique du scénario offre d'intéressantes perspectives environnementales.
Prévu pour intégrer le casting du film, Eddie Murphy dut décliner l’offre à cause du tournage de Golden Child, programmé en même temps que celui de Star Trek 4 (d’autant que
Paramount ne souhaitait pas particulièrement mixer ses deux franchises les plus populaires du moment, Star Trek et Le Flic de Beverly Hills). C’est donc
Catherine Hicks, choisie par William Shatner lui-même, qui reprend un rôle proche de celui que Murphy était censé incarner. Les effets spéciaux d'ILM confèrent au film un côté volontiers
spectaculaire. Le voyage dans le temps est ainsi visualisé par des images de synthèse assez novatrices pour l’époque (dans la lignée du projet Genesis de Star Trek 2), les baleines qui
s’ébattent avec grâce en pleine mer sont des marionnettes animatroniques d’un mètre vingt ultra-réalistes (filmées dans un bassin sur le parking de la Paramount) et le Golden Gate Bridge
survolé par de gigantesques vaisseaux spatiaux est une très belle maquette en perspective forcée.
Suite à un drame tristement célèbre survenu à l’époque, le film s’ouvre sur un texte introductif annonçant : « Les acteurs et l’équipe de Star Trek souhaitent dédier ce film aux hommes et aux
femmes de la navette spatiale Challenger dont l’esprit courageux vivra jusqu’au vingt-troisième siècle et au-delà. ». Cet hommage entérine les liens étroits tissés entre la saga de Gene
Roddenberry et la NASA, laquelle n’ayant pas hésité, rappelons-le, à baptiser « Enterprise » l’une de ses navettes spatiales.
© Gilles Penso
Thema: Space
Opera, Voyages dans le
Temps, Extra-Terrestres, Futur
Par Gilles Penso
-
Publié dans : les Star Trek
-
1
-
Partager
Derniers Commentaires