Mercredi 21 mai 2008
3
21
/05
/2008
14:06
(Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull)
de Steven Spielberg (Etats-Unis)
avec Harrison Ford, Karen Allen, Shia La Beouf, Cate Blanchett, Ray Winstone, John Hurt, Jim Broadbent, Andrew Divoff
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Lorsqu’Harrison Ford, Sean Connery, Denholm Elliott et John Rhys-Davies s’éloignèrent à dos de cheval à la fin d’Indiana Jones et
la Dernière Croisade, comme dans la dernière case d’un album de Lucky Luke, la saga semblait bel et bien terminée. Mais les héros des années 80 ont la peau dure. Après les retours
successifs de Rocky Balboa, John McLane et John Rambo, pourquoi un Indiana Jones sexagénaire n’aurait-il pas droit lui aussi à son come-back ? Repoussant sans cesse ce projet annoncé dès 1995,
George Lucas, Steven Spielberg et Harrison Ford ont enfin pu accorder leurs agendas et surtout s’appuyer sur un scénario propre à les satisfaire, œuvre de David Koepp (Jurassic Park, Spider-Man, La Guerre des Mondes).
L’action de ce quatrième épisode se situe au début des années 50, et après un nouveau jeu visuel sur le logo de la montagne Paramount, Spielberg nous ramène dans un lieu mythique : le colossal
entrepôt du gouvernement américain où était stockée l’Arche d’Alliance à la fin des Aventuriers de l’Arche Perdue. Là, de
vilains Soviétiques aussi caricaturaux que l’étaient les nazis des films précédents, menés d’une poigne de fer par l’officier Irina Spalko (Cate Blanchett), obligent Indiana Jones et son ami George
McHalle (Ray Winstone) à retrouver un mystérieux artefact : une caisse contenant un objet hautement magnétique, ramené de Roswell en 1947, dans laquelle gît un corps momifié qui n’a visiblement
rien d’humain… Sans la moindre retenue, ce quatrième Indiana Jones ose ainsi marier l’exotisme fantastique avec la science-fiction pure et dure, sans pour autant dénaturer les fondements de la
saga.
Au lieu d’opter pour un foisonnement numérique comme le fit Lucas pour la seconde trilogie Star Wars, Spielberg entend bien remonter aux sources. Il filme donc sur pellicule, privilégie les
cascades réelles et les effets spéciaux de plateau, et semble surtout se faire plaisir. Car cette quatrième aventure, tout autant imprégnée que les autres de l’ambiance des serials des années 30 et
des BD d’Hergé, ressemble surtout à une récréation, une pause détente que le cinéaste s’octroie après l’éprouvant Munich. Les acteurs s’en donnent à cœur joie, Shia La Beouf excelle dans le
rôle du sympathique « bad boy », les retrouvailles entre Harrison Ford et Karen Allen sont hilarantes, bref tout le monde semble prendre du bon temps.
Revers de la médaille, la rigueur scénaristique, le rythme serré et le découpage ciselé ne sont plus vraiment au rendez-vous, comme si l’équipe du film, trop confiante, gardait tranquillement la
bride sur le cou. Le récit n’a donc rien de vraiment palpitant, les séquences d’action ne marqueront pas les mémoires (à l’exception peut-être d’une folle poursuite motorisée dans la jungle et de
l’attaque d’une horde de fourmis voraces) et le climax digne d’X-Files risque d’en dérouter plus d’un. Le bonheur que procure le
visionnage d’Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal est donc principalement nostalgique, doublé de la promesse d’une nouvelle saga possible dont le héros serait Mutt Williams, le
propre fils d’Indy.
Par Gilles Penso
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Samedi 17 mai 2008
6
17
/05
/2008
19:10
(Close Encounters of the Third Kind)
de Steven Spielberg (Etats-Unis)
Avec Richard Dreyfuss, François Truffaut, Teri Gar, Melinda Dillon, Bob Balaban, Cary Guffey, Lance Henriksen
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Fan de SF depuis toujours, Steven Spielberg a pris avec Rencontres du Troisième Type le contre-pied des invasions extraterrestres agressives qui pullulaient sur les écrans depuis le début
des années 50, à l’exception de quelques perles rares comme Le Jour où la Terre s’arrêta. Plusieurs faits étranges introduisent le récit. Des avions disparus depuis la dernière guerre sont
retrouvés en parfait état de marche dans le désert mexicain. En ville, des pannes d’électricité surviennent soudain. Des chercheurs, dirigés par Claude Lacombe (François Truffaut), en déduisent une
future rencontre extra-terrestre. L’électricien Roy Neary (Richard Dreyfuss), Jillian Guiler (Melinda Dillon) et son fils Barry (Cary Guffey) ont reçu intuitivement un message des visiteurs.
