les films de Jess Franco

Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 16:10
de Jess Franco (France/Belgique)
avec Lina Romay, Jack Taylor, Alice Arno, Monica Swinn, Jess Franco, Luis Barboo, Jean-Pierre Bouyxou, Raymond Hardy


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Vague adaptation du roman « Carmilla » de Sheridan le Fanu, La Comtesse Noire est une œuvre étrange qui s’efforce de marier l’érotisme et l’horreur, cocktail dont Jess Franco s’est fait une spécialité au fil des ans. Donnant pour la première fois la vedette à Lina Romay, son épouse et muse, le réalisateur de L’Horrible Docteur Orloff semble s’adonner corps et biens à la belle vampire qu’il filme, oubliant au passage tous les principes élémentaires d’une mise en scène cinématographique digne de ce nom. Le premier plan du film donne le ton. Au son d’une musique exagérément langoureuse, Lina Romay avance lentement dans les bois, une cape sur les épaules, des bottes noires aux  pieds, un slip minuscule cachant son sexe et ses seins exhibés sans retenue. Ne sachant visiblement pas du tout comment cadrer son héroïne, Franco promène sa caméra dans tous les sens, perd bien souvent la mise au point, zoome et dézoome jusqu’au vertige… La belle se dirige vers un fermier, le séduit, l’embrasse, puis le gratifie d’une gâterie buccale qui s’achève par un hurlement du jeune homme, lequel retentit dans toute la montagne.

La voix off nous apprend que nous venons de voir à l’œuvre la sanglante comtesse Irina de Karlstein, tandis que sa voiture (ornée d’une petite chauve-souris aux ailes articulées sur le capot avant) arpente une route de montagne. Nous voilà à présent dans un hôtel portugais, sur l’île de Madère. Alors qu’Irina se prélasse au bord de la piscine, une journaliste (Anna Wattican) lui fait part de son envie de l’interviewer (ce qui n’est pas évident dans la mesure où Irina est muette !). Le soir, fascinée par sa rencontre avec la comtesse, Anna rêvasse, nue dans son lit, tandis qu’Irina apparaît et disparaît avec des bruits de chauve-souris. Pour que l’intrigue avance un peu, un médecin légiste fait son apparition et délivre son rapport d’autopsie à un inspecteur de police. « Il a été tué par une bouche » dit-il sans rire, avant d’ajouter : « il a été mordu en plein orgasme par un vampire qui a avalé toute sa semence. » Le docteur Orloff (le patronyme préféré de Franco, apparemment) confirme que, selon la légende, elle assèche ses victimes et se nourrit de leurs hormones.

Ce que confirme la grande scène saphique du film, qui s’achève par la vampirisation de la victime et l’absorption du fluide vital. A cours de péripéties, Franco enchaîne sans sourciller les scènes érotiques absurdes, Lina Romay se frottant lascivement contre le barreau de son lit puis contre son polochon, se faisant mollement fouetter par une femme vampire contrariée, ou s’offrant à un grand moustachu qui s’est épris d’elle… Pendant ce temps, Orloff, qui est aveugle mais pas manchot, palpe allègrement la toison d’une victime féminine avant de décréter : « Les canines ont perforé les lèvres et déformé le clitoris. » Tout le film est à l’avenant, jusqu’à son final énonçant lourdement l’impossibilité, pour Irina, de connaître un jour l’amour. La Comtesse Noire existe dans une version classée X caviardée d’inserts pornographiques, sous le titre Les Avaleuses. Il est également connu en France sous le titre La Comtesse aux Seins Nus, le marché international ayant opté pour des titres variés, les plus courants étant Female Vampire et Erotikill.

© Gilles Penso

Thema: Vampires
Par Gilles Penso - Publié dans : les films de Jess Franco - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 20:17
de Jess Franco (France/Espagne)
Avec Helmut Berger, Brigitte Lahaie, Chris Mitchum, Telly Savalas, Stéphane Audran, Florence Guérin, Caroline Munro


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Fasciné par
Les Yeux sans Visage, qu’il avait fidèlement imité dans L’Horrible Docteur Orloff en 1962, Jess Franco tente là une nouvelle variante sur le thème, la fin des années 80 lui permettant de ne plus se réfréner en matière d’horreur et d’érotisme. Ici, le docteur Flamand (Helmut Berger), dirige la Clinique des Mimosas à Saint-Cloud et délivre aux vieilles bourgeoises dont il ravale la façade des lieux communs flatteurs du genre « n’oubliez pas que votre corps est un temple. » Adepte du ménage à trois, il passe une soirée bien arrosée dans le beau Paris, lorsque surgit une ancienne patiente mécontente de son opération. Au lieu de gifler le docteur ou de l’attaquer en justice, elle utilise une méthode autant expéditive qu’improbable : une fiole d’acide dont elle arrose le visage de sa petite amie Ingrid.

