

Une lycéenne hérite de l’amulette de ses parents sorciers et découvre qu’elle possède désormais de redoutables pouvoirs…
BIRTH RITE
2003 – USA
Réalisé par Devin Hamilton
Avec Natalie Sutherland, Danny Wolske, Laura Nativo, Brinke Stevens, Larry Dirk, Julie Strain, Ronnie Gene Blevins, Kyle Lupo, Skye Stafford, Jennifer L. Johnson
THEMA SORCELLERIE ET MAGIE I SAGA CHARLES BAND
Birth Rite est le second long-métrage de Devin Hamilton qui soit produit et distribué par Charles Band, après le slasher Bleed. Et c’est à nouveau une réponse aux demandes des vidéoclubs soucieux de surfer sur les tendances du moment. Après la vogue des tueurs masqués relancée par la saga Scream, Hamilton se penche cette fois-ci sur la sorcellerie pour adolescents, dans la mouvance des succès de Dangereuse alliance et de la série Charmed – une recette qui motiva déjà la mise en chantier de Teen Sorcery quatre ans plus tôt. Avec à sa disposition un modeste budget de 75 000 dollars, Hamilton s’efforce de bâtir une histoire qui tienne la route et qui s’appuie sur de véritables faits liés aux pratiques occultes, aux sortilèges et aux envoûtements. Il accouche donc du scénario de Birth Rite après s’être massivement documenté sur le sujet. Le prologue nous montre un groupe de policiers qui débarque au beau milieu d’une cérémonie bizarre où des sorciers en soutane adorateurs d’Astaroth semblent sur le point de sacrifier une fillette de six ans. L’intervention tourne au bain de sang, mais la gamine parvient à en réchapper saine et sauve. Elle est aussitôt adoptée par l’un des policiers.


Douze ans plus tard, la jeune survivante, Rebecca (Natalie Sutherland), s’apprête à fêter ses 18 ans dans sa famille adoptive. Mais un jeune homme mystérieux (Danny Wolske), qui semble capable d’apparaître et de disparaître à sa guise d’un simple claquement de doigts, vient à sa rencontre. Rebecca est troublée par la présence de ce beau gosse ténébreux qui lui dit se prénommer Roman et tout connaître de son passé. Un soir, il lui donne rendez-vous dans un jardin public et lui raconte son passé. Rebecca apprend qu’elle est la fille de deux puissants sorciers et que l’amulette de sa défunte mère lui revient désormais. Grâce à ce précieux pendentif, la lycéenne s’apprête à posséder de très grands pouvoirs. Incrédule, elle s’amuse à déplacer des objets à distances (des balançoires, un ballon, des cerceaux) et découvre que Roman disait vrai. Grisée par ses nouvelles capacités, elle finit par perdre tout sens moral, provoque plusieurs trépas violents et pervertit même son demi-frère…
Aspirée dans la cuvette des toilettes !
Les mises à mort du film sont plutôt originales, et si les effets spéciaux ont du mal à les visualiser correctement faute de moyens, elles restent joyeusement outrancières : un homme décapité par une vitre (façon La Malédiction), une fille aux bras arrachés, ou encore une lycéenne aspirée dans la cuvette des toilettes du lycée ! À ces écarts presque gore s’ajoute les intéressants dilemmes moraux de l’héroïne, en proie à des sentiments contraires qui la poussent aux pires exactions avant d’être prise de remords. Mais le scénario peine à se construire de manière cohérente, peu aidé par le jeu très approximatifs de ses acteurs. Natalie Sutherland essaie en vain de jouer les méchantes, Laura Nativo passe son temps à pleurnicher. Quant aux jeunes hommes (Danny Wolske, Kyle Lupo), ils n’hésitent pas à tomber la chemise pour exhiber leurs torses musclés, comme si Birth Rite était sous l’influence du style de David DeCoteau. Le film est aussi entravé par ses longues séquences de dialogue statiques qui semblent faire office de remplissage. Et que dire de ce climax ridicule et parfaitement improbable au cours duquel l’affrontement entre la demi-sœur de l’héroïne et le sorcier prend la tournure d’un spectacle de fin d’année à mi-chemin entre le combat de kung-fu, la démonstration de capoeira et l’épreuve de gymnastique rythmique ? Dommage, le potentiel du film laissait espérer quelque chose de plus solide.
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