les Star Trek

Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 02:40
Le 14 mars 2009, j'ai pu rencontrer J.J. Abrams lors de son passage à Paris pour la promotion de Star Trek. Voici un extrait des propos que j'ai pu recueillir auprès du cinéaste…

Par Gilles Penso - Publié dans : les Star Trek - Communauté : The SciFi Geeks
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 02:33
« Espace… Frontière de l'infini… » Lancée sur orbite en 1966, la série Star Trek créée par Gene Roddenberry a démarré en douceur, pour finalement s'imposer en quelque décennies comme un véritable objet de culte rameutant des fans du monde entier. Plusieurs autres séries suivirent, ainsi que toute une saga parallèle conçue pour le grand écran. Voici les onze longs-métrages consacrés au vaisseau Enterprise et à son vaillant équipage…


1979: Star Trek le film de Robert Wise
1982: Star Trek 2: la colère de Khan de Nicholas Meyer
1984: Star Trek 3: à la recherche de Spock de Leonard Nimoy
1986: Star Trek 4: Retour sur Terre de Leonard Nimoy
1989: Star Trek 5 : L'Ultime Frontière de William Shatner
1991: Star Trek 6 : Terre Inconnue de Nicholas Meyer
1994: Star Trek Générations de David Carson
1996: Star Trek Premier Contact de Jonathan Frakes
1998: Star Trek Insurrection de Jonathan Frakes
2002: Star Trek Nemesis de Stuart Baird
2009: Star Trek de J.J. Abrams


Par Gilles Penso - Publié dans : les Star Trek - Communauté : The SciFi Geeks
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 15:21
de Stuart Baird (Etats-Unis)
Avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, Brent Spiner, Levar Burton, Michael Dorn, Marina Sirtis, Gates McFadden


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Quatre ans séparent Star Trek Insurrection de Star Trek Nemesis. Nicholas Meyer, réalisateur des excellents épisodes 2 et 6, fut un temps envisagé pour redorer le blason de la saga, mais le talentueux cinéaste se désista lorsqu’il apprit qu’on ne le laisserait pas retoucher le scénario. C’est donc Stuart Baird, ancien monteur des films de Richard Donner et réalisateur d’U.S. Marshall, qui prend le relais. Sa mise en scène s’avère régulièrement rythmée par d’ébouriffantes séquences d’action, mais le script est plutôt sommaire. L'équipage de l'Enterprise a pour mission de rétablir les liens diplomatiques entre la Fédération et le peuple de Romulus. Sur place, le commandant Picard découvre que cette planète a été assujettie par Shinzon, un humain jadis réduit en esclavage puis cloné à... son image ! Et comme tous les vilains, celui-ci envisage de détruire la Terre...

Le film démarre sur des chapeaux de roue, avec un prologue au cours duquel le sénat romulien (qui n’a rien à envier à celui de Rome) est anéanti par une arme chimique provoquant la décomposition avancée de tous ses membres. Ce massacre surprenant s’enchaîne avec une séquence de course-poursuite à la
Mad Max, au beau milieu d’une planète rocailleuse, où le capitaine Picard, le klingon Worf et l’androïde Data, dans un bolide lunaire aux allures de Lem amélioré, récupèrent les pièces détachées d’un robot jumeau de Data puis sont pris en chasse par des barbares armés jusqu’aux dents. Le reste du métrage n’est hélas pas du même acabit.

Certes, Stuart Baird s’efforce de collectionner d’autres séquences d’action nerveuses (notamment la fuite de Picard et Data dans les coursives du vaisseau romulien avec une navette « scorpion »), les effets de maquillage sont franchement réussis, la partition énergique modernise avec inventivité les thèmes de Jerry Goldsmith et Alexander Courage et le personnage de Shinzon nous offre de belles confrontations avec Picard (« Que suis-je pendant que tu existes ? », lui lance-t-il en proie à une angoisse existentielle. « Rien qu’une ombre ? Un écho ? »). Malgré tout, Star Trek Nemesis ne parvient jamais à impliquer le spectateur ni à atteindre le souffle épique et la dimension politique inhérents au concept créé par Gene Roddenberry.