Dès lors, avec l’aide de son infirmière préférée (Brigitte Lahaie), Flamand va capturer des jeunes femmes pour tenter de restaurer la beauté de la malheureuse. Le refrain est connu, mais Les Prédateurs de la Nuit surprend par la régularité et l’excès de ses séquences gore (il faut dire que le film s’inspire largement du théâtre Grand-Guignol, et notamment du classique « Une Leçon à la Salpétrière » écrit en 1908 par André de Lorde) . On se souviendra en particulier de Gordon, l’assistant désaxé et obsédé sexuel qui tranche net d’un coup de machette les mains d’une patiente, des gros plans insistants sur le faciès défiguré d’Ingrid, de la seringue plantée dans l’œil d’une patiente, de l’écorchage vif d’un visage, d’une décapitation à la tronçonneuse suivie d’un baiser nécrophile, du gigolo égorgé avec une paire de ciseaux, de la tête décomposée infestée de vers, d’une infirmière trépanée à la perceuse, et surtout de l’opération elle-même, remake rouge vif de celle des
Yeux Sans Visage. La gratuité et le jusqu’auboutisme de ces ponctuations horrifiques évoquent parfois Lucio Fulci, et leur impact repose beaucoup sur les remarquables maquillages de Jacques Gastineau.

Autre élément récréatif du film : un casting international et hétéroclite. Caroline Munro incarne une des victimes du docteur (elle passe le plus clair du film en petite culotte) ; Telly Savalas joue avec conviction son père, un businessman new yorkais prêt à tout pour la retrouver ; Stéphane Audran est une patiente indiscrète qui tente de faire chanter le docteur ; Howard Vernon fait une apparition dans le rôle qu’il interprétait dans L’Horrible Docteur Orloff (les connaisseurs apprécient le clin d’œil, d’autant que sa femme est interprétée par Lina Romay, égérie de Jess Franco) ; Anton Diffring joue un ancien chirurgien nazi qui seconde Flamand dans l’opération ; quant à Florence Guérin, elle joue son propre rôle avec beaucoup d’auto-dérision. Outrageusement eighties dans son look et dans sa musique (les scènes de boîte de nuit sont involontairement hilarantes), le film collectionne également les clichés touristiques parisiens, de la Tour Eiffel aux Champs-Elysées en passant par l’hôtel Concorde Lafayette. Excessif de bout en bout, pas subtil pour un sou, Les Prédateurs de la Nuit demeure pourtant l’une des imitations les plus distrayantes et les plus drôles du chef d’œuvre de Georges Franju.

© Gilles Penso

Thema: Médecine en folie
Par Gilles Penso - Publié dans : les films de Jess Franco - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 19:55
de Jesus Franco (France)
Avec Christina Von Blanc, Britt Nichols, Rosa Palomar, Anne Libert, Howard Vernon, Paul Muller, Jess Franco, Nicole Guettard

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Une Vierge chez les Morts-Vivants
est l’un des films que Jess Franco préfère, et qu’il imagina suite à la lecture d’un poème espagnol dissertant sur la vie et la mort. Si le titre trompeur laisse imaginer une histoire de zombies, aucun cadavre ambulant n’y pointe pourtant le bout de son nez décomposé. Franco avoue d’ailleurs détester ce titre, tout comme sa seconde appellation officielle, Christina Princesse de l’Erotisme, qui fut utilisée lors de certaines exploitations en France pour renforcer le caractère olé-olé de cette œuvre finalement assez inoffensive. Les distributeurs n’hésitèrent pas non plus à remonter le film à leur guise, y incorporant des extraits du calamiteux Lac des Morts-Vivants bricolé par Jean Rollin. Débarrassé de ces oripeaux artificiels, Une Vierge chez les Morts-Vivants s’apprécie comme un conte fantastique tout entier centré sur le personnage de la jolie Christina Benson incarnée par Christina Von Blanc.

Quittant son collège londonien à l’annonce de la mort de son père, la jeune fille part rejoindre la famille qu’elle ne connaît pas dans un château perdu quelque part dans la campagne européenne. L’oncle Howard (Howard Vernon), la tante Abigail (Rosa Palomar), la cousine Carmencé (Britt Nichols) et le serviteur muet Basilio (Jess Franco himself) ont tous un comportement assez étrange. La nuit, étendue nue dans son lit (elle est tout de même censée être la « princesse de l’érotisme » !), Christina fait des cauchemars récurrents. Son père lui apparaît pendu dans la forêt, Carmencé s’ébat lascivement avec une jeune aveugle dont elle suce le sang, et elle-même se voit victime d’un sacrifice humain. Mais sont-ce des rêves ? Pourquoi tous les habitants de la région sont-ils persuadés que le château est inhabité depuis des années ? Et si cette « famille » était en réalité constituée de fantômes ? En déclarant « nous ne sommes pas faits pour avoir à nos côtés une fille vivante, fraîche et douce », l’oncle Howard semble corroborer cette inquiétante hypothèse.