Bientôt, Barry disparaît dans un flot de lumières et Roy quitte travail et famille pour se rendre sur le lieu de la rencontre…
Rarement film aura autant titillé l’imaginaire fébrile de l’enfant subsistant en chaque spectateur. Avec une sublime naïveté, Spielberg offre à son public en pleine béatitude les plus belles images
d’OVNI jamais filmées, des images que nous rêvions de voir « avant même notre naissance » d’après Ray Bradbury en personne ! A travers l’adulte encore immature interprété par Richard Dreyfuss, le
spectateur trouve un parfait terrain d’identification et de projection. Quasi surréaliste en pleine science-fiction, la présence de François Truffaut (un linguiste qui ne sait pas parler l’anglais
!) apporte une touche insolite supplémentaire du meilleur cru. Avec ce vaisseau spatial “déguisé” en voiture, ces hélicoptères pris pour des OVNIS, ces cinq notes de musique lancinantes d’origine
inconnue, cette forme montagneuse indéterminée, Spielberg joue avec les symboles et les faux-semblants.
Le surréalisme est aussi de la partie, sous la forme d’un navire échoué dans le désert de Gobi, ou d’un vaisseau mère gigantesque qui, bien qu’il soit plus gros qu’une montagne, réussit à se cacher
derrière elle. Deux plans qui figurent parmi les plus beaux trucages de l’histoire du cinéma. Rencontres du Troisième Type est enfin une parabole de la lumière divine apparue derrière la
Mont Sinaï, un extrait des Dix Commandements aperçu sur un écran de TV officialisant le parallèle. Douglas Trumbull (2001, Star Trek le film) a réalisé pour ce film quelques-uns des effets spéciaux les plus beaux de sa carrière, et John Williams a composé à l’occasion la plus étrange et la
plus envoûtante de ses partitions.
Même Carlo Rambaldi, d’ordinaire si peu inspiré (le King Kong de l’année précédente), a réalisé ici un extra-terrestre de toute beauté, nimbé de lumières surexposées. Rencontres du
Troisième Type est donc le film ultime sur les OVNIS, l’œuvre de référence. Abyss, Independence Day, les X-Files et bien d’autres lui doivent presque tout. On note que le film
existe dans trois versions distinctes : le montage original tel qu’il fut distribué en 1977, l’"édition spéciale" que Steven Spielberg ressortit en 1980, et une ultime édition spécifiquement
concoctée pour la sortie en DVD, qui contient les meilleurs passages des deux versions précédentes et qu’on sera donc tenté de préférer.
Par Gilles Penso
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Samedi 17 mai 2008
6
17
/05
/2008
16:50
(E.T. the extraterrestrial)
de Steven Spielberg (Etats-Unis)
Avec Henry Thomas, Dee Wallace-Stone, Robert MacNaughton, Drew Barrymore, Peter Coyote, K.C. Martel
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Après avoir tenté en vain une variation sur le thème des extra-terrestres via le projet « Nightskies » décrivant une attaque d’aliens belliqueux, Steven Spielberg est revenu à de plus paisibles
rencontres du troisième type avec E.T., dont le héros, Elliot, âgé de 10 ans, est marqué par le divorce de ses parents. A deux pas de chez lui, un petit extra-terrestre amateur de plantes a
été oublié sur terre par les siens. Recherché par des scientifiques avides d'informations, E.T. mourra s'il ne regagne pas rapidement sa planète. Elliot le découvre. Passée la peur naît une étrange
amitié…
Pour avoir adulé La Quatrième Dimension pendant sa jeunesse et avoir collaboré de près avec l’un des auteurs récurrents de cette mythique série TV, Richard Matheson, à l’occasion de
Duel, Steven Spielberg sait que les éléments fantastiques d’un film de science-fiction ont d’autant plus d’impact que le cadre dans lequel ils se déroulent
est familier, voire banal. D’où sa propension à situer la plupart de ses intrigues dans des banlieues résidentielles américaines, où il vécut lui-même. Le déchirement du voile rassurant de la
réalité n’en est que plus surprenant, sans compter le potentiel autobiographique d’une telle démarche. Or de tous ses films, le cinéaste reconnaît qu’E.T. est le plus personnel. Voilà sans
doute le secret de son succès colossal et de l’empathie générée autour de son hideux héros extra-terrestre. La sincérité serait-elle donc la clef de la réussite ?
