AUTOMAN (1983-1984)

Un jeune policier féru d’informatique crée une intelligence artificielle qui prend corps dans le monde réel sous forme d’un hologramme…

AUTOMAN

 

1983/1984 – USA

 

Créée par Glen A. Larson

 

Avec Desi Arnaz Jr, Chuck Wagner, Heather Mac-Nair, Gerald S. O’Loughlin, Robert Lansing, Patrick Mac-Nee, Doug Mac-Clure, Richard Anderson, Mary Crosby

 

THEMA ROBOTS ET INTELLIGENCES ARTIFICIELLES I MONDES VIRTUELS ET MONDES PARALLÈLES

Que ce soit avec un hélicoptère supersonique surarmé, un petit génie des ordinateurs, une moto équipée d’un moteur turbo ou une voiture complètement automatisée, la technologie a dominé bon nombre de séries télévisées exportées dans l’Hexagone par l’Oncle Sam dans les années 1980. Certaines firent bien évidemment les beaux jours de la petite lucarne dans nos contrées. Créée par Glen A. Larson, qui fut notamment à l’origine de shows emblématiques comme Magnum et L’Homme qui tombe à pic, Automan obéît à la même logique. Diffusé sur ABC entre le 15 décembre 1983 et le 2 avril 1984, et à partir du 25 décembre 1987 sur feu La Cinq, Automan met ainsi en scène Walter Nebicher, jeune officier un peu timide de la police de Los Angeles. Ce génie de l’informatique a réussi à mettre au point dans le plus grand secret une Intelligence Artificielle qui peut s’incarner dans le monde réel grâce à un hologramme. Ce même hologramme a la possibilité d’interagir physiquement avec les êtres humains et résout des enquêtes sous l’identité d’un agent fédéral dénommé Otto J. Mann.

Grâce à Nebicher, Automan s’incarne dans la réalité grâce au « curseur », une sorte de boule volante électronique capable de créer une Lamborghini Countach et un hélicoptère Bell Jetranger holographiques qui semblent tous les deux échappés du film Tron, sorti un an avant la diffusion de la série. Le costume luminescent d’Automan rappelle d’ailleurs fortement ceux des personnages du long-métrage de Steven Lisberger. La même technique fut d’ailleurs utilisée pour créer les costumes de Tron ainsi que des Kryptoniens dans le Superman de Richard Donner en 1978. Côté casting, le show repose sur le duo légèrement comique formé par Desi Arnaz jr, qui prête ses traits à Walter Nebicher, et Chuck Wagner qui incarne quant à lui Automan. Le nom du premier n’est pas inconnu puisqu’il n’est autre que le fils de Desi Arnaz Sr. et de Lucy Ball, stars du petit écran dans les années 50 et dont la société Desilu produisit les séries Mannix et surtout Star Trek ou encore Mission Impossible dans la seconde moitié des années 60. Quant au second, sa carrière s’est principalement résumée aux comédies musicales une multitude d’apparitions dans les séries télévisées.

Une petite saison et puis s’en va…

Comme beaucoup d’autres séries, Automan bénéficie aussi de la présence de seconds rôles fameux dont la chanteuse Laura Branigan, Patrick MacNee (Chapeau melon et bottes de cuir) pour le pilote ou encore Robert Lansing, aperçu dans le cultissime S.H.E et la version télévisée de The Equalizer. Ce sympathique duo va devoir résoudre tout un tas d’enquêtes, souvent sous couverture, afin de protéger l’identité d’Automan, dont la nature reste cachée et notamment aux yeux du capitaine Boyd, le supérieur irascible de Nebicher. Malheureusement, malgré une distribution souvent relevée et quelques scénarios corrects, Automan ne tint qu’une petite saison de douze épisodes et un pilote avant de disparaître définitivement de la grille des programmes d’ABC, l’audimat n’étant clairement pas au rendez-vous. A l’exception d’apparitions dans d’autres séries, la fin d’Automan marqua plus ou moins celle de la carrière à l’écran de ses deux principaux interprètes. Si la série n’a pas marqué l’histoire de la télévision, elle aura permis à un certain Kim Manners de faire ses premières armes en tant que futur réalisateur de 52 des 218 épisodes de X-Files. C’est déjà cela…

 

© Antoine Meunier

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