de Jonathan Frakes (Etats-Unis)
Avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, Brent Spiner, Levar Burton, Marina Sirtis, Donna Murphy, F. Murray Abraham, Anthony Zerbe


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Fort du succès artistique et financier de Star Trek Premier Contact, le réalisateur Jonathan Frakes s’efforce de garder le cap avec Star Trek Insurrection. Hélas, après une séquence introductive surprenante, le neuvième film de la saga se perd dans un script balourd qui semble vaguement s’inspirer des Horizons Perdus de Frank Capra sans parvenir à en approcher le mysticisme et la profondeur. Au début du film, l’androïde Data (Brent Spiner) devient fou et se met à attaquer un poste d’observation de la Fédération installé secrètement sur la planète Ba’ku.

A la demande de l’amiral Dougherty (Anthony Zerbe), le capitaine Picard (Patrick Stewart) et l’équipage de l’Enterprise mettent tout en œuvre pour arrêter Data et comprendre son changement de comportement. Sur place, ils découvrent un vaisseau holographique dissimulé dans un lac. Picard comprend alors que Dougherty complote avec la redoutable race des Son’ha pour voler au peuple Ba’ku, de pacifiques villageois vivant en harmonie avec la nature, leur secret de jeunesse éternelle. Picard, qui n’est pas insensible aux charmes de la belle Ba’ku Anji (Donna Murphy), va devoir désobéir aux ordres de sa hiérarchie (d’où le sous-titre d’Insurrection) pour éviter la déportation des six cents villageois…

F. Murray Abraham incarne un grand vilain parfaitement caricatural sous des tonnes de latex, tandis que Frakes joue tant qu’il peut la carte de la romance et de l’humour. Mais le niveau du film ne dépasse jamais celui d’un épisode moyen (les décors recyclent d’ailleurs en grande partie ceux des séries Star Trek la Nouvelle Génération et Star Trek Voyager) et l’on s’étonne que le réalisateur de Star Trek Premier Contact, considéré par beaucoup de fans comme le meilleur épisode de la saga initiée en 1979, n’ait pas su donner plus de souffle et de dynamisme à cet opus désespérément fade. Les trekkies superstitieux (il y en a !) invoquèrent même la malédiction des chiffres, selon une théorie affirmant que les
Star Trek pairs sont toujours plus réussis que les impairs. Une théorie qui laisse perplexe, évidemment. Quoique lorsqu’on se souvient de Star Trek 3, Star Trek 5 et Star Trek Générations

Le script de Michael Piller est en grande partie en cause – malgré une entrée en matière très intrigante et intelligemment mise en scène – et les comédiens ne font pas vraiment dans la dentelle. Seul Patrick Stewart tire vraiment son épingle du jeu, ce qui ne surprend guère puisque cet immense acteur a toujours su conserver son charisme en toutes circonstances (même lors des scènes de séduction qui pourraient pourtant facilement frôler le ridicule). Restent d’exceptionnels effets spéciaux, notamment des séquences spatiales qui, pour la première fois dans l’histoire de la série, sont intégralement numériques. On note aussi une très étonnante petite créature en image de synthèse dont le réalisme et l’expressivité sont souvent bluffants, ainsi que cet étonnant hologramme de vaisseau spatial immergé dans un lac. Evidemment, ni ces prouesses techniques, ni les belles envolées symphoniques de Jerry Goldsmith ne sauvent le film qui sombra bien vite dans un oubli poli.

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