Tant pis pour les détracteurs de Spielberg, persuadés que les grosses ficelles mélodramatiques et lacrymales eurent raison d’un public trop sensible. Si E.T. touche autant, c’est qu’il
raconte sans épure le rêve réel d’un enfant devenu metteur en scène, ce dernier faisant ici preuve d’une indéniable maîtrise du récit et de la dramaturgie. D'emblée, le film surprend par la qualité
picturale de ses images, le soin apporté aux éclairages et l'admirable composition de chacun des cadrages. Visuellement - et musicalement avec la très belle partition aérienne de John Williams - le
film est magistral. L'histoire, d'une très grande simplicité, est transcendée par la mise en scène particulièrement rigoureuse d'un réalisateur arrivé ici au sommet de son art. Assez curieusement,
E.T. semble constituer une sorte de préquelle de Rencontres du Troisième Type, le petit extra-terrestre égaré laissant présager une venue plus massive de ses semblables.
De nombreuses réminiscences bibliques sont présentes dans l’œuvre de Spielberg, et E.T. ne déroge évidemment pas à la règle. Le parcours de cet étranger faiseur de miracles, traqué, mort
puis ressuscité, n’est-il pas celui d’un être christique ? Malgré la tentation et les pressions dues au succès inespéré du film, et contrairement à ce qu’annonçait un roman pour enfants publié au
milieu des années 80 et narrant de nouvelles aventures du petit extra-terrestre, Spielberg eut le bon goût de ne pas en réaliser de séquelle. Il eut en revanche la très mauvaise idée d’en effectuer
un remontage vingt ans plus tard, insérant d’inutiles scènes coupées, des images de synthèse anachroniques, et modifiant des séquences entières pour effacer les fusils des policiers et les
remplacer par des lampes de poche !
Par Gilles Penso
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Samedi 17 mai 2008
6
17
/05
/2008
15:03
de Steven Spielberg (Etats-Unis)
Avec Richard Dreyfuss, Holly Hunter, Brad Johnson, John Goodman, Audrey Hepburn, Roberts Blossom
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Première tentative de Steven Spielberg dans l'exercice du remake, Always est une très honorable réussite, injustement ignorée au moment de sa sortie. Après Indiana Jones et la Dernière Croisade, les spectateurs s’attendaient sans doute à une nouvelle aventure épique digne d’une bande
dessinée ou d’un serial. Or Spielberg change volontairement de style et de cap, quitte à dérouter un peu son public. Par une astucieuse adaptation scénaristique, le pilote de guerre d’Un Nommé
Joe de Victor Fleming (le film qui sert d’inspiration à Always, et dont on pouvait voir un extrait dans Poltergeist) est devenu pilote de Canadair, ce qui nous vaut
d'époustouflants combats contre le feu, entièrement reconstitués via d’incroyables effets visuels à base de maquettes supervisés par ILM. Toutefois, la voie qu'emprunte Always
s'éloigne du spectaculaire au profit d'un fantastique empreint de légèreté, de simplicité et de tendresse, voire de poésie en certains moments
inspirés. Le choix des comédiens n'y est absolument pas étranger, puisque le film repose presque essentiellement sur eux.
Endeuillée s’efforçant maladroitement de réfréner ses émotions, Holly Hunter est extrêmement convaincante dans le rôle de Dorinda, qui vient de perdre son bien-aimé dans un de ces crash qu’elle
redoutait depuis longtemps. Richard Dreyfuss, acteur fétiche de Spielberg, héros de deux de ses plus grands films (Les Dents de
la Mer et Rencontres du Troisième
Type) campe un fantôme très attachant, partagé entre l'humour et l'amertume. Le père d’E.T. parvient à
éviter la larmoyance facile pour aborder le sujet avec un maximum de réalisme et de justesse. Entouré de son équipe habituelle, Spielberg s'est cependant octroyé les services du directeur de la
photographie Michael Salomon, auteur des images bleutées de Abyss, auquel Always fait allusion au cours d’un climax
aquatique. Notons au passage la belle idée d'utiliser Audrey Hepburn dans le rôle d'un ange. Ce qui nous ramène à l'époque du Choc des Titans où Laurence Olivier, Ursula Andress et Maggie Smith
incarnaient les dieux de l'Olympe.
