LA MOMIE : LA TOMBE DE L’EMPEREUR DRAGON (2008)

Pour ce troisième volet des aventures de Rick O'Connell, l'Egypte antique cède le pas à la mythologie asiatique et Rob Cohen remplace Stephen Sommers

THE MUMMY : TOMB OF THE DRAGON EMPEROR

2008 – USA

Réalisé par Rob Cohen

Avec Brendan Fraser, Jet Li, Maria Bello, John Hannah, Michelle Yeoh, Luke Ford, Isabella Leong, Russell Wong

THEMA MOMIES I YETIS ET CHAÎNONS MANQUANTS I DRAGONS

Le Retour de la Momie s’était avéré bien décevant, transformant l’aventure grisante et mouvementée du premier opus en une espèce de bande démo de jeu vidéo truffée d’effets numériques grotesques. Que pouvait-on attendre d’un troisième épisode, sachant en outre que Stephen Sommers céda sa chaise de réalisateur à un Rob Cohen peu réputé pour sa finesse (Fast and Furious, XXX) ? Pas grand-chose à vrai dire, et si le divertissement est au rendez-vous, mieux vaut ne pas être trop regardant côté scénario. L’idée de transposer le motif de la momie – habituellement égyptien – dans la Chine antique permet de varier quelque peu les plaisirs. Fidèle à son goût pour le cinéma asiatique (il réalisa Dragon, la biographie romancée de Bruce Lee), Cohen narre sous forme de flash-back les méfaits d’un redoutable empereur incarné par Jet Li. Ayant vaincu tous ses opposants, sur le corps desquels il fit bâtir la Muraille de Chine, ce redoutable tyran n’a bientôt plus qu’un adversaire à contrer : la Mort. En quête d’éternité, il fait appel à une sorcière (Michelle Yeoh) qu’il trahit aussitôt en faisant écarteler son amant. Cette dernière lui lance alors une malédiction, traduite à l’écran par sa métamorphose en tas de boue puis en torche humaine et en statue… Nous sommes donc loin des bandelettes traditionnelles ! Le temps passe et revoilà la sympathique trogne de Brendan Fraser, dans l’Angleterre de 1946. Son épouse est désormais incarnée par Maria Bello (Rachel Weisz ayant préféré s’en tenir là) et leur fils Alex (Luke Ford) est désormais un jeune émule d’Indiana Jones.

L’archéologue de Spielberg et Lucas influence d’ailleurs grandement ce troisième épisode, du tombeau truffé de pièges façon Les Aventuriers de l’Arche Perdue au club huppé de Shangaï hérité d’Indiana Jones et le Temple Maudit en passant par les conflictuelles relations père-fils calquées sur celles d’Indiana Jones et la Dernière Croisade. Lorsque l’empereur maudit et son armée pétrifiée sont réveillés de leur sommeil séculaire, une autre source d’inspiration importante se fait jour, celle de Ray Harryhausen, comme en témoignent les statues animées, les abominables hommes des neiges, l’hydre aux têtes multiples ou les squelettes ressuscités. Indiana Jones et Harryhausen étaient déjà à l’honneur dans la première Momie de Sommers, et l’on pourrait se réjouir de ce retour aux sources décomplexé.

Yétis catcheurs et dragon tricéphale

Mais ces yétis catcheurs en 3D sont franchement ridicules, ce dragon tricéphale plutôt incongru et cette momie en terre cuite bien peu convaincante. En outre, La Momie 3 souffre de dialogues souvent puérils, d’un humour balourd et de raccourcis scénaristiques hasardeux. Restent quelques séquences généreusement spectaculaires, notamment la poursuite explosive dans les rues de Shangaï, la monstrueuse avalanche himalayenne et le monumental affrontement des morts-vivants. Le combat final entre Jet Li et Michelle Yeoh, en revanche, est une vraie frustration. Expédié en quelques ralentis maladroits, il n’a rien du « choc des titans » tant attendu. Bref, nous sommes bien loin de l’enthousiasme généré par la première Momie de Stephen Sommers.