Le film s’achève sur un sacrifice qui n’est pas sans évoquer celui de Monsieur Spock à la fin de Star Trek 2, mais la séquence ne parvient pas pour autant à susciter l’émotion qui serait de mise en pareil contexte. Excellent technicien, Stuart Baird ne possède visiblement pas la sensibilité d’un metteur en scène et d’un narrateur dignes de ce nom, et le résultat à l’écran en pâtit. Moins raté qu’on a bien voulu le dire (il suffit de se souvenir de l’effroyable Star Trek 5 pour relativiser l’échec artistique de celui-ci), Star Trek Nemesis fut pourtant le film le moins rentable de la saga et ne connut pas les honneurs d’une sortie en salles en nos contrées. Après le banal Star Trek Insurrection, on aurait donc pu le considérer comme un chant du cygne définitif de la franchise
Star Trek… Jusqu’à ce que J.J. Abrams ne reprenne les choses en main quelque sept ans plus tard.

Par Gilles Penso - Publié dans : les Star Trek - Communauté : The SciFi Geeks
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 14:38
de Jonathan Frakes (Etats-Unis)
Avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, Brent Spiner, Levar Burton, Marina Sirtis, Donna Murphy, F. Murray Abraham, Anthony Zerbe


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Fort du succès artistique et financier de Star Trek Premier Contact, le réalisateur Jonathan Frakes s’efforce de garder le cap avec Star Trek Insurrection. Hélas, après une séquence introductive surprenante, le neuvième film de la saga se perd dans un script balourd qui semble vaguement s’inspirer des Horizons Perdus de Frank Capra sans parvenir à en approcher le mysticisme et la profondeur. Au début du film, l’androïde Data (Brent Spiner) devient fou et se met à attaquer un poste d’observation de la Fédération installé secrètement sur la planète Ba’ku.

A la demande de l’amiral Dougherty (Anthony Zerbe), le capitaine Picard (Patrick Stewart) et l’équipage de l’Enterprise mettent tout en œuvre pour arrêter Data et comprendre son changement de comportement. Sur place, ils découvrent un vaisseau holographique dissimulé dans un lac. Picard comprend alors que Dougherty complote avec la redoutable race des Son’ha pour voler au peuple Ba’ku, de pacifiques villageois vivant en harmonie avec la nature, leur secret de jeunesse éternelle. Picard, qui n’est pas insensible aux charmes de la belle Ba’ku Anji (Donna Murphy), va devoir désobéir aux ordres de sa hiérarchie (d’où le sous-titre d’Insurrection) pour éviter la déportation des six cents villageois…

F. Murray Abraham incarne un grand vilain parfaitement caricatural sous des tonnes de latex, tandis que Frakes joue tant qu’il peut la carte de la romance et de l’humour. Mais le niveau du film ne dépasse jamais celui d’un épisode moyen (les décors recyclent d’ailleurs en grande partie ceux des séries Star Trek la Nouvelle Génération et Star Trek Voyager) et l’on s’étonne que le réalisateur de Star Trek Premier Contact, considéré par beaucoup de fans comme le meilleur épisode de la saga initiée en 1979, n’ait pas su donner plus de souffle et de dynamisme à cet opus désespérément fade. Les trekkies superstitieux (il y en a !) invoquèrent même la malédiction des chiffres, selon une théorie affirmant que les
Star Trek pairs sont toujours plus réussis que les impairs. Une théorie qui laisse perplexe, évidemment. Quoique lorsqu’on se souvient de Star Trek 3, Star Trek 5 et Star Trek Générations

Le script de Michael Piller est en grande partie en cause – malgré une entrée en matière très intrigante et intelligemment mise en scène – et les comédiens ne font pas vraiment dans la dentelle. Seul Patrick Stewart tire vraiment son épingle du jeu, ce qui ne surprend guère puisque cet immense acteur a toujours su conserver son charisme en toutes circonstances (même lors des scènes de séduction qui pourraient pourtant facilement frôler le ridicule). Restent d’exceptionnels effets spéciaux, notamment des séquences spatiales qui, pour la première fois dans l’histoire de la série, sont intégralement numériques. On note aussi une très étonnante petite créature en image de synthèse dont le réalisme et l’expressivité sont souvent bluffants, ainsi que cet étonnant hologramme de vaisseau spatial immergé dans un lac. Evidemment, ni ces prouesses techniques, ni les belles envolées symphoniques de Jerry Goldsmith ne sauvent le film qui sombra bien vite dans un oubli poli.