Spielberg n’ayant pas son pareil pour piquer au vif l’intérêt des spectateurs dès les premières secondes de ses films, il nous offre un extraordinaire plan d’ouverture dans lequel le calme
somnolent de deux pêcheurs assoupis dans une barque est brutalement interrompu par l’entrée dans le champ d’un gigantesque Canadair venu recharger son réservoir juste derrière eux. C’est ce qui
s’appelle savoir entrer dans le vif du sujet. Virtuose du symbole et de la métonymie, il ponctue par ailleurs Always d’images simples mais très évocatrices, comme cette petite cuiller
entièrement pliée sur elle-même, que Dorinda tenait à la main pendant que Peter, en pleins cieux, était en difficulté. Sans le moindre dialogue, avec du langage cinématographique pur, l’angoisse et
l’appréhension nimbent tout l’écran. En ce domaine, Spielberg s’affirme comme un maestro et un digne héritier d’Alfred Hitchcock. Assez ironiquement, Tom Cruise se vit proposer à l’origine le rôle
de Ted Baker, qu’il refusa au profit de Brad Johnson. Il allait finalement retrouver Spielberg une décennie plus tard pour Minority Report et La Guerre des Mondes.
© Gilles Penso
Thema: Fantômes et Maisons Hantées
Par Gilles Penso
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Samedi 17 mai 2008
6
17
/05
/2008
15:01
(Hook)
de Steven Spielberg (Etats-Unis)
Avec Dustin Hoffman, Robin Williams, Julia Roberts, Bob Hoskins, Maggie Smith, Caroline Goodall
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Avec Hook, Steven Spielberg s’attaquait à la fois à un remake et à une suite du Peter Pan de Walt Disney, l’une des œuvres qui marquèrent durablement son enfance. Malgré sa promesse
de ne jamais grandir, Peter Pan est devenu adulte. Il s’est même marié et a eu des enfants. Aujourd’hui, il vit tranquillement aux Etats-Unis, porte le nom de Peter Banning, et s’est érigé au rang
de célèbre avocat. Hélas, son travail envahissant le pousse à délaisser ses enfants, et même – horreur absolue ! – à rater le match de base-ball de son fils. Un jour, il revient à Londres avec sa
famille pour les vacances de Noël. Son éternel ennemi, le Capitaine Crochet, en profite pour enlever ses enfants. Peter est alors contraint de replonger dans le monde de l’enfance oubliée, le Pays
Imaginaire, cet endroit magique où il s’appelait encore Peter Pan….
Steven Spielberg et Peter Pan : cette association semblait logique, voire inéluctable, d’autant que le projet traînait depuis près d’une décennie dans les tiroirs du wonder boy. Hélas, en se
réappropriant l’œuvre de James Barrie, le père d’E.T. semble s’être laissé aller à une forme de paresse que nous ne
lui connaissions pas. Toujours avide jusqu’alors d’innovations narratives, scéniques, scénaristiques, esthétiques, techniques, le cinéaste se repose ici sur ses acquis et n’invente plus rien. Il se
paye le plus prestigieux des castings hollywoodiens de l’époque, mais pas forcément le plus judicieux. Certes, on rêvait depuis longtemps de le voir diriger Dustin Hoffman (dont le registre n’est
pas si éloigné de celui de Richard Dreyfuss). Mais sous la défroque caricaturale du Capitaine Crochet, le sublime interprète du Lauréat et de Rain Man est à 10% de son potentiel.
Quant à Julia Roberts, malgré toute la sympathie qu’elle dégage, on ne peut s’empêcher d’appréhender son incarnation de la fée Clochette comme un non sens absolu. Une petite blonde pétillante comme
Meg Ryan n’aurait-elle pas été cent fois plus adaptée au rôle ?… En fait, Spielberg pensait initialement à Carrie Fisher, mais la Princesse Leïa de La Guerre des Etoiles n’avait plus vraiment l’âge requis pour jouer les fées. Elle participa cependant au film en apportant une
petite touche féminine au scénario de James V. Hart. Les spectateurs les plus attentifs le remarqueront même le temps d’une apparition très furtive aux côtés de George Lucas. D’autres stars font
leur petit « cameo » au fil du métrage, notamment Glenn Close et Steven Spielberg lui-même grimés en pirates.
Les décors de Hook ressemblent comme deux gouttes d’eau à ceux du dessin animé de Walt Disney, c’est indéniable, mais ils passent mal le cap de la prise de vues réelle, et la féerie qu’ils
veulent évoquer est bien trop artificielle pour séduire (les matte paintings 3D n’étaient alors pas aussi élaborés qu’aujourd’hui). Seule la bataille finale exhale un beau souffle épique, soutenue
par une partition emphatique de John Williams. Mais c’est bien peu pour plus de deux heures de métrage, et Spielberg fut le premier à reconnaître que le résultat final n’était pas vraiment à la
hauteur de ses espérances.
