

Une princesse cosmique et sa garde du corps sont prises en chasse par une extra-terrestre qui veut dominer la galaxie et se réfugient sur Terre…
ESCAPE FROM PLEASURE PLANET
2016 – USA
Réalisé par Terrance Ryker
Avec Blair Williams, Vanessa Cage, Veronica Vain, Erika Jordan, Karlie Montana, Darcie Dolce, Micahel Thomas, Andrew Espinoza Long, Michael Gaglio
THEMA EXTRA-TERRESTRES I SAGA CHARLES BAND
Directeur de la photographie habitué aux séries B et aux petits budgets, Terrance Ryker a signé les images de nombreuses productions de Charles Band telles que Ghost Poker, Les Geôles du diable, The Dead Want Women, Reel Evil, mais aussi plusieurs films des sagas Evil Bong, Puppet Master, Gingerdead Man, Demonic Toys et Killjoy. En 2016, notre homme passe à la mise en scène en réalisant conjointement deux films érotico-fantastiques produits par Retromedia Entertainment et distribués par Full Moon Features : l’histoire de fantômes Paranormal Sexperiments et le space opera Escape From Pleasure Planet. Homme à tout faire, Ryker en signe également la photographie et la coproduction. Contrairement à la plupart des grivoiseries cosmiques produites par Charles Band depuis le début des années 70 – Les Créatures de l’au-delà, Femalien, Andromina, Lolita 2000 et des dizaines d’autres titres du même acabit – Escape From Pleasure Planet assume pleinement son caractère science-fictionnel. Certes, nous ne sommes pas dans Star Wars, mais Terrance Ryker sollicite tout de même des maquettes, des effets visuels, des batailles spatiales et des séquences de vols au milieu des étoiles. Malgré l’extrême naïveté de tous ces trucages bricolés à la va-vite, l’effort est appréciable, d’autant que le film ne se prend jamais au sérieux et donne volontiers dans l’autodérision.


La princesse extra-terrestre Dyanna (Blair Williams) et sa garde du corps Tara (Vanessa Cage) débarquent dans une « station de plaisir » intergalactique où la jeune altesse compte passer un peu de bon temps. Toutes deux sont accueillies par Cassia (Veronica Vain), dont l’opulente poitrine menace à tout moment de jaillir hors de sa combinaison argentée et qui orne généreusement les posters du film. Pendant que Dyanna exulte sous les assauts d’une « androïde de plaisir » (Darcie Dolce) dans une grotte aquatique, Cassia complote avec Aria (Erika Jordan), une extra-terrestre renégate qui projette de kidnapper la princesse dans le but de déployer sa propre flotte spatiale et de conquérir la galaxie. À vrai dire, ce plan machiavélique n’est pas très clair, mais après tout qu’importe ? Toujours est-il que Dyanna et Tara parviennent à s’échapper de justesse à bord de leur vaisseau. Mais dans leur fuite, elles heurtent une ceinture d’astéroïdes et sont contraintes d’atterrir en catastrophe sur la première planète venue…
Sex-Files
On note que pendant toute la première partie du film, l’intégralité du casting est féminin, comme si les hommes n’existaient pas parmi les races extra-terrestres en présence. Nos charmantes donzelles n’ont pas froid aux yeux pour autant et n’ont manifestement besoin d’aucune présence masculine pour s’adonner aux plaisirs de la chair. Mais lorsque la princesse et sa garde rapprochée se retrouvent sur Terre, la donne change, dans la mesure où quelques mâles parfaitement équipés entrent désormais dans la danse. C’est le cas de Jake (Michael Thomas), qui dirige une petite station de surveillance des OVNIS et se prend pour Fox Mulder (avec le poster « I Want To Believe » dans son bureau), et de l’agent spécial Daniels (Andrew Espinoza), un « Man in Black » envoyé enquêter sur les étranges lumières dans le ciel. Pour compliquer les choses, la vile Cassia débarque elle aussi sur notre planète pour récupérer les fugitives. À partir de là, le semblant de scénario qui s’ébauchait lors de la première partie du film se désagrège tranquillement pour céder la place à des séquences de galipettes délurées à répétition. Le grand final assume même pleinement l’abandon de toute velléité narrative, puisque tous les personnages oublient leurs missions premières pour pouvoir s’adonner à une grande orgie où se mêlent humains et aliens, en une belle démonstration de rapprochement des peuples !
© Gilles Penso
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