© Gilles Penso

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THE STRANGERS (2008)

Liv Tyler et Scott Speedman incarnent un couple au bord de la crise soudain confronté à des agresseurs masqués…

THE STRANGERS

2008 – USA

Réalisé par Bryan Bertino

Avec Liv Tyler, Scott Speedman, Glenn Howerton, Laura Margolis, Gemma Ward, Kip Weeks, Alex Fisher, Peter Clayton-Luce

THEMA TUEURS

« Ce film s’inspire de faits réels » nous annonce un carton au début de The Strangers, avant d’avancer le chiffre inquiétant d’1,4 milliards d’actes violents commis chaque année aux Etats-Unis. Préparé au pire, le spectateur découvre alors un couple au bord de la crise, Kirtsen (Liv Tyler) et James (Scott Speedman). Ils sont beaux, jeunes, endimanchés (tous deux reviennent d’une soirée de mariage), mais une tension palpable se lit chez eux, à travers une série de silences pesants, de non-dits lourds de sens et de regards fuyants… En quelques minutes, le scénariste et réalisateur Bryan Berting, qui signe là son premier long-métrage, montre l’étendue de son talent et la finesse de son art. L’elfe du Seigneur des Anneaux et le héros transi de la saga Underworld abandonnent ainsi leurs apparats de stars hollywoodiennes pour livrer une prestation touchante de naturalisme, une véritable mise à nu. La cause de leur mal-être est d’une simplicité confondante. Il l’a demandée en mariage, elle ne se sent pas encore prête, et la romantique soirée aux chandelles qu’il a préparée amoureusement dans la grande maison de campagne de son père (avec champagne, vieux 33 tours et pétales de rose) tombe pitoyablement à plat. En totale empathie avec ces tourtereaux asynchrones, nous nous préparons à basculer avec eux de la tristesse vers l’épouvante.

Le motif du couple fragilisé et confronté au Mal avec un grand M nous évoque Motel, avec lequel The Strangers présente plusieurs points communs. Mais ici, la terreur est livrée à domicile. Tout commence de manière étrange : à quatre heures du matin, une mystérieuse jeune femme frappe à leur porte, à la recherche d’une certaine Tamara. Plus tard, ce sont des bruits inquiétants qui retentissent autour de la maison… A moins qu’ils ne proviennent de l’intérieur ? L’ambiance stressante de Ils nous revient alors en mémoire, jusqu’à ce que les intrus n’apparaissent sous forme de silhouettes masquées. Que veulent-ils ? Pourquoi s’attaquent-ils à Kisten et James ? Ne s’agit-il que d’un jeu macabre, ou les choses s’apprêtent-elles à dégénérer ? Terrés dans une maison trop grande, armés d’un fusil qu’ils savent à peine utiliser, les infortunés héros s’apprêtent à livrer la bataille la plus éprouvante de leur vie…

Peur viscérale

Excellent exercice de style, The Strangers parvient à construire des moments de terreur pure sans recourir aux artifices habituels. Les déflagrations sonores, les surgissements violents dans le champ, les effets gore ne sont quasiment jamais convoqués, Bryan Bertino minimisant les effets de mise en scène habituels et cadrant l’intégralité du métrage à l’épaule ou au steadicam. Son tutoiement de la peur viscérale n’en est que plus remarquable. Quant au final, cruellement désenchanté, il égale en noirceur un Funny Games et semble se laisser inspirer par les abominables exactions de la sinistre bande de Charles Manson. Tourné en automne 2007, The Strangers sortit dans les salles américaines en mai 2008 et remporta un indéniable succès, multipliant par cinq son budget initial de dix millions de dollars. Bizarrement, la France passa à côté de cette œuvre d’exception, lui réservant une timide sortie vidéo près d’un an plus tard.

