SAM NEILL NOUS A QUITTÉS

Le génial acteur néo-zélandais, héros inoubliable de L'Antre de la folie et de Jurassic Park, s'est éteint à l'âge de 78 ans.

PUBLIÉ LE 13 JUILLET 2026

Bien conscient d’être destiné à demeurer aux yeux du public « l’homme aux dinosaures », Sam Neill était bien plus que ça, évidemment. Son regard perçant, son sourire en coin, sa voix inimitable sont à tout jamais inscrits dans notre inconscient collectif. Né le 14 septembre 1947 en Irlande, Nigel John Dermot Neill fait sa première apparition sur un écran en 1971, dans le téléfilm The City of No de Ian Cross. Il est alors très peu confiant dans ses capacités d’acteurs et ne joue encore qu’épisodiquement, à ses heures perdues, alternant les films et les séries TV. Lorsque nous le découvrons dix ans plus tard sous les traits d’un antéchrist suave dans La Malédiction finale, le doute n’est plus permis : un grand comédien est en train d’émerger sur la scène internationale. L’une des expériences les plus intenses de sa carrière est probablement sa confrontation avec Isabelle Adjani dans le sulfureux Possession d’Andrzej Zulawski. Nous le retrouvons ensuite dans bon nombre d’œuvres marquantes comme Calme blanc, À la poursuite d’Octobre Rouge ou Les Aventures d’un homme invisible

 

L’année 1993 est décisive : coup sur coup, Neill tient la vedette de Jurassic Park et de La Leçon de piano. Le plus gros succès de l’histoire du cinéma d’un côté, la Palme d’Or de Cannes croulant sous les récompenses internationales de l’autre. Ce grand écart démontre une fois de plus l’incroyable diversité de son talent. Les fantasticophiles se régaleront plus tard de sa prestation dans L’Antre de la folie de John Carpenter, mais aussi dans Event Horizon, le Blanche-Neige horrifique de Michael Cohn, la mini-série Merlin, L’Homme bicentenaire ou Daybreakers. Les petits écrans lui offriront encore quelques rôles récurrents mémorables dans les séries Les Tudors et Peaky Blinders. Exploitant d’un domaine viticole en Nouvelle-Zélande, engagé pour l’environnement, militant contre les OGM, Sam Neill avait décidément tout pour plaire. En rémission d’une forme de cancer rare du sang, il a soudainement rendu son dernier souffle à l’âge de 78 ans. « Sam était entouré de sa famille et s’est éteint avec la dignité qui a caractérisé toute sa vie », précise le communiqué officiel publié par ses proches.

 

@ Gilles Penso

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