Par Gilles Penso - Publié dans : les Star Trek - Communauté : The SciFi Geeks
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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /Avr /2009 09:52
(Star Trek : First Contact)
de Jonathan Frakes (Etats-Unis)
avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, Brent Spiner, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis


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Après avoir dirigé plusieurs épisodes de séries TV, l’acteur/réalisateur Jonathan Frakes passe pour la première fois à la mise en scène pour le grand écran à l’occasion de ce huitième Star Trek version cinéma et s’en tire avec les honneurs. Le film démarre sur des chapeaux de roue et son rythme reste soutenu d’un bout à l’autre. Il faut dire que les scénaristes ont eu la bonne idée de redonner la vedette aux méchants les plus redoutables qu’ait jamais rencontré l’équipage de l’Enterprise, toutes générations confondues. Il s’agit des Borgs, d’abominables cyborgs dotés d’un cerveau commun et fonctionnant selon le modèle d’une ruche. Leur but : assimiler tous ceux qu’ils croisent et se multiplier jusqu’à devenir la seule forme de vie de l’univers.

Après un mémorable affrontement contre le capitaine Jean-Luc Picard dans un des épisodes de Star Trek la Nouvelle Génération, les voilà de retour, en cette bonne vieille année 2373, avec un stratagème qu’ils semblent avoir emprunté à
Terminator : revenir dans le passé, exactement 310 ans plus tôt, à l’époque où les humains ont établi leur premier contact avec une race extra-terrestre, afin d’empêcher la création de la Fédération et d’asseoir très tôt leur suprématie. L’équipage de l’Enterprise les suit donc dans le vortex spatio-temporel et tente de convaincre les humains du passé de s’allier à eux pour enrayer les plans des Borgs. Le film se pare de séquences à suspense fort efficaces, notamment l’affrontement en apesanteur à flanc de vaisseau ou le climax au cours duquel Picard est en bien mauvaise posture.

Avide des meilleures références filmiques possible, Jonathan Frakes visionna attentivement Les Dents de la Mer,
Rencontres du Troisième Type, Alien, Blade Runner et Aliens avant d’attaquer la mise en scène de Star Trek Premier Contact. Comme références, on connaît pire ! Des effets spéciaux très étonnants émaillent également le récit, l’un des moindres n’étant pas la tête de la reine des Borgs qui est suspendue dans les airs puis vient se fixer sur son corps, le tout en plan-séquence. Autre séquence mémorable : la bataille spatiale qui oppose plusieurs vaisseaux de la Fédération au gigantesque cube volant des Borgs. Selon la rumeur, un Faucon Millenium est dissimulé parmi les vaisseaux s’agitant au cours de ce titanesque pugilat. Les plus observateurs seront invités à vérifier la véracité de cette information !

Côté casting, on s’étonne face à la performance à contre-emploi de James Cromwell. Habitué aux personnages stricts et propres sur eux (Babe, L’Effaceur, L.A. Confidential), il incarne ici le professeur Zefram Cochrane, un scientifique excentrique, alcoolique et fou de rock’n roll. Pilier régulier de la série, le compositeur Jerry Goldsmith a mêlé le fameux motif générique de la série des années 60, celui, magnifique, qu’il créa pour
Star Trek le film, et un nouveau thème lyrique de toute beauté. Il n’est donc pas le moindre des maillons qui ont contribué au succès de ce huitième Star Trek, l’un des épisodes les plus réussis – et les plus rentables - de la saga cinématographique. Frakes s’imposait dès lors comme un réalisateur à suivre de près.

© Gilles Penso


Thema: Space Opera, Voyages dans le Temps, Extra-Terrestres, Futur, Robots

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Par Gilles Penso - Publié dans : les Star Trek - Communauté : The SciFi Geeks
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Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /Avr /2009 23:42
(Star Trek Generations)
De David Carson (Etats-Unis)
Avec Patrick Stewart, William Shatner, Jonathan Frakes, Brent Spiner, Malcom McDowell, Michael Dorn, Walter Koenig


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Le capitaine Kirk et son équipage ayant terminé en beauté leurs aventures dans Star Trek 6 et la série Star Trek la Nouvelle Génération connaissant un succès croissant, la logique poussa Paramount à mettre en vedette le nouvel équipage dans ce septième épisode cinématographique budgétisé à 35 millions de dollars. Cependant, pour prendre le relais, une dernière apparition de Kirk et de ses compagnons s‘imposait. Peu motivés par le scénario, Leonard Nimoy, qui se vit pourtant proposer le poste de réalisateur en plus de son rôle habituel de Spock, et George Takei se retirèrent du projet. Quant à DeForrest Kelley, il ne put se rendre fidèle au poste pour des raisons de santé déclinante. Le vénérable interprète du docteur McCoy allait passer l’arme à gauche cinq ans plus tard d’un cancer de l’estomac. William Shatner, Walter Koenig et James Doohan assurent donc le relais.