© Gilles Penso

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LE LOUP-GAROU DE LONDRES (1981)

John Landis réinvente la mythologie du loup-garou en l'intégrant dans le Londres des années 80

AN AMERICAN WEREWOLF IN LONDON

1981 – USA

Réalisé par John Landis

Avec David Naughton, Jenny Agutter, Griffin Dunne, John Woodvine, Frank Oz

THEMA LOUPS-GAROUS

« Dans les vieux films de loups-garous, les transformations se déroulaient en fondus enchaînés sur des visages immobiles », raconte John Landis. « Or j’avais envie de montrer l’aspect douloureux de la métamorphose. J’en ai parlé au talentueux maquilleur Rick Baker, qui avait travaillé avec moi sur mon premier long-métrage Schlock. Mais ce n’est qu’après avoir réalisé trois comédies à succès, Hamburger Film Sandwich, American College et Les Blues Brothers, que j’ai enfin eu le feu vert pour mon film de loup-garou. » (1) Difficile exercice d’équilibre entre l’horreur et la comédie, Le Loup-Garou de Londres alterne audacieusement les moments de détente et de tension, et trouve finalement un style qui lui est propre. Au cours du prologue, deux jeunes touristes américains, Jack et David, décident de parcourir l’Europe, sac au dos, façon « Le Guide du Routard ». Sur une route d’Angleterre désolée, ils marchent sous la pluie battante, après une halte à l’auberge de « L’agneau égorgé » qui leur réserve un accueil glacial. Soudain, un hurlement s’élève dans la lande où ils se sont aventurés sans tenir compte des mises en garde des villageois. Une créature monstrueuse les attaque bientôt, déchiquetant Jack et blessant David, lequel est sauvé par des coups de feu providentiels. Il se réveille à l’hôpital de Londres, le corps recouvert de blessures qui ressemblent à des coups de griffes. Alors que David affirme être la victime d’un loup-garou, la police préfère la version de l’attaque d’un vagabond vu par les clients de l’auberge…

David Naughton se tire avec bonheur du rôle schizophrénique de David, et donne régulièrement au cours du film la réplique à un Griffin Dunne cadavérique, dans un état de décomposition à chaque fois plus avancée. Au cours d’un cauchemar éprouvant, David voit sa famille massacrée par une horde de nazis se métamorphosant brutalement en lycanthropes, une idée forte qui sera reprise dans le roman « Les Loups Verts » de Claude Seignolle. La fameuse transformation de David en loup, qu’on nous annonce depuis le tout début du film, se devait d’être spectaculaire. A l’écran, elle dépasse toutes les espérances, entrée dès lors dans les annales du cinéma fantastique. Les membres s’y étirent lentement, les os craquent, la peau se déforme, l’horreur viscérale contrastant avec la douce mélopée « Blue Moon » qui accompagne ces images de cauchemar. « Lorsque j’ai lu pour la première fois le scénario, j’étais excité et terrifié à la fois, parce que je ne savais pas comment faire », nous avoue Rick Baker. « Puis je me suis dit que l’utilisation de fausses têtes me permettrait d’obtenir des choses impossibles à faire avec un acteur. Ainsi est née l’idée des « têtes changeantes » sur laquelle reposent les métamorphoses du film.» (2)

Une métamorphose en temps réel

En ces temps pré-morphing, le roi des maquillages spéciaux Rick Baker ne nous épargne aucun détail, et son travail est réalisme d’autant plus troublant qu’il est éclairé par une lumière très crue. Dommage que les plans du loup-garou au stade définitif de sa métamorphose, pourtant plus sombres et plus furtifs, dénoncent trop l’acteur dans une peau de bête. Par un jeu de hasard des calendriers, Le Loup-Garou de Londres s’annonça au moment de sa sortie comme un concurrent direct d’Hurlements, réalisé par Joe Dante, ami de longue date de John Landis, et bénéficiant d’effets spéciaux de Rob Bottin, alors disciple de Rick Baker. Cela dit, les deux œuvres diffèrent largement dans leur approche et leur modernisation du mythe.

 

(1) Propos recueillis par votre serviteur en janvier 2009
(2) Propos recueillis par votre serviteur en juin 2010

 

© Gilles Penso

 

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LE LOUP-GAROU (1941)

Lon Chaney Jr endosse pour la première fois le rôle du lycanthrope Larry Talbot et deviendra un personnage récurrent du cycle des Universal Monsters

THE WOLF MAN

1941 – USA

Réalisé par George Waggner

Avec Lon Chaney Jr, Claude Rains, Warren Williams, Ralph Bellamy, Bela Lugosi, Maria Ouspenkaya, Evelyn Ankers

