

Dans ce troisième épisode, l’extra-terrestre Trina s’est installée sur Terre pour étudier le comportement érotique des humains…
VIRGIN HUNTERS 3 : AGENTS OF PASSION
2017 – USA
Réalisé par Cybil Richards
Avec Dru Berrymore, Chelsea Blue, Maya Divine, Felony, Mary Jane, Justine Joli, Monica Mayhem, Syren, Tina Tyler, Ava Vincent, Teri Weigel, Keri Windsor
THEMA EXTRA-TERRESTRES I SAGA CHARLES BAND
S’ils sont respectivement sortis en 2016 et 2017, Virgin Hunters 2 et 3 ont pourtant été tournés une douzaine d’années plus tôt, l’un à la suite de l’autre, mais auront mis un temps fou à sortir des placards pour alimenter discrètement les plateformes de streaming. Contrairement aux nombreux autres films de science-fiction du catalogue Surrender, qui ponctuent généreusement de séquences érotiques des intrigues filiformes mêlant souvent des extra-terrestres, des robots, des voyages dans le temps et des vaisseaux spatiaux, voire les quatre en même temps, Virgin Hunters 3 ne prend même pas la peine de prétexter la moindre trame narrative. Femalien, Petticoat Planet, Lolita 2000, The Exotic Time Machine, Veronica 2030, Pleasurecraft ou Andromina ne couraient certes pas le risque de concourir pour l’Oscar du meilleur scénario, mais tentaient tout de même d’égayer les spectateurs avec une poignée de péripéties science-fictionnelles souvent humoristiques. Rien de tel ici. Virgin Hunters 3 se contente en effet d’enchaîner les strip-tease et les coucheries sur un rythme effréné mais quasiment sans fil conducteur. De ce point de vue-là, la scénariste et réalisatrice Cybil Richards ne s’est pas beaucoup foulé la rate, c’est le moins qu’on puisse dire.


L’introduction tente pourtant de raccorder ce film avec le précédent en ébauchant un semblant d’histoire. Nous apprenons donc que Trina (Dru Berrymore), l’extra-terrestre issue du peuple des Alterians, qui évita aux Terriens de végéter dans une vie morose sans plaisirs charnels, est de retour. Invitée à s’installer sur notre planète pour éduquer les masses aux joies de l’exultation corporelle et pour étudier le comportement sexuel des humains, elle dirige désormais le bureau des affaires virginales, spécialement créé pour elle. Pourquoi pas ? Sauf que les quarante premières minutes du film se déroulent dans un lieu unique – une chambre à coucher – et alternent deux actions parallèles manifestement situées dans deux temporalités différentes qui n’ont pas grand-chose à voir avec ce que nous a raconté le prologue. La première concerne Trina et ses deux soubrettes, la seconde une maîtresse dominatrice et ses deux esclaves. Rien ne semble à priori lier ces différents personnages, si ce n’est une sorte de lit magique qui, quand on entre en contact avec lui, éveille la libido et fait vivre des moments d’extase intense.
Le bureau des affaires virginales
La seconde moitié du métrage change de décor. Nous sommes désormais dans le bureau de Trina, qui écoute avec beaucoup d’attention le compte-rendu de ses deux assistantes, lié à la description d’attitudes érotiques déviantes sur la Terre. D’autres personnages s’invitent dès lors dans le film, au fil de séquences qui semblent avoir été montées de manière aléatoire pour pouvoir rallonger la durée du film. Virgin Hunters 3 égrène donc les vignettes polissonnes (où les filles se déshabillent, se caressent, se douchent, jouent à des jeux SM, s’accouplent à deux ou trois dans toutes les positions possibles), brièvement entrecoupées de dialogues récités sans la moindre conviction par des actrices manifestement plus à l’aise avec leur corps qu’avec leur élocution. Seul point notable dans ce troisième épisode : un casting exclusivement féminin, laissant imaginer que le public visé, lui, est majoritairement masculin. Après cet opus paresseux frôlant dangereusement la fumisterie, la « saga » Virgin Hunters aura le bon goût de s’arrêter là…
© Gilles Penso
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