Au début du film, Kirk, Scotty et Chekov assistent au lancement de l'Enterprise B et à son voyage inaugural vers Pluton. Or le vaisseau capte un SOS du Lakul, transporteur chargé de réfugiés. Le Capt Harriman décide de secourir le Lakul, mais n'arrive à sauver qu'un tiers de ses occupants, dont le Dr Soran (Malcolm McDowell) qui exige d'être ramené sur sa planète. Le Lakul implose peu après, sous l'effet d'un champ gravitationnel qui endommage l'Enterprise. Kirk, qui tenait une manœuvre désespérée pour sauver le vaisseau, est aspiré dans le vide. 78 ans plus tard, l'Enterprise D, sous le commandement de Jean-Luc Picard, reçoit un signal de détresse de l'étoile Armagosa, assaillie par un détachement Romulien…

Réalisé par David Carson, un habitué de Star Trek la Nouvelle Génération, le film part d’une idée intéressante (créer une rencontre entre les deux générations, par le biais d'un paradoxe spatio-temporel) mais manque singulièrement de rythme, de lyrisme et d'humour. L’androïde Data (Brent Spiner) tente bien d'égayer l'histoire en exacerbant des émotions humaines mal contrôlées, mais chacune de ses tentatives tombe à plat. Le Vortex, censé représenter un lieu de bonheur absolu plus attirant encore que le chant des sirènes, se résume à un repas de Noël en famille pour Picard et à une ferme tranquille pour Kirk. Difficile d'imaginer qu'un homme (en l'occurrence Malcolm McDowell, sous-exploité en méchant sans surprises) soit capable de dévaster l'univers pour y replonger. « Le temps est le feu dans lequel nous brûlons », déclame-t-il avec emphase.

La scène la plus spectaculaire du film est sans doute l'atterrissage en catastrophe de l'Enterprise, servie par des effets spéciaux extraordinaires qui s'avèrent, d'une manière générale, les éléments les mieux maîtrisés du film. Mixant les dernières avancées technologiques en matière de maquettes et d’images de synthèse, ils sont une fois de plus signés par l’équipe d’ILM. Notons aussi quelques belles idées visuelles, comme l'équipage nouvelle génération célébrant la promotion du lieutenant Worf sur un galion du 18ème siècle, ou la bouteille de champagne qui traverse l'espace, au cours du générique, pour se briser sur l'Enterprise.

Par Gilles Penso - Publié dans : les Star Trek - Communauté : The SciFi Geeks
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Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /Avr /2009 11:18

(Star Trek 6 : the Undiscovered Country)
de Nicholas Meyer (Etats-Unis)
Avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, Walter Koenig, Nichelle Nichols


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L’échec artistique et financier de Star Trek 5 provoqua un certain remue-ménage au sein de la Paramount. Soucieux de dynamiser une franchise bien mal en point, le producteur Harve Bennet proposa un Starfleet Academy racontant la jeunesse de l’équipage de l’Entreprise (Ethan Hawke fut envisagé dans le rôle du jeune Kirk, et John Cusack dans celui de Spock). Rejetant cette idée (la « prequel » n’étant pas encore à la mode), le studio s’orienta vers un nouvel épisode plus « classique », doté d’un modeste budget de 26 millions de dollars. L’idée était de donner une dernière fois la vedette à l’équipage classique afin de pouvoir consacrer les futurs longs-métrages à celui de la nouvelle génération.