THEMA LOUPS-GAROUS  I SAGA UNIVERSAL MONSTERS

Baigné dans une ambiance hybride à mi-chemin entre le réalisme moderne et le folklore mythique tzigane, ce Loup-Garou donna le coup d’envoi d’une nouvelle série de classiques fantastiques à base de monstres mythiques, et consacra définitivement Lon Chaney Jr comme nouvelle tête d’affiche du cinéma d’épouvante estampé Universal. Il y incarne avec sensibilité Lawrence Talbot, de retour de son pays de Galles natal. Là, il fait la connaissance de Gwen (Evelyn Ankers), une jeune fille qui habite en face du manoir familial. Talbot l’accompagne dans une forêt proche du village pour y rencontrer une tribu tzigane de diseurs de bonne aventure. Mais en tentant de protéger une amie de Gwen contre l’attaque d’un loup, il est mordu puis tue la bête avec sa canne à pommeau d’argent. Or plus tard, c’est le corps du Bohémien Bela (interprété par… Bela Lugosi !) qu’on retrouve à la place de celui du loup. Talbot apprend par Maleva (Maria Ouspenkaya), la mère de Bela, qu’il s’agissait d’un loup-garou, et que lui-même sera désormais en proie à la lycanthropie. Incrédule, il se transforme pourtant à la pleine lune en homme-loup agressif, et rode dans la forêt…

Bien que le personnage du loup-garou offre moins de richesse thématique que Dracula ou Frankenstein, il possède tout de même une grande force émotionnelle, en grande partie grâce au jeu de Chaney Jr, tenant ici l’un de ses meilleurs rôles. Les effets spéciaux, hélas, ne sont pas vraiment à l’avenant. Le maquillage du pourtant talentueux Jack Pierce est un peu simpliste (un visage barbu couvert de poils de yack et arborant des dents pointues) et s’accorde mal avec le corps du comédien qui, lui, reste parfaitement humanoïde. D’autre part, les transformations, obtenues par une succession de fondus enchaînés, traînent quelque peu en longueur. Malgré tout, la créature est habilement mise en valeur par une mise en scène par ailleurs dynamique, une très belle forêt de studio nocturne, et des éclairages somptueux.

Bela Lugosi, le premier des loups-garous

A l’occasion du film, le scénariste Curt Siodmak invente le fameux poème : « Même un homme dont le cœur est pur, et qui récite ses prières le soir, peut devenir un loup lorsque l’aconit fleurit et que la lune d’automne brille ». On notera la prestation de Bela Lugosi, brève mais déterminante, dans la mesure où il est le loup-garou à l’origine de la malédiction de Talbot. Quant à Maria Ouspenskaya, elle ne cesse de sillonner le petite forêt nocturne sur sa carriole, afin d’intervenir aux moments clef du film. Au cours d’une séquence épique, le loup-garou était censé affronter un ours, mais l’animal s’avéra fort peu conciliant sur le plateau de tournage, obligeant les producteurs à abandonner cette idée pourtant excitante. Certains plans furent cependant tournés et intégrés dans la bande-annonce de l’époque. Dès le second épisode, Talbot, apparemment incapable de susciter à nouveau l’intérêt des spectateurs à lui seul, allait rencontrer le Monstre de Frankenstein.


© Gilles Penso

 

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UNDERWORLD 3 : LE SOULEVEMENT DES LYCANS (2009)

Changement d'époque et de réalisateur pour ce troisième épisode qui s'attache à l'origine de la guerre menée entre les vampires et les loups-garous

UNDERWORLD : RISE OF THE LYCANS

2009 – USA

Réalisé par Patrick Tatopoulos

Avec Rhona Mitra, Michael Sheen, Bill Nighy, Steven Mackintosh, Kevin Grevioux, David Ashton, Geraldine Brophy, Alex Carroll