Tourné entièrement au Portugal, Une Vierge chez les Morts-Vivants est émaillé de séquences poétiques que soutient une belle musique mélancolique de Bruno Nicolaï, notamment lorsque le défunt père de Christina est inexorablement emporté par la Reine des Ténèbres, puis glisse dans les bois, toujours accroché à sa corde de pendu. Le film n’est pas non plus dénué d’humour, comme en témoigne cette parodie de lecture de testament au cours de laquelle les propos du notaire sont parfaitement incompréhensibles. Mais la lenteur extrême du récit et sa confusion totale entraînent bien souvent l’ennui malgré sa courte durée (une heure quinze à peine). Et que dire de cette séquence absurde où Christina, découvrant au pied de son lit une sculpture de sexe masculin qu’elle envoie valdinguer, s’entend dire : « Il ne faut pas casser le Grand Phallus ! Maintenant, la malédiction est sur nous ! » ? La poésie macabre reprend le dessus lorsqu’Howard Vernon conclue le film avec solennité : « Ce n’est pas la mort qui a vaincu la vie, mais la vie qui mène toujours à la mort. Nous retournerons pour toujours sur les rives du Styx, errant dans les marais sans jamais atteindre l’autre rive. Que le destin s’accomplisse. » Mine de rien, voilà une belle définition de ce qu’est un fantôme.

© Gilles Penso

Théma: Fantômes
Par Gilles Penso - Publié dans : les films de Jess Franco - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 17:57
(El Conde Dracula)
de Jesus Franco (Espagne/Allemagne/Italie/Grande-Bretagne)
avec Christopher Lee, Fred Williams, Paul Müller, Herbert Lom, Klaus Kinski, Maria Rohm, Soledad Miranda, Jack Taylor


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Les Nuits de Dracula
est en rupture avec les productions Hammer, et c’est probablement ce qui séduisit Christopher Lee, las de jouer les utilités grimaçantes au sein d’une franchise vieillissante et usée. Ici, les décors en studio ont été remplacés par des sites naturels, et la stylisation a été évacuée au profit d’un maximum de réalisme. Le scénario, pour sa part, ne réserve pas beaucoup de surprises : au cours du prologue, le jeune avocat anglais Jonathan Harker (Fred Williams) se rend au château transylvanien de Dracula pour conclure une affaire. Lors de sa première nuit sur place, il rêve de trois belles femmes vampires et à l’aube, il découvre avec stupeur son hôte endormi dans une tombe. Harker s’évanouit… pour se réveiller à Bucarest, dans le sanatorium du docteur Van Helsing (Herbert Lom). Ce dernier croit à l’étrange récit du jeune homme, d’autant qu’il abrite dans une cellule capitonnée une victime du vampire, le pauvre Renfield (un Klaus Kinski hallucinant). Bientôt, Harker reçoit la visite des très photogéniques Mina (Maria Rohm) et Lucy (Soledad Miranda), qui viennent s’installer dans le sanatorium. Mais très vite, cette dernière tombe sous les crocs de Dracula…

Le look de Dracula n’a ici rien à voir avec celui auquel Christopher Lee nous avaiot habitué jusqu’alors. C’est un vieil homme aux cheveux blancs et à la moustache fournie, ravivant avec émotion les souvenirs de sa noble famille (et inscrivant du même coup le mythe dans le contexte historique emprunté à Vlad Tepes, ce que reprendra à son compte Francis Coppola 22 ans plus tard). Mais ce retour aux sources n’évite pas pour autant les lieux communs. Ainsi, les villageois frissonnent dès qu’on prononce le nom de Dracula, le grand miroir ne réfléchit pas le vampire, les portes grincent, les animaux font de drôles de bruits la nuit, les chandeliers sont couverts de toiles d’araignées, les chauve-souris volètent à la fenêtre… Quant à la mise en scène de Jess Franco elle s’avère une fois de plus très approximative. Les cadres sont hésitants, les mouvements de caméra peu assurés, les coups de zoom intempestifs, le montage maladroit.