© Gilles Penso
Thema: Contes de Fées
Par Gilles Penso
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Vendredi 16 mai 2008
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16
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/2008
23:23
(The Lost World – Jurassic Park)
de Steven Spielberg (Etats-Unis)
Avec Jeff Goldblum, Julianne Moore, Richard Attenborough, Peter Postlethwaite, Richard Attenborough, Vince Vaughn
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Deux périodes distinctes partagent la carrière de Steven Spielberg. La première s’achève avec Jurassic Park. La seconde
commence avec Le Monde Perdu. Entre les deux, une œuvre définitive, bouleversante, irréversible, marqua à tout jamais le cinéaste : La Liste de Schindler. Reculant sans cesse la
réalisation de ce projet qui l’effrayait, essayant même de convaincre Roman Polanski ou Martin Scorcese de le réaliser à sa place, il le prit finalement à bras le corps en en fit le chef d’œuvre
que l’on sait. Mais en braquant ses caméras sur la Shoah, il changea sa manière d’appréhender le cinéma. Ecartant désormais les cadrages larges au Cinémascope, les éclairages trop artificiels
(comment oublier les nuits sublimement irréelles de Rencontres du
Troisième Type ou E.T. ?), les partitions chargées de thèmes épiques à la Richard
Wagner, les figures héroïques trop archétypales, il se mit en quête de réalisme, ce qu’Il Faut Sauver le Soldat Ryan allait confirmer avec un immense brio.
Comment, dans ce cas, aborder la suite de Jurassic Park ? Maladroitement, hélas. Il faut dire qu’avec le médiocre roman
de Michael Crichton comme point de départ (tellement moins palpitant que le précédent), Spielberg partait entravé d’un sérieux handicap. Le scénario de David Koepp s’éloigne donc du matériau
littéraire, reprend quelques éléments du premier livre (l’attaque de la petite fille par les minuscules compsognathus, le ptéranodon qui menace les héros) et semble surtout conçu pour accumuler les
scènes qui firent le succès du film précédent : la première apparition en plein jour des gigantesques herbivores, les véhicules des héros attaqués en pleine nuit et sous la pluie par un
tyrannosaure, l’assaut final des vélociraptors dans les locaux du parc…
Le fait que l’action se situe sur une île différente et que tout le casting (à l’exception de Jeff Goldblum et Richard Attenborough) ait changé n’ôte pas le sentiment de déjà-vu. L’effet de
surprise ne jouant plus, seules quelques idées visuelles font vraiment mouche, notamment la battue des raptors qui se camouflent dans les hautes herbes pour mieux fondre sur leurs victimes ou la
chasse aux dinosaures, variante antédiluvienne de celles d’Hatari. Le trop-plein de protagonistes empêche toute identification de la part du spectateur, et le summum de l’absurde est
probablement atteint dans cette scène impensable où la fille adoptive de Ian Malcolm effectue des figures d’acrobatie sur des barres parallèles pour affronter les raptors !
Si le premier Jurassic Park entretenait de nombreuses similitudes avec King Kong, cette séquelle se pare d’allusions encore plus flagrantes au classique de Schoedsack et Cooper. Cette fois-ci, le
tyrannosaure vedette est carrément ramené en ville dans un navire baptisé « Venture », comme celui qui transportait le gorille géant en 1933, et saccage la cité comme tout bon dinosaure qui se
respecte (est-ce pour justifier le titre de Monde Perdu emprunté sans vergogne à Arthur Conan Doyle ?). Renforçant la référence, la partition de John Williams oublie en grande partie les
thèmes composés dans le premier Jurassic Park pour imiter les accents martiaux de la musique de Max Steiner.
Par Gilles Penso
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Vendredi 16 mai 2008
5
16
/05
/2008
23:06
de Steven Spielberg (2001) – USA
Avec Haley Joel Osment, Jude Law, Frances O’Connor, Brendan Gleeson, Sam Robards, William Hurt, Jake Thomas
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Grand bruit fut fait autour de ce projet commun de Stanley Kubrick et Steven Spielberg, que ce dernier reprit seul à son compte après la mort du père de 2001. L’objet du film, ambitieux, est un
questionnement sur l’émotion chez les robots, avec comme clef de voûte un scénario écrit par Spielberg lui-même, exercice auquel il ne s’était livré qu’une seule fois auparavant, à l’occasion de
son chef d’œuvre Rencontres du Troisième
Type. Hélas, le résultat pèche par trop d’ambition, mais aussi par une incapacité manifeste à savoir sous quel angle aborder sa
thématique. Ainsi A.I. renferme-t-il plusieurs films en un, qui ne s’apprécient pas comme autant de niveaux de lecture parallèles, mais plutôt comme diverses approches du même sujet, pas
forcément complémentaires, juxtaposées de manière un peu arbitraires, et jamais vraiment approfondies.
