(Night at the Museum : Battle of the Smithsonian)
de Shawn Levy (Etats-Unis)
avec Ben Stiller, Amy Adams, Owen Wilson, Hank Azaria, Christopher Guest, Robin Williams, Alain Chabat, Steve Coogan


Voir la bande annonce

Le DVD est disponible ici

Louez le DVD ici

Le concept de La Nuit au Musée avait tout pour plaire : drôle, original, surprenant, susceptible de provoquer les situations les plus surréalistes et les plus spectaculaires… Le succès ayant été au rendez-vous, la mise en chantier d’un deuxième épisode était inévitable. L’équipe du premier film se reforme donc, avec un enthousiasme palpable, sans parvenir cependant à éviter les deux défauts traditionnels des séquelles de ce type : la perte de l’effet de surprise, et une volonté un peu vaine de dépasser l’opus précédent en terme de surenchère visuelle, quitte à frôler l’indigestion. Le scénario lui-même peine à raccrocher les wagons. Au début du film, le sympathique Larry Daley incarné par Ben Stiller est devenu un inventeur à succès.

A la tête d’une entreprise prospère, c’est désormais un homme comblé. Tout le contraire du personnage que nous découvrions au début du premier film – un raté incapable de garder un job ni d’assumer correctement son rôle de père. Dès lors, comment pousser ce protagoniste épanoui à réendosser l’uniforme d’un gardien de musée et à affronter de nouveaux dangers surnaturels ? Par l’entremise d’un prétexte scénaristique franchement évasif. Qu’on en juge : dans un souci de modernisation, toutes les figurines, animaux empaillés et autres vieilleries jadis exposées dans les vénérables galeries du musée d’histoire naturelle de la ville vont être déménagés dans un entrepôt du Smithsonian de Washington, le plus grand musée du monde.

Or la fameuse tablette égyptienne aux pouvoirs magiques fait également le voyage. La nuit venue, toutes les animations et personnages historiques prennent donc vie, y compris le maléfique pharaon Kahmunrah (Hank Azaria) qui décide de tyranniser le monde en s’adjoignant les services d’Al Capone, Ivan le Terrible et Napoléon. Pour éviter le pire, Larry reprend donc le costume bleu et la lampe de poche et s’en va guerroyer contre les artefacts du passé. Un plus grand musée, plus de personnages, plus d’effets spéciaux… La Nuit au Musée 2 joue donc la carte du « toujours plus » sans trop se soucier de la rigueur de sa narration. Sans être une déception colossale de l’ampleur d’un S.O.S. Fantômes 2, la séquelle déçoit donc un peu.

Mais le divertissement demeure total et la cocasserie des situations continue de stimuler régulièrement les zygomatiques, notamment lorsque Hank Azaria, hilarant en  pharaon déchu ivre de vengeance, essaie en vain de mener ses troupes et d’échafauder son plan machiavélique. Parmi ses lieutenants, on note la présence d’Alain Chabat sous la défroque de Napoléon. L’idée de casting est géniale, même si l’ex Nul force un peu trop sur la grimace et la gesticulation, gâchant une partie de son énorme potentiel comique. Côté effets spéciaux, on relèvera quelques réjouissantes nouveautés, notamment l’animation de toute une série d’œuvres artistiques (avec quelques passages « de l’autre côté du miroir ») ainsi que l’animation d’une gigantesque statue d’Abraham Lincoln et d’une pieuvre géante en quête d’eau. Ces deux « créatures » semblent tout droit issues d’un film de Ray Harryhausen, ce qui, évidemment, est loin de nous déplaire.

Tag(s) : #FILMS