Du coup, même la musique de Bruno Nicolai, loin d’être inintéressante, souffre d’une utilisation aléatoire et répétitive amenuisant considérablement son efficacité. Les Nuits de Dracula oscille ainsi entre les séquences d’épouvante inspirées voire quasi-surréalistes (les animaux empaillés qui s’agitent en poussant des cris) et les moments involontairement risibles (les deux héros qui jettent des rochers en carton-pâte sur une procession). Dracula périt finalement dans les flammes, via un trucage assez grotesque qui combine du feu surimpressionné avec des fondus enchaînés de faciès vieillissants. Cette nouvelle adaptation est donc pétrie de bonnes intentions, mais le résultat n’arrive pas à la cheville du moins intéressant des Dracula de la Hammer, et pâlit sans cesse de la comparaison avec le magistral Cauchemar de Dracula qui, lui aussi, structurait son scénario autour du roman de Bram Stoker – moins fidèlement, certes, mais ô combien plus magistralement.

© Gilles Penso

Thema: Dracula, Vampires
Par Gilles Penso - Publié dans : les films de Jess Franco - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 17:31
(Gritos en la Noche)
de Jess Franco (Espagne/France)
avec Howard Vernon, Ricardo Valle, Diana Lorys, Conrado San Martin, Perla Cristal, Maria Silva, Mara Laso, Venancio Muro

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Pour  son premier film d’épouvante, Jess Franco est allé chercher l’inspiration du côté de Georges Franju, son Horrible Docteur Orloff étant un remake à peine déguisé des
Yeux Sans Visage sortis sur les écrans français deux ans plus tôt. Succédant à Pierre Brasseur, Howard Vernon (l’acteur fétiche de Franco qui joua dans plus de quarante de ses films) incarne donc le docteur Orloff du titre, un chirurgien rendu fou de chagrin lorsque sa fille Melissa fut défiguré au cours d’un incendie dans son propre laboratoire. Pendant six mois, il l’a maintenue en vie, assassinant cinq jeunes filles pour reconstruire son visage avec une peau neuve. Tout ceci a un petit air de déjà vu, n’est-ce pas ? Mais Franco étant un amateur de péripéties rocambolesques et de visions fantasmagoriques, il ajoute à ce refrain connu quelques éléments de son cru. Le plus mémorable d’entre eux est Morpho (Ricardo Valle), une espèce de robot à tête humaine, drapé de noir comme Dracula, dont les yeux ressemblent presque à des balles de ping-pong et dont le maquillage blafard évoque celui de Christopher Lee dans Frankenstein s’est échappé.

Cliniquement mort, cet ancien tueur psychopathe a été « ressuscité » par Orloff, qui s’en sert désormais de fidèle serviteur. Errant nuitamment dans les rues parisiennes, les deux hommes capturent leurs proies féminines, les camouflent dans un cercueil, les trimballent dans une carriole, puis dans une barque jusque dans un laboratoire secret dissimulé dans un sinistre château digne des films Universal. Le film est d’ailleurs serti dans une magnifique photographie noir et blanc, signée, Godofredo Pacheco, laquelle crève l’écran lors des séquences nocturnes dans les ruelles pavées du début du siècle, ainsi que dans les intérieurs expressionnistes du château. La police finit par se pencher sérieusement sur l’affaire, via l’inspecteur Tanner (Conrado San Martin) et son bras droit, dont les joutes verbales apportent un humour bienvenu et inattendu en pareil contexte. L’enquête policière elle-même prend une tournure plutôt intéressante, notamment au cours de la séquence du portrait robot, où les témoignages contradictoires permettent de comprendre que les malfrats sont deux individus distincts.

Ainsi, même si l’intrigue emprunte des voies fort connues et s’achemine vers un dénouement prévisible, le film se suit sans déplaisir. Notamment lorsque la célèbre ballerine Wanda Bronsky (Diana Lorys), fiancée de Tanner, décide de mener sa propre enquête en se faisant passer pour une fille de joie, quitte à servir elle-même d’appât au sinistre Orloff. L’érotisme et l’horreur, qui feront partie intégrante de l’œuvre à venir de Jess Franco, sont déjà présents, mais à l’état embryonnaire (une paire de seins par ci, un visage décomposé par là), et le cinéaste fait ici preuve d’une précision et d’une minutie qu’on ne retrouvera guère dans ses mises en scène futures. Comme si L’Horrible Docteur Orloff avait été conçu pour qu’ils puisse démontrer son savoir-faire technique afin der mieux s’en défaire ultérieurement et de livrer des œuvres plus brutes et plus conceptuelles.

© Gilles Penso

Thema: Médecine en folie
Par Gilles Penso - Publié dans : les films de Jess Franco - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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  • Journaliste, scénariste et réalisateur, je suis tombé dans le chaudron du cinéma fantastique depuis que je porte des couches-culottes et depuis, les soucoupes volantes, les gorilles géants et les dinosaures font partie de mon quotidien…

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