THEMA VAMPIRES I LOUPS-GAROUS I SAGA UNDERWORLD

« Toute guerre a une origine » affirme le slogan d’Underworld 3. Depuis que George Lucas a initié la préquelle de la trilogie Star Wars, chaque saga se voit systématiquement affubler d’épisodes zéro s’efforçant de narrer les péripéties précédant celles que le public connaît déjà. L’origine de l’affrontement des vampires et des loups-garous imaginé par Len Wiseman, dont nous avions déjà un aperçu dans Underworld Evolution, a donc droit à un long-métrage à part entière. Et c’est Patrick Tatopoulos, vétéran des effets spéciaux et du design de créatures fantastiques (Stargate, Independence Day, Godzilla et les deux premiers Underworld), qui se charge de diriger ce prologue très attendu, passant pour la première fois à la mise en scène. Même s’il œuvre depuis de nombreuses années à Hollywood, Tatopoulos reste confiant dans le savoir-faire de ses compatriotes et demande ainsi à la compagnie Duboi de concevoir bon nombre d’effets numériques d’Underworld 3, notamment les lycanthropes en image de synthèse. « Des dizaines de plans avec de nombreux de loups-garous partaient tous les soirs en calcul sur nos ordinateurs », raconte Jacquemin Piel, patron du studio Duran/Duboi. « C’était un travail complexe mais tout a bien fonctionné. Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est d’arriver à obtenir en 3D des rendus photo-réalistes extrêmement proches de la lumière du tournage. » (1)

Les événements narrés dans Underworld 3 se situant avant la naissance du personnage incarné par Kate Beckinsale, il fallait trouver une actrice susceptible de la remplacer avec autant de charisme et de sex-appeal. Le choix de Rhona Mitra, mémorable anti-héroïne de Doomsday, relève en ce sens du génie, même si la belle est un peu sous-exploitée dans un rôle qu’on aurait aimé plus solide et mieux construit. L’intrigue se situe dans un moyen âge alternatif où les hommes-loups sont les dociles serviteurs du peuple des vampires, mené avec fermeté par le tyrannique Victor. Or sa propre fille s’éprend de Lucian, un forgeron loups-garous au service de Victor. Le motif de Roméo et Juliette est donc à nouveau le moteur de l’intrigue, et lorsque Lucian joue les Spartacus auprès de ses frères enchaînés, une guerre sanglante se déclare entre les lycans et les buveurs de sang…

Titanesque bataille finale

Inscrivant sa mise en scène dans la directe lignée de celle de Len Wiseman, Tatopoulos concocte quelques séquences d’action originales et mouvementées, comme l’attaque d’une horde de loups-garous en pleine forêt, l’évasion des lycans entravée par une nuée de pieux ou la titanesque bataille finale. Pour la première fois, la saga s’offre de larges décors extérieurs naturels et quelques scènes ensoleillées, ce qui n’est évidemment pas sans conséquence sur l’épiderme blafard des fiers vampires. Certes, en restant cantonnée au moyen âge, cette préquelle se prive de l’inscription du mythe gothique au sein d’un environnement résolument moderne, spécificité des deux premiers Underworld. La tonalité est ici plus monocorde, ce qui n’empêche pas pour autant le scénario, très classique dans sa première moitié, de réserver un honnête lot de surprises et de rebondissements au cours du climax.

 

(1) Propos recueillis par votre serviteur en janvier 2009

 

© Gilles Penso

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UNDERWORLD EVOLUTION (2006)

Un second épisode encore plus spectaculaire que son prédécesseur, dans lequel nos héros affronte un redoutable homme-chauve-souris

UNDERWORLD EVOLUTION

2006 – USA

Réalisé par Len Wiseman

Avec Kate Beckinsale, Scott Speedman, Tony Curran, Shane Brolly, Derek Jacobi, Bill Nighy, Steven Mackintosh, Zita Görög

THEMA VAMPIRES I LOUPS-GAROUS I SAGA UNDERWORLD

Souvent considéré comme supérieur à son modèle, Underworld Evolution reprend ses protagonistes là où le film précédent les laissait, non sans s’octroyer en guise de prologue un flash-back situé en l’an 1202. On y découvre avec ébahissement une lutte épique entre une meute de loups-garous et une armée de chevaliers vampires, digne des jeux vidéo les plus débridés. Puis nous retrouvons Sélène et Michael Corvin en cavale, au beau milieu d’un vingt-et-unième siècle quelque peu alternatif. A Corvin, qui refuse toujours d’accepter son statut de suceur de sang, la belle vampire déclare : « si tu n’anticipes pas tes besoins, tu finiras par t’attaquer aux humains. » Leur ennemi juré est désormais Marcus Corvinus (Tony Curran), un très impressionnant homme-chauve-souris dont les ailes peuvent prendre la forme de pattes d’araignées aussi acérées que des épées. Intervenant régulièrement au cours d’une série de séquences d’action ahurissantes, notamment une course-poursuite en camion sur une route nocturne, il a accès au souvenirs de ses victimes en absorbant leur sang. Sa quête prend la forme d’un talisman que possède notre couple de fugitifs. Car cet artefact est sensé l’aider à localiser la tombe de son frère lycanthrope William, enfermé jadis par le père de Sélène.

