charognard012.gifTélérama aime décidément l'odeur de la charogne. Déjà très fiers de leur putassier « Batman Assassin », les tristes rédacteurs du programme télévisé le plus nauséabond de l'histoire de la presse écrite continuent sur leur lancée en se repaissant cette fois sur la dépouille de Tony Scott. Sous la plume agressive d'un Jérémie Couston trop heureux de cracher son venin sur le cadavre d'un cinéaste pas assez cérébral à son goût, les insultes s'enchaînent :

 

« Aussi triste son suicide est-il, ne comptez pas sur nous pour porter au pinacle le réalisateur des énormes bouses boursoufflées que sont Top Gun, Jour de Tonnerre ou Unstoppable, son désormais chant du cygne, dont le montage stroboscopique nous a valu une entorse du nerf optique. A en croire les hommages qui pleuvent sur Twitter, cet aimable faiseur de blockbusters bas du front de Tony Scott, conspué par la critique toute sa vie pour d'excellentes raisons objectives, serait devenu l'équivalent d'Orson Welles. Oh, hé, calmos ! Que Tony Scott ait durablement souffert de la comparaison avec son frère aîné, le beaucoup plus doué Ridley Scott (réalisateur d'Alien, Gladiator ou Prometheus) est indéniable. Cette concurrence fraternelle explique, sans doute, en partie, sa dramatique disparition. »

 

Tony se serait donc suicidé parce qu'il était jaloux de Ridley ? Bravo ! Ça c'est une trouvaille. Vive le journalisme d'investigation. Ici Paris n'aurait sans doute pas proposé mieux. Mais monsieur Couston ne s'en tient pas là. Toute sa bile n'ayant pas encore été évacuée, il ose :  

 

« Son style, reconnaissable entre mille, a été forgé par ses années d'apprentissage dans la publicité et, difficile de le passer sous silence, son addiction notoire à la cocaïne. »

 

Même le journal TV le plus anodin qui soit, celui qu'on trouve devant les caisses des supermarchés et qui vante les amours naissantes de deux héros d'une téléréalité quelconque, vaut mille fois mieux qu'un Télérama se hissant d'un air hautain au-dessus de ses congénères tout en utilisant les mêmes arguments de vente que le pire des tabloïds. Dans un article précédent, je comparais ce chapelet de feuilles de choux à un rouleau de papier toilette. Je me trompais. Le papier toilette a une utilité. Télérama ne sert à rien.

 

© Gilles Penso

Catégorie: Coups de gueules et billets d'humeur

 

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