Tout commence de fort prometteuse manière, dans un futur proche. Un couple, dont le petit garçon souffre d’une maladie qui le cloue dans un caisson, fait l’acquisition de David, un enfant robot
capable de sentiments et d’émotions. Les choses se passent à merveille, jusqu’au jour où le petit garçon est guéri et retrouve ses parents. S’ensuivent la jalousie, la rivalité et la cruauté
enfantine, qui vont pousser le petit androïde à commettre une erreur et à être abandonné dans la forêt, comme un Petit Poucet solitaire. Nous qui espérions un film sur la difficulté d’intégration
sociale des robots au sein des groupes humains, nous en sommes pour nos frais. Car à partir de là, c’est une toute autre histoire qui commence. Perdu dans les bois, David rencontre tout un tas de
freaks – en fait des robots en partie détruits qui se réparent comme ils peuvent en fouillant les décharges publiques – ainsi que Joe, un androïde gigolo interprété par Jude Law.
En cavale, ils échappent de peu à la « Foire de la Chair », une kermesse ultra-violente au cours de laquelle les humains détruisent les robots de mille et une manières. Nous voilà alors en pleine
ambiance Mad Max, dans un futurisme féroce et bestial, souligné par de maladroites guitares électriques que John Williams
intègre comme il peut à sa partition trépidante. Malgré quelques idées visuelles saisissantes – la montgolfière en forme de pleine lune, le petit ours animatronique – nous sommes pour le moins
déstabilisés. Les deux fugitifs gagnent ensuite la grande ville, car David est en quête d’identité. Cette partie du film trouve la majeure partie de ses atouts dans des effets spéciaux et des
décors dantesques, car pour le reste, l’intérêt s’étiole sérieusement.
Sans parler de la conclusion, qui se réfère lourdement à Pinocchio, sombre dans la larmoyance extrême avant de basculer dans le ridicule au moment de l’intervention saugrenue d’extra-terrestres en
3D du plus mauvais effet. Le film vire alors définitivement au n’importe quoi, s’achevant sur un étrange hommage au final de 2001, et laissant le spectateur complètement déboussolé. Autant
de moyens, d’idées et d’énergie sollicités pour passer à ce point à côté du sujet, voilà qui est plus que dommage. A ranger dans la catégorie des rares ratages artistiques de l’ami Steven, aux
côtés de Hook et du Monde
Perdu.
Par Gilles Penso
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Vendredi 16 mai 2008
5
16
/05
/2008
22:58
de Steven Spielberg (Etats-Unis)
Avec Tom Cruise, Colin Farrell, Steve Harris, Max Von Sydow, Samantha Morton, Kathryn Morris, Jessica Capshaw
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La nouvelle de Philip K. Dick est
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A.I. ayant été une cruelle déception, cette seconde incursion
de Steven Spielberg dans la SF futuriste était attendue avec une prudente circonspection. Mais c’était sans compter sur le formidable sens de l’innovation et que cultive inlassablement l’auteur
de Rencontres du Troisième Type. Et de fait, Minority Report, inspiré d’une nouvelle de Philip K. Dick, démarre sur des chapeaux de roue. Nous sommes en 2054, et la police de
Washington possède une division dite de « pré-crime » qui permet d’intervenir avant que les délits ne soient commis, grâce à trois êtres doués de pouvoir de divination, les précogs. Au service de
cette unité spéciale, John Anderton (Tom Cruise) apprend un jour qu’il est accusé d’un meurtre qu’il n’a pas encore commis. Devenu fugitif, il se retrouve pourchassé par sa propre équipe…
Dans le futur terriblement plausible de Minority Report, des caméras scannent les yeux des passants pour les abreuver de messages publicitaires personnalisés, les dessins sur les paquets de
céréales s’animent en chantant, les policiers sont équipés de réacteurs dorsaux et de matraques provoquant les vomissements, les images holographiques en relief sont omniprésentes… « L’idée
était de poser un dilemme au spectateur : le pré-crime représente-t-il une avancée technologique pour le bien de la société, ou une menace pour la liberté individuelle ? », nous raconte le
chef décorateur Alex McDowell. « Pour que le public ait le sentiment que les événements décrits dans le film pourraient un jour arriver, il fallait les situer dans un environnement réaliste,
directement inspiré du monde que nous connaissons. » (1)
Au milieu des multiples trouvailles du film, on trouve de moins convaincantes voitures aérodynamiques qui arpentent par milliers l’asphalte et les façades des buildings. Cette figure futuriste, qui
semble imposée depuis Blade Runner et ses imitations (Le Cinquième Elément, La Menace Fantôme), donne lieu à une poursuite peu crédible, laquelle semble n’exister que pour relancer une action sans doute jugée pas assez nerveuse. Cette petite
réserve mise à part, Minority Report est une formidable réussite, Spielberg s’étant efforcé de rester fidèle à l’esprit de Philip K. Dick, tout en payant son tribut à la meilleure adaptation
cinématographique de l’auteur à ce jour, l’incontournable Blade Runner. Du coup, tout comme le film de Ridley Scott, Minority Report est un film noir déguisé en récit de SF, nimbé
d’une étonnante photographie quasi monochrome.