Peu sensible aux liens familiaux et clamant fièrement qu’ « un véritable dieu n’a pas de père », le monstrueux Marcus assassine Alexander Corvinus (Sir Derek Jacobi), son propre géniteur, après que celui-ci lui ait déclaré : « nous sommes des singularités de la nature, rien de plus ». Avant de rendre l’âme, le vieil homme fait boire de son sang à Sélène, seul espoir à ses yeux pour qu’elle puisse vaincre son inquiétante progéniture parricide. Au cours d’un climax très spectaculaire, l’acrobatique tueuse affronte donc non seulement Marcus et le redoutable William, mais aussi tout un commando mué en horde de loups-garous agressifs suite à la morsure de ce dernier.

Transformations en plan-séquence

Les effets visuels, mélange d’images de synthèse et de maquillages spéciaux, sont plus réussis que jamais, en particulier au cours des hallucinantes séquences de transformations en plan-séquence où les visages s’allongent affreusement et où les traits humains deviennent soudain bestiaux. Underworld Evolution collectionne également les idées visuelles inédites, comme ce passage digne d’Aux frontières de l’aube dans lequel Corvin utilise ses griffes pour ouvrir des pots de peinture et en recouvrir les vitres d’un entrepôt afin d’occulter la lumière du soleil. Armé d’un budget de 50 millions de dollars (le premier Underworld en avait coûté 22), Len Wiseman ne gaspille aucun centime et en donne largement pour son argent à un public qui est aux anges, tout en filmant amoureusement une Kate Beckinsale en très grande forme. Aux yeux du cinéaste, Sélène tend désormais plus vers la femme fatale de film noir que vers l’héroïne de film d’action. De fait, lorsque la comédienne envisagea d’utiliser quelques personnages cameroniens en guise de référence (Helen Ripley dans Aliens, Sarah Connor dans Terminator 2), Wiseman l’orienta plutôt vers le personnage central de L.A. Confidential incarné par Kim Basinger.

© Gilles Penso

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UNDERWORLD (2003)

Un conte d'épouvante urbain qui se situe au sein d'une lutte farouche entre les vampires et les loups-garous

TITRE ORIGINAL

2003 – USA

Réalisé par Len Wiseman

Avec Kate Beckinsale, Scott Speedman, Shane Brolly, Michael Sheen, Bill Nighy, Erwin Leder, Sophia Myles, Robbie Gee

THEMA VAMPIRES I LOUPS-GAROUS I SAGA UNDERWORLD

Roméo et Juliette au pays des loups-garous et des vampires : l’idée est excellente, et sous-tend un scénario pour le moins audacieux. Voilà mille ans que lycanthropes et suceurs de sang se livrent une guerre farouche, sans que personne ne semble se souvenir des origines de ce combat séculaire. Signe des temps, les combats sont livrés avec des armes à feu high-tech, équipées de cartouches à l’ultra-violet ou au nitrate d’argent, selon les belligérants. Redoutable guerrière vampire, Selene (ainsi baptisée en hommage à la déesse de la pleine lune dans la mythologie grecque) casse du loup-garou à tour de bras tout en se heurtant à l’autorité de son supérieur Kraven, qu’elle soupçonne de pactiser avec l’ennemi. Les choses se compliquent lorsque Selene tombe amoureuse de Michael Corvin, un humain sur le point de se couvrir de poils depuis qu’il a été mordu par le chef des hommes-loups.