Après Star Trek 2, Nicholas Meyer reprend ainsi les commandes, laissées vacantes par un William Shatner plus habile en capitaine qu'en metteur en scène, et insuffle à ce sixième
Star Trek cinématographique une dimension politique du plus grand intérêt. Après tout, la vraie richesse de la science-fiction a toujours été d'extrapoler à partir des événements réels (scientifiques mais aussi ethnologiques, politiques ou sociaux). Cette approche relie un peu le film à quelques épisodes de la série originale qui n'hésitaient pas non plus à se servir de l'anticipation comme prétexte à des paraboles sociales où il était question de racisme, de guerre, de neutralité de ventes d'arme, etc. S’inspirant de la catastrophe de Tchernobyl, de la crise des missiles cubains de 1962 et du rôle de Gorbatchev dans le rapprochement Est-Ouest et de l’effondrement du communisme, Meyer et Denny Martin Flinn rédigent un script brillant.

A cause de l'explosion de l'une de ses lunes, l'empire Klingon s'apprête à se morceler, ce qui ne fait pas l'affaire de la Fédération. A trois mois de la retraite, le capitaine Kirk, à bord de l'Enterprise, est envoyé en mission pour rencontrer Gorkon, un Klingon pacifiste, désireux de réaliser une alliance avec la Fédération. Mais Gorkon est assassiné par des forces conservatrices avant que le traité ne soit signé. Accusés du meurtre par un Klingon aux allures de pirate, James Kirk et le docteur McCoy se retrouvent dans une prison galactique d'où ils parviennent à s'évader grâce à une créature humanoïde (incarnée par le top model Imam) qui change de forme à loisir grâce à des morphings assez efficaces (bien que leur impact ait été banalisé par le clip « Black or White » de Michael Jackson et ses innombrables imitations).

Car les effets visuels d’ILM bénéficient cette fois ci des vertus du traitement numérique. Dans ce domaine, on se souviendra surtout de la scène du meurtre en apesanteur, où le sang des victimes s’échappe de leur corps sous forme de bulles flottantes, ou encore des magnifiques vues de l’Enterprise quittant sa base. La partition musicale de Cliff Eidelman, en revanche, s'avère moins mémorable que les splendeurs symphoniques composées par Jerry Goldsmith et James Horner. Star Trek 6, assurément l’un des meilleurs épisodes de la série sur grand écran, marque officiellement les adieux de l’équipage de l’Enterprise, désormais à la retraite. Au cours du générique de fin, chaque interprète officialise ces adieux en signant son nom à la main.

Par Gilles Penso - Publié dans : les Star Trek - Communauté : The SciFi Geeks
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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 16:15
(Star Trek 5 : the Final Frontier)
de William Shatner (Etats-Unis)
Avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, Walter Koenig, Nichelle Nichols, Laurence Luckinbill


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Après Leonard Nimoy, William Shatner se retrouve à son tour derrière la caméra. Hélas, le capitaine Kirk s'avère bien moins doué que Monsieur Spock en matière de réalisation, d'autant que le scénario médiocre de ce cinquième Star Trek n'est pas pour lui faciliter la tâche. Sybok (incarné par Lawrence Luckinbill, après les désistements de Max Von Sydow et Sean Connery), un Vulcain persuadé de sa mission mystique, s'est vu chasser de sa planète pour avoir professé des idéaux peu orthodoxes. D'après lui, pour atteindre le véritable savoir, l'émotion doit supplanter la logique, ce que réfutent complètement ses congénères vulcains, comme chacun sait. Depuis, il erre de planète en planète.

En pleine zone neutre, il s'empare de trois diplomates sur Nimbus III, planète de la Paix Galactique. Le vaisseau de guerre Klingon que commande le capitaine Klaa est alors envoyé sur les lieux de l'enlèvement, tandis que Kirk, Spock et le docteur McCoy sont chargés de régler le problème. Arrachés à leurs vacances terrestres (pendant lesquelles ils chantent « au clair de la lune » autour d’un feu de camp), les fidèles compagnons regagnent l'USS Enterprise. Agissant en véritable envoyé de Dieu messianique, Sybok s'empare de leur vaisseau par la ruse et contraint toute l'équipe à tenter la folle traversée de la grande barrière, pour rejoindre le centre de l'Univers.

