de Gavin Hood (Etats-Unis)
Avec Hugh Jackman, Liev Schreiber, Danny Huston, Will.A.Am, Lynn Collins, Kevin Durand, Dominic Monaghan, Taylor Kitsch


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Après la désertion de Bryan Singer et l’accueil très modéré que les fans réservèrent au troisième épisode, la franchise 
X-Men semblait mal en point. La Fox sortit donc de son chapeau une idée très à la mode : la prequel. Pourquoi ne pas reprendre le concept à reculons en racontant les origines des mutants les plus populaires du Marvel Comic Group ? L’idée se tient, d’autant que Wolverine, le X-Man favori des bédéphiles, est un personnage amnésique à la recherche de ses racines, et qu’une porte s’ouvrait vers d’intéressantes révélations dans les deux premiers  X-Men.

La série X-Men Origins s’inaugure donc logiquement avec Logan que nous découvrons dans sa prime enfance, déjà détenteur de deux capacités surhumaines : une guérison instantanée de toutes ses blessures et des griffes rétractiles qui surgissent de ses poings. Son frère Victor possède des pouvoirs très similaires. Inséparables, ils participent à toutes les guerres et s’engagent finalement dans une unité spéciale constituée de mutants comme eux. Mais face aux exactions du commando, Logan se retire et coule des jours heureux au fin fond du Canada en compagnie d’une institutrice dont il est éperdument amoureux. Jusqu’à ce que son passé ne le rattrappe…

Investi plus que jamais dans le rôle de Wolverine, Hugh Jackman excelle comme toujours sous les traits de l’homme-bête aux griffes d’adamantium, tout en occupant sur le film un poste de producteur qui l’amène notamment à sélectionner ses partenaires de jeu. En ce sens, on ne peut que le féliciter du choix de Liev Schreiber pour incarner son frère et ennemi intime. Bestial, féroce, inquiétant, cet acteur aux mille visages (ont a pu l’apprécier dans des films aussi variés que
Scream, Jacob le Menteur ou Un Crime dans la Tête) constitue la nemesis idéale de Wolverine et participe aux séquences les plus intenses du film. Autre décision artistique inattendue : Gavin Hood derrière la caméra. Peu habitué au cinéma d’action, le réalisateur d’origine africaine s’était distingué avec Mon nom est Tsotsi, mais il faut bien avouer que sa patte transparaît peu dans X-Men Origins, tant le produit reste formaté aux normes du studio Fox.

Cette carence de personnalité ôte au film le supplément d’âme qui distinguaient 
Spider-Man, Iron Man, The Dark Knight ou Watchmen de leurs pairs. Mais l’implication des comédiens et les trouvailles du scénario rachètent en grande partie l’anonymat stylistique du film. Wolverine parvient en effet à retracer les premiers pas du super-héros en s’inspirant le plus fidèlement possible du comics original (malgré un changement de taille : ici, le super-vilain « Dents de Sabre » est devenu le frère de Logan) tout en mettant en scène de nombreux mutants non encore exploités par la saga (notamment Gambit et Deadpool) et en conservant une cohérence totale avec les faits relatés dans les trois films précédents. S’il pèche un peu par excès de rebondissements au cours du climax, le script remplit donc son office avec les honneurs, et ménage une place raisonnable pour les affrontements inter-mutants qui constituent évidemment les inévitables morceaux de bravoure du métrage et étonnent souvent par leur férocité et leur bestialité.

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