Fort de ce postulat passionnant, Underworld se pare d’une somptueuse direction artistique, visiblement très inspirée par celle de The Crow (le film d’Alex Proyas a d’ailleurs droit à un petit clin d’œil à travers le nom de Michael Corvin, inspiré de celui d’Ashe Corven). Il faut dire que Len Wiseman, dont c’est le premier film en tant que réalisateur, œuvrait auparavant dans le département artistique de maintes superproductions de science-fiction, notamment pour Roland Emmerich (Stargate, Independence Day, Godzilla) et Barry Sonenfeld (Men in Black), avant de se reconvertir dans la mise en scène de spots publicitaires et de clips. La photographie exclusivement nocturne d’Underworld, signée Tony Pierce-Roberts et inspirée par les splendides croquis noir et blanc du réalisateur, joue presque la carte de l’achromie, tandis que les décors délabrés de Bruton Jones sont sinistres à souhait et les costumes de Wendy Patridge raffinés et atemporels…

De superbes lycanthropes

Pas de fausse note non plus du côté du casting, dominé par une Kate Beckinsale superbe à qui le cuir noir colle à la peau avec une indéniable grâce. En bon pygmalion, Len Wiseman épousa d’ailleurs la comédienne peu de temps après l’avoir rencontrée pendant les préparatifs du film. Comme en outre l’action ne faiblit guère, ponctuée de pugilats admirablement chorégraphiés, Underworld est une véritable réussite dans le genre. Et puis, cerise sur le gâteau, le film de Wiseman nous donne à voir les loups-garous les plus impressionnants jamais portés à l’écran, volant presque la vedette à ceux d’Hurlements et du Loup-Garou de Londres, pourtant références ultimes du genre. Leur design est l’œuvre de Patrick Tatopoulos, que le cinéaste côtoya de près sur les films de Roland Emmerich. Au cours du dénouement intervient une créature hybride, mi-vampire mi-loup-garou, qui mettra peut-être fin à cette impitoyable guerre… A moins qu’elle ne la ravive au contraire, comme le laisse imaginer une fin très ouverte. Malgré des démêlées juridiques avec les responsables de la compagnie « White Wolf » spécialisée dans les jeux de rôles, qui trouvèrent beaucoup de similitudes entre le scénario d’Underworld et plusieurs de leurs titres, les producteurs du film, confiants, donnèrent avant même sa distribution en salles le feu vert pour une séquelle et une préquelle.

© Gilles Penso

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LECTURES DIABOLIQUES (1989)

Le réalisateur de The Gate met en scène un tueur psychopathe et défiguré accompagné d'un monstre mi-homme mi-chacal

I, MADMAN / HARDCOVER

1989 – USA

Réalisé par Tibor Takacs

Avec Jenny Wright, Clayton Rohner, Randall William Cook, Stephanie Hodge, Michelle Jordan, Steven Nemel

THEMA TUEURS

Après son remarquable travail sur The Gate, le superviseur des effets visuels Randy Cook monta son propre studio, et le réalisateur Tibor Takacs pensa logiquement à lui pour diriger les effets de son long métrage suivant, Lectures diaboliques. Le personnage central, Malcolm Brand, est un scientifique dérangé qui a donné naissance à un monstre en mélangeant son propre sperme avec l’ovule d’un chacal. Ça commence donc assez fort ! Amoureux totalement fou d’une femme qui refuse ses avances, il est prêt à se mutiler le visage, à se couper les oreilles, à se scalper, à s’arracher le nez et les lèvres et à les remplacer par ceux de ses futures victimes. Brand écrit ses méfaits dans un roman de gare que dévore littéralement la jolie Virginia. A tel point qu’elle se retrouve un beau jour confrontée au héros de son livre favori, lequel s’apprête à lui arracher le cœur puisque le sien a été brisé.

