Le réalisateur et scénariste américain Chuck Russell est décédé le 22 juillet 2026, à son domicile de la région de San Diego, à l'âge de 74 ans.
PUBLIÉ LE 24 JUILLET 2026


Sans jamais se placer sous le feu des projecteurs ou imposer son nom dans le cercle très fermé des « réalisateurs culte », Chuck Russell a signé quelques-uns des plus grands classiques du cinéma fantastique des années 80 et 90. Après avoir fait ses classes comme directeur de production et assistant réalisateur sur des productions indépendantes, tout en écrivant ses propres scénarios, il se fait remarquer avec Dreamscape (1984), son premier script porté à l’écran. Mais c’est en 1987 qu’il entre dans la cour des grands en prenant les rênes de Freddy 3 : les griffes du cauchemar. À une époque où New Line ne croit plus vraiment à l’avenir de Freddy Krueger, Russell comprend que le personnage doit définitivement basculer dans le cauchemar pur. En multipliant les visions surréalistes et les effets spéciaux délirants, il livre l’épisode qui redéfinit la saga et reste, pour beaucoup, le sommet des aventures du croquemitaine griffu. L’année suivante, il enfonce le clou avec Le Blob, un remake ultra-gore aujourd’hui considéré comme un classique du body horror. En 1994, Russell change radicalement de registre avec The Mask. Derrière cette comédie cartoonesque se cache une véritable révolution technique : en collaboration avec ILM, Russell fusionne comme rarement les prises de vues réelles et les images de synthèse pour donner vie aux délires élastiques de Jim Carrey. Succès planétaire, nommé à l’Oscar des meilleurs effets visuels, le film révèle Cameron Diaz et transforme Carrey en superstar mondiale. Hollywood lui confie alors des productions de plus en plus ambitieuses : L’Effaceur avec Arnold Schwarzenegger, puis Le Roi Scorpion, qui offre à Dwayne « The Rock » Johnson son premier rôle principal au cinéma. Après une longue éclipse, Russell revient ponctuellement derrière la caméra avec The Revenge, Junglee, Paradise City et, plus récemment, le remake de Witchboard. Merci pour tous ces rêves et ces cauchemars, Chuck !
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