PLEASURECRAFT (1999)

L’équipage d’un vaisseau spatial transporte une cargaison top-secrète jusqu’à une planète lointaine : les trois futures épouses d’un ambassadeur…

PLEASURECRAFT

 

1999 – USA

 

Réalisé par Franklin A. Vallette

 

Avec Juan Carlos, Billy Riverside, Paul Johnson, Richard Burns, Vincent Kessler, Brandy Davis, Taimie Hannum, Amber Newman, Shayna Ryan, Andrea Hargitay

 

THEMA SPACE OPERA I SAGA CHARLES BAND

Pleasurecraft est le premier film de Franklin Vallette, grand habitué des productions Charles Band puisqu’il fut réalisateur de deuxième équipe sur Les Créatures de l’au-delà, Demon in the Bottle, Virtual Encounters, Zarkorr ! The Invader, Femalien, Le Cerveau de la famille, Lolita 2000, Le Retour des Puppet Master, Kraa ! The Sea Monster, Murdercycle et Blood Dolls. Ayant touché à tous les univers de la compagnie Full Moon, il semblait parfaitement capable de pouvoir prendre en charge l’un des longs-métrages de la collection « pour adultes » Surrender, mêlant les parties de jambes en l’air déshabillées à de vagues intrigues fantastiques ou de science-fiction. Les exigences artistiques et techniques des films de ce catalogue ne sont pas particulièrement élevées, mais Vallette semble désireux de placer la barre plus haut que d’habitude. Et force est de constater qu’il y parvient. Le décor de vaisseau spatial dans lequel se déroule la majorité de l’intrigue tient la route, les séquences de véhicules stellaires qui traversent le cosmos ou échangent des décharges de rayons destructeurs sont loin d’être honteuses, le maquillage de l’ennemi extra-terrestre est soigné. Bref, voilà qui nous change du rendu ultra-cheap de la plupart des films de SF de la collection, genre Andromina, Femalien, Virtual Encounters, Lolita 2000 ou Veronica 2030. Même le générique sur fond d’étoiles, façon Star Wars ou Superman, semble vouloir marquer une rupture. Certes, la symphonie synthétique qui singe les travaux de John Williams n’est pas très convaincante, mais l’intention est là…

Nous sommes à bord du croiseur stellaire Prometheus, qui sillonne l’espace avec à son bord le charismatique capitaine Jason Harris (Juan Carlos), l’androïde Dex (Paul Johnson) et trois membres d’équipage un peu dissipés (Billy Riverside, Richard Burns et Vincent Kessler). Cette expédition 100% masculine a pour mission de transporter une cargaison précieuse jusqu’à la planète Hutan. Après l’attaque des redoutables Mutarians, qui laisse leur vaisseau en bien piteux état, nos héros découvrent la véritable nature de leur cargaison : il s’agit de trois plantureuses créatures extra-terrestres venues de la planète Credos qui sont destinées à épouser un puissant ambassadeur polygame. Les habitués du catalogue Surrender reconnaîtront le visage de ces trois charmantes futures mariées : Brandy Davis (Virtual Encounters 2), Taimie Hannun (Timegate) et Amber Newman (Dungeon of Desire). Le problème, c’est que les hommes du Prometheus ne sont pas du tout insensibles aux charmes de leurs passagères, qui ne se montrent d’ailleurs pas particulièrement farouches. Seront-ils capables d’honorer leur engagement ou vont-ils se laisser conduire par leurs sentiments ? Le dilemme est d’autant plus compliqué que les belles aliennes ne sont plus tout à fait certaines de vouloir suivre leur destinée première…

Star Trique

Les amateurs de Star Trek auront sans doute reconnu dans cette intrigue de nombreux points communs avec l’épisode « Hélène de Troie », diffusé en 1968, dans lequel une ambassadrice venue d’une lointaine planète, transportée par l’Entreprise en vue de son futur mariage conclu pour apaiser une situation politique, dégageait une aura rendant tous les hommes amoureux d’elle et finissait par renoncer à ses noces. La différence, bien sûr, c’est que le capitaine Kirk et Monsieur Spock gardaient leur pantalon, ce qui est loin d’être le cas des astronautes de Pleasurecraft. Le carnet de bord que tient en voix off le chef de l’équipage et le look des agresseurs Mutarians – proche de celui des Klingons – parachèvent les allusions au show de Gene Roddenberry. Pleasurecraft possède donc une petite touche de SF à l’ancienne qui n’est pas sans charme, à laquelle s’ajoutent quelques trouvailles originales, comme une unité de réalité virtuelle qui permet au capitaine de s’évader dans un épisode de sitcom des années 50 – façon I Love Lucy – jusqu’à ce que son escapade vire à une expérience de cybersexe beaucoup plus crue. Le film multiplie bien sûr les galipettes dénudées à un rythme régulier – c’est la raison d’être première des productions Surrender – mais il faut reconnaître que Pleasurecraft se situe allègrement sur le dessus du panier de cette collection par ailleurs extrêmement anecdotique.

 

© Gilles Penso

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