L'intrigue mystico-philosophique de ce cinquième volet tente vainement de retrouver la dimension métaphysique du classique de Robert Wise, en vain. L’un des plus gros handicaps du film, qui ne cesse de croître au fil des épisodes cinématographiques, est l'âge des acteurs qui affecte sérieusement le réalisme de leurs rôles. On sent, ça et là, des références maladroites à La Guerre des Étoiles (avec une énième copie du Cantina Bar) et de
2001 l'Odysée de l'Espace (à travers le voyage vers l'Ultime frontière). Enfin - et hélas - cette séquelle souffre d'un manque cruel de subtiité. Comment ne pas être désarmé par cet humour gras, ces dialogues lourdingues et ces scènes gratuites ? Dans ce domaine, la danse d'Uhura, censée exhaler un érotisme exotique irrésistible, atteint les sommets du grotesque (cette idée n’était au départ qu’une boutade du scénariste David Loughery, visiblement prise très au sérieux par Shatner).

La finesse d’écriture d’un Nicholas Meyer – sollicité par la production pour une révision du script, mais peu intéressé par l’offre – n’eut pas été inutile. ILM étant occupé par les effets visuels de S.O.S. Fantômes 2 et
Indiana Jones et la Dernière Croisade, les effets de Star Trek 5 furent confiés au superviseur Brian Ferren, qui ne démérite pas en nous offrant de magnifiques visions de l’Enterprise sous toutes ses coutures. Il s’agit d’un des rares éléments réjouissants de ce catastrophique épisode, avec une partition de Jerry Goldsmith toujours aussi flamboyante. Boudé par le public aux Etats-Unis, Star Trek 5 sortit directement en vidéo en France. La franchise semblait moribonde. Ce n’était heureusement qu’une mauvaise passe, comme allait le prouver le magistral épisode suivant.

Par Gilles Penso - Publié dans : les Star Trek - Communauté : The SciFi Geeks
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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 18:58
(Star Trek 4 : the Voyage Home)
De Leonard Nimoy (Etats-Unis)
Avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, Walter Koenig, Nichelle Nichols, Catherine Hicks


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Après un troisième Star Trek inégal, Leonard Nimoy, qui semble s'être pris au jeu, signe la réalisation de cette nouvelle séquelle. Le résultat s'avère ici plus réjouissant, dans la mesure où le film exhale une légèreté et un second degré pleinement assumés. D’amiral, Kirk est ici rétrogradé au rang de capitaine pour avoir enfreint les règles de la Starfleet dans l’épisode précédent. Le scénario, co-écrit par Steve Meerson, Peter Krikes, Harve Bennett et Nicholas Meyer (auteur et réalisateur du très réussi Star Trek 2) oblige nos héros à remonter le temps pour retrouver une baleine en voie d’extinction, seule capable, par son chant, de communiquer avec une sonde extra-terrestre qui menace de détruire la Terre.

Le côté tragédie classique des épisodes précédents fait ici place à un comique de situation tranquillement exploité par la déambulation en plein San Francisco du vingtième siècle de l'équipage légèrement anachronique de l'Enterprise. Nicholas Meyer est ici en terrain connu, puisqu’il aborda déjà la thématique du voyage dans le temps à l’occasion de l’inventif C’était demain avec Malcolm McDowell et David Warner (il en profite même pour écrire quelques bouts de scène qu’il n’avait pas pu exploiter dans son propre film). On retrouve ici l'esprit de certains épisodes de la série originale qui s'amusaient à transporter ses héros dans le passé. La finesse n'est certes pas toujours de mise (Spock adoptant un look de hippie sur le retour avec un bandana dissimulant ses oreilles pointues vaut son pesant de cacahouètes !), mais la tournure écologique du scénario offre d'intéressantes perspectives environnementales.

Prévu pour intégrer le casting du film, Eddie Murphy dut décliner l’offre à cause du tournage de Golden Child, programmé en même temps que celui de Star Trek 4 (d’autant que Paramount ne souhaitait pas particulièrement mixer ses deux franchises les plus populaires du moment,
Star Trek et Le Flic de Beverly Hills). C’est donc Catherine Hicks, choisie par William Shatner lui-même, qui reprend un rôle proche de celui que Murphy était censé incarner. Les effets spéciaux d'ILM confèrent au film un côté volontiers spectaculaire. Le voyage dans le temps est ainsi visualisé par des images de synthèse assez novatrices pour l’époque (dans la lignée du projet Genesis de Star Trek 2), les baleines qui s’ébattent avec grâce en pleine mer sont des marionnettes animatroniques d’un mètre vingt ultra-réalistes (filmées dans un bassin sur le parking de la Paramount) et le Golden Gate Bridge survolé par de gigantesques vaisseaux spatiaux est une très belle maquette en perspective forcée.