Spielberg revient également à ses influences de jeunesse, autrement dit les films d’Hitchcock, comme au bon vieux temps de Duel et de Jaws, et John Williams renforce le trait
en composant une partition qui cligne par moments de l’œil vers Bernard Herrmann. Au fil du récit, on sent aussi des réminiscences de Brian de Palma (le formidable coup de théâtre dans l’hôtel), de
Strange Days (le protagoniste drogué aux souvenirs vidéo) ou de L.A. Confidential (la véritable identité du vilain), mais Minority Report n’en perd jamais son identité et sa
foncière originalité. Bref, du Spielberg grand cru. Pas le meilleur, contrairement à ce que clamait une presse exagérément enthousiaste, mais l’un de ceux qu’on marque d’une pierre blanche.
(1) propos recueillis par votre serviteur en juillet 2005
© Gilles Penso
Thema: Futur
Par Gilles Penso
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Vendredi 16 mai 2008
5
16
/05
/2008
22:51
(War of the Worlds)
de Steven Spielberg (Etats-Unis)
avec Tom Cruise, Dakota Fanning, Justin Chatwin, Miranda Otto, Tim Robbins, Rick Gonzalez, Yul Vazquez, Lenny Venito
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Le roman d'H.G. Wells est
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L’annonce d’une nouvelle Guerre des Mondes signée Steven Spielberg avait de quoi laisser perplexe. D’abord parce que les écrans ont été saturés d’invasions d’extra-terrestres agressifs
depuis des décennies, ensuite parce que le cinéaste a toujours opté pour une vision pacifiste du sujet, comme le prouvent ses deux chefs d’œuvre Rencontres du 3ème Type et E.T.
Mais ces deux arguments volent en éclat face à l’inventivité constante dont a toujours su faire preuve Spielberg, et à la noirceur qu’ont
acquis ses films depuis La Liste de Schindler. Contrairement au célèbre film de Byron Haskins, qui réadaptait très librement le texte d’H.G. Wells, le scénario de David Koepp suit ici
fidèlement les étapes de l’invasion extra-terrestre décrite par le romancier. Mais le contexte a été modernisé, et les personnages recentrés sur deux thématiques chères au réalisateur : l’individu
ordinaire confronté à une situation extraordinaire, et les liens qui unissent une famille recomposée.
Tom Cruise interprète donc Ray Ferrier, un docker new-yorkais divorcé qui entretient des relations épisodiques avec son fils de dix-sept ans Robbie et sa fille de onze ans Rachel. Alors qu’il se
voit confier leur garde le temps d’un week-end, un puissant orage éclate et la panique s’empare soudain de la ville. Car une monstrueuse machine vient de surgir du bitume, désintégrant tous ceux
qui passent à sa portée et annonçant une inéluctable offensive… Les séquences de destruction massive qui s’ensuivent atteignent les sommets du traumatisme spectaculaire, mais l’ambition de
Spielberg n’est ni pyrotechnique, ni numérique. La grande force de son film est de se situer à échelle humaine, ne nous décrivant l’ampleur du cataclysme que du point de vue de son héros.
Ici, nul montage parallèle décrivant des dizaines de protagonistes qui obéissent aux sempiternels quotas sociaux et raciaux, nul débat d’éminents scientifiques, nulle réunion au pentagone, nul
discours du président des Etats-Unis. Laissant ces clichés à Independence Day, Spielberg enterre ainsi Roland Emmerich, l’un de ses plus fervents imitateurs, et invente quasiment un nouveau
genre : le film catastrophe intimiste ! Ce qui ne l’empêche pas pour autant de livrer au public quelques nouvelles preuves de sa maestria visuelle, notamment lors du surgissement du premier tripode
hors du sol, lors des séquences d’émeutes hystériques, ou lors de l’attaque nocturne du ferry-boat.
