(Star Trek Generations)
De David Carson (Etats-Unis)
Avec Patrick Stewart, William Shatner, Jonathan Frakes, Brent Spiner, Malcom McDowell, Michael Dorn, Walter Koenig


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Le capitaine Kirk et son équipage ayant terminé en beauté leurs aventures dans Star Trek 6 et la série Star Trek la Nouvelle Génération connaissant un succès croissant, la logique poussa Paramount à mettre en vedette le nouvel équipage dans ce septième épisode cinématographique budgétisé à 35 millions de dollars. Cependant, pour prendre le relais, une dernière apparition de Kirk et de ses compagnons s‘imposait. Peu motivés par le scénario, Leonard Nimoy, qui se vit pourtant proposer le poste de réalisateur en plus de son rôle habituel de Spock, et George Takei se retirèrent du projet. Quant à DeForrest Kelley, il ne put se rendre fidèle au poste pour des raisons de santé déclinante. Le vénérable interprète du docteur McCoy allait passer l’arme à gauche cinq ans plus tard d’un cancer de l’estomac. William Shatner, Walter Koenig et James Doohan assurent donc le relais.

Au début du film, Kirk, Scotty et Chekov assistent au lancement de l'Enterprise B et à son voyage inaugural vers Pluton. Or le vaisseau capte un SOS du Lakul, transporteur chargé de réfugiés. Le Capt Harriman décide de secourir le Lakul, mais n'arrive à sauver qu'un tiers de ses occupants, dont le Dr Soran (Malcolm McDowell) qui exige d'être ramené sur sa planète. Le Lakul implose peu après, sous l'effet d'un champ gravitationnel qui endommage l'Enterprise. Kirk, qui tenait une manœuvre désespérée pour sauver le vaisseau, est aspiré dans le vide. 78 ans plus tard, l'Enterprise D, sous le commandement de Jean-Luc Picard, reçoit un signal de détresse de l'étoile Armagosa, assaillie par un détachement Romulien…

Réalisé par David Carson, un habitué de Star Trek la Nouvelle Génération, le film part d’une idée intéressante (créer une rencontre entre les deux générations, par le biais d'un paradoxe spatio-temporel) mais manque singulièrement de rythme, de lyrisme et d'humour. L’androïde Data (Brent Spiner) tente bien d'égayer l'histoire en exacerbant des émotions humaines mal contrôlées, mais chacune de ses tentatives tombe à plat. Le Vortex, censé représenter un lieu de bonheur absolu plus attirant encore que le chant des sirènes, se résume à un repas de Noël en famille pour Picard et à une ferme tranquille pour Kirk. Difficile d'imaginer qu'un homme (en l'occurrence Malcolm McDowell, sous-exploité en méchant sans surprises) soit capable de dévaster l'univers pour y replonger. « Le temps est le feu dans lequel nous brûlons », déclame-t-il avec emphase.

La scène la plus spectaculaire du film est sans doute l'atterrissage en catastrophe de l'Enterprise, servie par des effets spéciaux extraordinaires qui s'avèrent, d'une manière générale, les éléments les mieux maîtrisés du film. Mixant les dernières avancées technologiques en matière de maquettes et d’images de synthèse, ils sont une fois de plus signés par l’équipe d’ILM. Notons aussi quelques belles idées visuelles, comme l'équipage nouvelle génération célébrant la promotion du lieutenant Worf sur un galion du 18ème siècle, ou la bouteille de champagne qui traverse l'espace, au cours du générique, pour se briser sur l'Enterprise.

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