(Star Trek : First Contact)
de Jonathan Frakes (Etats-Unis)
avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, Brent Spiner, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis


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Après avoir dirigé plusieurs épisodes de séries TV, l’acteur/réalisateur Jonathan Frakes passe pour la première fois à la mise en scène pour le grand écran à l’occasion de ce huitième Star Trek version cinéma et s’en tire avec les honneurs. Le film démarre sur des chapeaux de roue et son rythme reste soutenu d’un bout à l’autre. Il faut dire que les scénaristes ont eu la bonne idée de redonner la vedette aux méchants les plus redoutables qu’ait jamais rencontré l’équipage de l’Enterprise, toutes générations confondues. Il s’agit des Borgs, d’abominables cyborgs dotés d’un cerveau commun et fonctionnant selon le modèle d’une ruche. Leur but : assimiler tous ceux qu’ils croisent et se multiplier jusqu’à devenir la seule forme de vie de l’univers.

Après un mémorable affrontement contre le capitaine Jean-Luc Picard dans un des épisodes de Star Trek la Nouvelle Génération, les voilà de retour, en cette bonne vieille année 2373, avec un stratagème qu’ils semblent avoir emprunté à
Terminator : revenir dans le passé, exactement 310 ans plus tôt, à l’époque où les humains ont établi leur premier contact avec une race extra-terrestre, afin d’empêcher la création de la Fédération et d’asseoir très tôt leur suprématie. L’équipage de l’Enterprise les suit donc dans le vortex spatio-temporel et tente de convaincre les humains du passé de s’allier à eux pour enrayer les plans des Borgs. Le film se pare de séquences à suspense fort efficaces, notamment l’affrontement en apesanteur à flanc de vaisseau ou le climax au cours duquel Picard est en bien mauvaise posture.

Avide des meilleures références filmiques possible, Jonathan Frakes visionna attentivement Les Dents de la Mer,
Rencontres du Troisième Type, Alien, Blade Runner et Aliens avant d’attaquer la mise en scène de Star Trek Premier Contact. Comme références, on connaît pire ! Des effets spéciaux très étonnants émaillent également le récit, l’un des moindres n’étant pas la tête de la reine des Borgs qui est suspendue dans les airs puis vient se fixer sur son corps, le tout en plan-séquence. Autre séquence mémorable : la bataille spatiale qui oppose plusieurs vaisseaux de la Fédération au gigantesque cube volant des Borgs. Selon la rumeur, un Faucon Millenium est dissimulé parmi les vaisseaux s’agitant au cours de ce titanesque pugilat. Les plus observateurs seront invités à vérifier la véracité de cette information !

Côté casting, on s’étonne face à la performance à contre-emploi de James Cromwell. Habitué aux personnages stricts et propres sur eux (Babe, L’Effaceur, L.A. Confidential), il incarne ici le professeur Zefram Cochrane, un scientifique excentrique, alcoolique et fou de rock’n roll. Pilier régulier de la série, le compositeur Jerry Goldsmith a mêlé le fameux motif générique de la série des années 60, celui, magnifique, qu’il créa pour
Star Trek le film, et un nouveau thème lyrique de toute beauté. Il n’est donc pas le moindre des maillons qui ont contribué au succès de ce huitième Star Trek, l’un des épisodes les plus réussis – et les plus rentables - de la saga cinématographique. Frakes s’imposait dès lors comme un réalisateur à suivre de près.

© Gilles Penso


Thema: Space Opera, Voyages dans le Temps, Extra-Terrestres, Futur, Robots

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