Sans compter cette longue et éprouvante scène de suspense dans la cabane, qui nous renvoie à la fameuse intrusion des raptors dans la cuisine de Jurassic Park. Abandonnant son approche mélodique et thématique, John Williams nous livre ici une partition nerveuse, sourde et
inquiétante, empreinte d’influences classiques comme « Le Sacre du Printemps » de Stravinsky ou le « Sigfried » de Wagner. Quant à Janus Kaminski, il crée pour les besoins du film une lumière très
contrastée, laissant briller les regards dans l’obscurité comme dans les films noirs des années 40. En bonus, la chaleureuse voix de Morgan Freeman introduit et conclut le film, en reprenant
quasiment mot à mot le texte d’H.G. Wells.
Par Gilles Penso
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Publié dans : les films de Steven Spielberg
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Lundi 12 mai 2008
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12
/05
/2008
22:34
(Indiana Jones and the Last Crusade)
De Steven Spielberg (1989) - USA
Avec Harrison Ford, Sean Connery, Denholm Elliott, Alison Doody, John Rhys-Davies, Julian Glover, River Phoenix
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Pas tout à fait satisfaits par l’ambiance sombre et cauchemardesque dont ils avaient nimbé Indiana Jones et le Temple
Maudit, George Lucas et Steven Spielberg se sont efforcés de retourner aux sources du premier film pour cette Dernière Croisade. Les nazis, le maladroit Marcus Brody, le jovial
Sallam et les étudiants en archéologie sont donc de retour, l’Arche d’Alliance ayant été remplacée par le Graal. Du coup, ce troisième épisode prend presque les allures d’un remake des Aventuriers de l’Arche Perdue, et aurait viré au simple plagiat si le scénario n’avait pas intégré une idée extraordinaire :
mettre dans les pattes d’Indiana Jones son père, faire de ce père une espèce de professeur Tournesol excentrique, et surtout donner le rôle à Sean Connery. Ce choix apporte au personnage tout
l’humour et la symbolique nécessaires, puisque James Bond est le père spirituel d’Indiana Jones.
Pour enfoncer le clou et assouvir les goûts de Lucas en matière de « préquelles » (comme allait en témoigner sa reprise de la saga Star Wars), le prologue du film, petit chef d’œuvre d’action, d’humour référentiel et de démesure, nous présente Indiana Jones
encore adolescent. Interprété par River Phœnix, qui fut le fils d’Harrison Ford dans Mosquito Coast, le futur archéologue surprend un mystérieux étranger en train de profaner une tombe
indienne où repose la légendaire Croix de Coronado, et la lui subtilise pour la confier à un musée. Mais, après une poursuite effrénée dans un train de cirque traversant les étendues rocheuses de
l’Utah, le mercenaire récupère son bien. En 1938, sur le pont d’un petit cargo, Indiana Jones adulte réussit à récupérer la Croix de Coronado. De retour à l’université où il enseigne l’archéologie,
il est sollicité par un industriel fortuné, Walter Donovan, qui cherche à trouver le Saint Graal. Indy décline l’offre, mais se ravise en apprenant que son père, Henry Jones, a disparu au cours de
cette mission.
Ainsi, la quête du Graal, symbole celte puis chrétien de la connaissance et de l’éternité, se mue rapidement en quête du père. Et c’est là que résident l’intérêt majeur et le génie intrinsèque du
scénario d’Indiana Jones et la Dernière Croisade. Du coup, on en oublierait presque les incohérences narratives, les multiples faux raccords et les trucages terriblement maladroits qui
parsèment le film (les techniciens d’ILM étaient à l’époque débordés par les effets spéciaux d’Abyss et de S.O.S. Fantômes 2). De toute évidence, Spielberg s’est tant intéressé à ses
personnages qu’il semble en avoir négligé les séquences d’action, assez pataudes à l’exception de la formidable poursuite en side-car. Sans parler des multiples redites empruntées aux films
précédents : le temple rempli de pièges mortels, le convoi allemand pris en chasse par Indy à cheval, les maléfices surnaturels frappant ceux qui ont osé profaner l’objet sacré… Malgré ces
nombreuses réserves, le charme opère toujours, de manière presque miraculeuse, et Indiana Jones et la Dernière Croisade demeurera pour le public et pour l’équipe du film l’un des épisodes préférés
des aventures du célèbre archéologue au fouet et au Stetson.
Par Gilles Penso
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