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« Ce n’est pas le temps qui passe, mais nous qui passons dans le temps. » (Albert Einstein)


Avec ses perceptions limitées et ses manifestes méconnaissances des lois mécaniques régissant son univers, l’homme a inventé la notion de temps, motivé par une farouche envie de contrôler le cours de son existence. Les historiens se sont dès lors mis en tête de raconter le passé, les prophètes de prédire l’avenir, tandis que calendriers et montres permirent de quantifier et mesurer une notion somme toute très peu tangible. Mais il fallait se rassurer, et des esprits cartésiens comme Isaac Newton s’employèrent à définir le temps comme un élément « absolu, vrai et mathématique ». Les auteurs de science-fiction, relayés par les cinéastes, eurent tôt fait de briser la linéarité apparente de la trajectoire temporelle pour imaginer des voyages en avant ou en arrière, concrétisant ainsi le fameux continuum à quatre dimensions mis en évidence dès 1916 par Albert Einstein dans sa théorie de la relativité générale.

« Ne sommes-nous pas tous des voyageurs du temps dont le flux irréversible nous conduit inéluctablement de la naissance à la mort ? » s’interrogeait Jacques Baudou dans son « Guide de la Science-Fiction. » Qu’ils soient scientifiques (
La Machine à Explorer le Temps), paranormaux (L’Effet Papillon), alchimiques (Les Visiteurs) ou volontairement inexpliqués (Quelque Part dans le Temps), les voyages dans le temps traînent dans leur sillage une cohorte de paradoxes d’une foisonnante richesse. Les scénaristes se divisent dès lors en deux grandes familles : les déterministes, pour lesquels le temps est une courbe immuable dont rien ne pourra jamais modifier le cours (La Planète des Singes, L’Armée des 12 Singes), et les partisans du libre-arbitre, chez qui le temps prend la forme de multiples trajectoires parallèles susceptibles à tout moment de se substituer les unes aux autres (Retour vers le Futur, Terminator).

A ces deux écoles, on peut ajouter toutes sortes de récits puisant leur inspiration dans les paradoxes temporels en tout genre, , du fameux « bégaiement » répétitif d’un même événement (Un Jour sans Fin, Rétroaction) au pont surnaturel jeté entre deux époques distinctes (Fréquence Interdite) en passant par les diverses altérations du cours du temps (Top Chrono).

© Gilles Penso

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FILMS CHRONIQUÉS :
1944: C'est arrivé demain de René Clair
1960: La Machine à Explorer le Temps de George Pal
1968: La Planète des Singes de Franklin J. Schaffner  
1979: C'était demain de Nicholas Meyer
1983: La Quatrième Dimension de John Landis, Steven Spielberg, Joe Dante et George Miller
1984: Philadelphia Experiment de Stewart Raffill
1984: Terminator de James Cameron
1985: Retour vers le Futur de Robert Zemeckis
1986: Star Trek 4: Retour sur Terre de Leonard Nimoy
1991: Terminator 2 : Le Jugement Dernier de James Cameron
1992: L'Armée des Ténèbres de Sam Raimi

1994: Star Trek Générations de David Carson
1995: L'Armée des 12 Singes de Terry Gilliam
1996: Star Trek Premier Contact de Jonathan Frakes
2000: Fréquence Interdite de Gregory Hoblit
2001: La Machine à Explorer le Temps de Simon Wells
2003: Terminator 3 : le Soulèvement des Machines de Jonathan Mostow
2006: Entre deux Rives d'Alejandro Agresti
2006:
Déjà Vu de Tony Scott
2008:
Le Royaume Interdit de Rob Minkoff
2008: L'Etrange Histoire de Benjamin Button de David Fincher
2011: Case Départ de Lionel Steketee, Fabrice Eboué et Thomas Ngijol
2011: Detention de Joseph Khan
2012: Men in Black 3 de Barry Sonnenfeld
2012: Looper de Rian Johnson