Suite à un drame tristement célèbre survenu à l’époque, le film s’ouvre sur un texte introductif annonçant : « Les acteurs et l’équipe de Star Trek souhaitent dédier ce film aux hommes et aux femmes de la navette spatiale Challenger dont l’esprit courageux vivra jusqu’au vingt-troisième siècle et au-delà. ». Cet hommage entérine les liens étroits tissés entre la saga de Gene Roddenberry et la NASA, laquelle n’ayant pas hésité, rappelons-le, à baptiser « Enterprise » l’une de ses navettes spatiales.

© Gilles Penso

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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 14:04
(Star Trek 3 : the Search for Spock)
de Leonard Nimoy (Etats-Unis)
Avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, Walter Koenig, Robin Curtis, Christopher Lloyd


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Le scénario de ce troisième épisode fait directement suite à celui du film précédent, lien qui n'existait pas entre les deux premiers
Star Trek conçus pour le grand écran. Dès le titre, nous voilà prévenus : Monsieur Spock n'est pas mort. Il faut dire que les trekkies ont très mal avalé le décès de leur Vulcain favori, et que leur avis a un poids suffisamment important pour influer sur les décisions des scénaristes et des producteurs. Tout le film se centre donc sur la résurrection de l’homme aux oreilles pointues, à partir d'une idée de base assez bien dénichée, déjà en germe dans le second Star Trek.

Et, ironie du sort ou judicieuse décision ne manquant pas d'humour, c'est Leonard Nimoy lui-même qui réalise le film, comme pour le marquer davantage de sa présence. A l’origine, le talentueux Nicholas Meyer, déjà signataire du film précédent, aurait dû réaliser celui-ci, mais le concept même de la résurrection de Spock, absurde à ses yeux, l’incita à décliner la proposition. James Goldstone (Le Jour de la Fin du Monde) fut alors envisagé pour le remplacer, jusqu’à ce que Nimoy lui-même ne fasse connaître aux producteurs ses envies pressantes de passer derrière la caméra (il avait déjà à l’époque une petite expérience de téléaste).

Au cours du prologue de Star Trek 3, l'Enterprise regagne la Terre, bien endommagé à la suite du combat livré contre le barbare Khan. Le lieutenant Saavik et le professeur Marcus atterrissent quelques temps après sur la planète Genesis, afin d'établir des recherches. Le nouveau monde a cependant évolué d'étrange façon et attiré l'attention du commandant Kruge, un chef Klingon belliqueux qui veut utiliser les secrets de la planète afin de développer les pouvoirs de l'empire Klingon. Pendant ce temps, sur Terre, l'amiral Kirk reçoit des preuves que Spock peut être encore en vie. En effet, son « katra », autrement dit son esprit, s'est réfugié à l’intérieur du docteur McCoy. Les officiers supérieurs commandant l'Enterprise se réunissent alors chez Kirk, bientôt rejoints par l'ambassadeur Sarek, le propre père de Spock.

Au fil de ce scénario un tantinet chaotique, on retrouve donc la belle vulcaine Saavik (cette fois-ci Robin Curtis remplace Kirstie Alley, laquelle réclamait un cachet exorbitant) ainsi qu’un très curieux chien Klingon. La première partie du film se traîne un peu fastidieusement sans susciter un très grand intérêt. La seconde moitié, en revanche, s'articule autour d'un suspense assez fort, tandis que Spock (interprété tour à tour par cinq comédiens de plus en plus âgés) est enfin vaillant et prêt à en découdre. Dommage que les effets spéciaux liés à l’anéantissement de Genesis soient si peu efficaces. Le producteur/scénariste Harve Bennett, envisageant déjà une nouvelle génération, n’hésite pas à faire détruire l’Enterprise et faire assassiner David, le fils de Kirk, par les Klingons. On notera que le super-vilain de cet épisode, un chef Klingon nommé Kruge, est interprété par Christopher Lloyd, futur Doc de
Retour vers le Futur et futur Fester de La Famille Addams. Ici, sous les impressionnantes prothèses de Tom Burman, il n'est guère reconnaissable.

© Gilles Penso

Thema: Space Opera, Extra-Terrestres, Futur
Par Gilles Penso - Publié dans : les Star Trek - Communauté : The SciFi Geeks
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