Partager l'article ! théma: LES VOYAGES DANS LE TEMPS: « Ce n’est pas le temps qui passe, mais nous qui passons dans le tem ...
Avec ses perceptions limitées et ses manifestes méconnaissances des lois mécaniques régissant son univers, l’homme a inventé la notion de temps, motivé par une farouche envie de contrôler le
cours de son existence. Les historiens se sont dès lors mis en tête de raconter le passé, les prophètes de prédire l’avenir, tandis que calendriers et montres permirent de quantifier et mesurer
une notion somme toute très peu tangible. Mais il fallait se rassurer, et des esprits cartésiens comme Isaac Newton s’employèrent à définir le temps comme un élément « absolu, vrai et
mathématique ». Les auteurs de science-fiction, relayés par les cinéastes, eurent tôt fait de briser la linéarité apparente de la trajectoire temporelle pour imaginer des voyages en avant ou en
arrière, concrétisant ainsi le fameux continuum à quatre dimensions mis en évidence dès 1916 par Albert Einstein dans sa théorie de la relativité générale.
« Ne sommes-nous pas tous des voyageurs du temps dont le flux irréversible nous conduit inéluctablement de la naissance à la mort ? » s’interrogeait Jacques Baudou dans son « Guide de la
Science-Fiction. » Qu’ils soient scientifiques (La Machine à
Explorer le Temps), paranormaux (L’Effet Papillon), alchimiques (Les
Visiteurs) ou volontairement inexpliqués (Quelque Part dans le Temps), les voyages dans le temps traînent dans leur sillage une cohorte de paradoxes d’une foisonnante
richesse. Les scénaristes se divisent dès lors en deux grandes familles : les déterministes, pour lesquels le temps est une courbe immuable dont rien ne pourra jamais modifier le cours
(La Planète
des Singes, L’Armée des 12 Singes), et les partisans du libre-arbitre, chez qui le temps prend la forme de multiples trajectoires
parallèles susceptibles à tout moment de se substituer les unes aux autres (Retour vers le Futur, Terminator).
A ces deux écoles, on peut ajouter toutes sortes de récits puisant leur inspiration dans les
paradoxes temporels en tout genre, , du fameux « bégaiement » répétitif d’un même événement (Un
Jour sans Fin, Rétroaction) au pont surnaturel jeté entre deux époques distinctes (Fréquence Interdite) en passant par les diverses altérations du cours du temps
(Top Chrono).
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