ARROW (2012-2020)

L’archer vert de DC Comics prend corps sous les traits musclés et charismatiques de Stephen Amell dans cette série à succès…

ARROW

 

2012/2020 – USA

 

Créée par Andrew Kreisberg, Greg Berlanti et Marc Guggenheim

 

Avec Stephen Amell, Katie Cassidy, David Ramsey, Willa Holland, Paul Blackthorne, Susanna Thompson, Emily Bett Richards, Cotton Haynes, John Barrowman

 

THEMA SUPER-HÉROS I SAGA DC COMICS

Souhaitant profiter de l’engouement du public pour les films de super-héros, la chaîne américaine CW, bien décidée à remplacer sa série à succès Smallville arrêtée au printemps 2012, lance la production d’un nouveau show télévisé centré sur l’archer vert, un des personnages de la célèbre maison d’édition de bandes dessinées DC Comics à qui l’on doit, entre autres, les aventures de Batman, Green Lantern, Wonder Woman et Superman. La série Arrow s’intéresse au playboy milliardaire Oliver Queen, disparu en mer avec son père et sa petite amie. Retrouvé vivant cinq ans plus tard sur l’île mystérieuse de Lian Yu, près des côtes chinoises, il s’est transformé : plus fort, plus courageux, il est déterminé à débarrasser la ville de Starling City de la criminalité qui la gangrène. Il retrouve enfin sa famille et ses amis, notamment Tommy Merlyn et Laurel Lance. Mais la nuit venue, il agit en tant que justicier, pourchassant un à un les malfrats figurant dans le carnet de son père, avec l’aide de John Diggle et de Felicity Smoak. Or une conspiration dirigée par Malcolm Merlyn menace la ville. Via une série de flash-backs, la série raconte parallèlement aux exploits de cet émule modernisé de Robin des Bois ses mésaventures passés sur l’île hostile de Lian Yu.

Dès le visionnage de l’épisode pilote réalisé par David Nutter, un habitué des séries TV (il a signé bon nombre d’épisodes de séries comme Roswell, X-Files, Dark Angel ou encore Game of Thrones), nous sommes immédiatement captivés par l’intrigue. La psychologie complexe des protagonistes, le passé trouble d’Oliver Queen, les secrets de sa disparition mystérieuse, la conviction des comédiens et la maîtrise des scènes d’action opposant l’archer vert et les malfaiteurs de Starling City emportent l’adhésion et s’avèrent très prometteurs pour la suite. Au fil des épisodes, les scénarios ne manquent pas une occasion de surprendre les téléspectateurs. Si certains épisodes souffrent de pertes de rythme et si l’aspect « soap opera » des séquences romantiques peut faire sourire, la trame principale et les intrigues parallèles restent très bien menées. L’équilibrage entre le suspense, l’action et l’émotion fonctionne globalement très bien. Contrairement à Smallville, qui misait beaucoup sur le caractère fantastique de ses histoires, Arrow préfère opter pour une approche un peu plus réaliste, même si le surnaturel n’est jamais abandonné. Ici, le cerveau est aussi utile que les muscles et les super-pouvoirs n’ont pas vraiment droit de cité.

En plein dans le mille

Le casting est l’un des éléments forts d’Arrow. Stephen Amell (Private Practice) hérite du rôle du justicier vert et s’en sort plutôt bien. On s’aperçoit rapidement que l’acteur s’est donné au maximum physiquement pour donner corps (dans tous les sens du terme) au personnage. Katie Cassidy (Freddy, les griffes de la nuit) incarne l’ex-petite amie du justicier masqué Laurel Lance dont les sentiments à son égard restent bien sûr intenses… Notons aussi en tête d’affiche Colin Donnell (Pan Am), David Ramsey (Dexter), Willa Holland (Légion, l’armée des anges) ou encore John Barrowman (Torchwood) qui se révèle excellent sous la défroque du grand méchant. Côté guest-stars, on retiendra les présences de Manu Bennett (Spartacus), Kelly Hu (X-Men 2), Ben Browder (Stargate SG-1), Tahmoh Penikett (Man of Steel), Colton Haynes (Teen Wolf) et Emma Bell (Destination Finale 5). Excellente surprise malgré ses maniérismes calibrés pour un public adolescent (les muscles bandés d’un Stephen Amell volontiers torse-nu, le regard énamouré d’une Katie Cassidy qui ne sait plus à qui donner son cœur), Arrow est une série ambitieuse et riche en rebondissements dont la popularité lui permettra de se développer sur huit saisons et d’accoucher de The Flash, un très sympathique spin-off.

 

© Grégory

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