Pour faire des économies tout en permettant à Randy Cook d’être raisonnablement rémunéré pour son travail, Tibor Takacs lui confia non seulement la réalisation des effets visuels mais aussi le rôle de Malcolm Brand. « Avant que nous ne commencions le film, avant même que le scénario ne soit terminé, Tibor m’a demandé si je préférais jouer le héros ou le méchant », raconte Randy Cook, qui rêvait pendant ses jeunes années à une carrière d’acteur. « J’ai choisi le méchant, ce qui n’était probablement pas le meilleur choix conscient pour une évolution de carrière. Jouer le flic  – en d’autres termes le personnage principal – aurait pu m’ouvrir la porte vers d’autres rôles. Cela dit c’était très amusant. J’ai fabriqué et appliqué tous ces affreux maquillages, et j’ai utilisé une voix qui sonnait comme celle d’un croisement entre Orson Welles et un broyeur d’ordures ! » (1) C’est aussi l’occasion, pour Cook, de rendre hommage à Lon Chaney, l’une de ses idoles. Contrairement à ce qui a souvent été dit à l’époque, ce croque-mitaine est moins le pendant littéraire de Freddy Krueger que le fruit d’une idée originale qui aurait mérité de se développer au sein d’un scénario plus rigoureux, au lieu de servir de prétexte à une intrigue un peu évasive empruntant tous ses artifices aux slashers traditionnels.

Une créature hybride et contre-nature

A vrai dire, les éléments les plus marquants de ce film sont les mêmes que ceux de The Gate. Les meilleurs passages sont ainsi liés à quelques ambiances insolites (comme ce piano dont un accordeur tire d’étranges sons en pleine nuit) et aux apparitions très surprenantes de la créature hybride et contre-nature de l’écrivain psychopathe, animée image par image avec le dynamisme et l’énergie qui caractérisent le travail d’orfèvre de Randy Cook. Ce monstre rachitique, dont le hideux faciès simiesque n’est pas sans évoquer celui des démons de The Gate, joue un rôle majeur dans la séquence finale du film. Celle-ci, située dans une bibliothèque entièrement reconstituée pour l’occasion, fut filmée en un tournage marathon de quinze heures dans des conditions très difficiles. Lectures diaboliques marque de toute évidence un pas en avant indiscutable par rapport aux maladresses de The Gate, même si le Grand Prix du Festival d’Avoriaz 1990 semble une récompense pour le moins disproportionnée.

 

© Gilles Penso

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SHROOMS (2008)

L'absorption de champignons hallucinogènes d'un genre très particulier a des conséquences inattendues sur un groupe d'étudiants en pleine forêt

SHROOMS

2008 – USA / IRLANDE

Réalisé par Paddy Breathnach

Avec Lindsey Haun, Max Kasch, Jack Huston, Alice Greczyn, Robert Hoffman, Maya Hazen, Sean McGinley, Don Wycherley

THEMA VÉGÉTAUX

Un film d’horreur à base de champignons hallucinogènes ? Voilà une idée pour le moins originale, renforcée par un poster inventif sur lequel trois silhouettes fongiques se découpent sur fond de pleine lune pour esquisser la forme peu engageante d’une tête de mort. Le réalisateur Paddy Breathnach et le scénariste Pearse Elliott (déjà complices sur la comédie irlandaise Man About Dog) s’efforcent ainsi d’injecter un peu de substances psychotropes dans l’univers codifié du cinéma d’horreur champêtre. Lorsque le métrage commence, nous sommes cependant en terrain connu. Les protagonistes sont en effet des figures récurrentes du slasher et du survival, autrement dit un groupe d’amis chahuteurs et têtes à claque venus festoyer dans les bois. En  quête d’un « trip » mémorable, une poignée d’étudiants américains débarque ainsi au cœur de la forêt irlandaise pour faire une petite cueillette. Bientôt, les perceptions de nos joyeux drilles s’altèrent sous les effets des champignons et quelques créatures étranges font leur apparition entre les arbres. Mais s’agit-il vraiment d’hallucinations ? Tel est le postulat de Shrooms.

Tourné en sept semaines en Irlande, près des villes de Monaghan, Arnag et Derry, le film de Paddy Breathnach bénéficie d’extérieurs naturels particulièrement photogéniques et d’une mise en scène très soignée. En contrepartie, les lieux communs à foison (les autochtones antipathiques et patibulaires, le cerf renversé sur la route) et les personnages stéréotypés à outrance (au Q.I. généralement rachitique et à la libido caricaturale) jouent en défaveur du métrage, malgré un casting intéressant puisé parmi de jeunes comédiens méconnus. Mais le plus gros problème de Shrooms réside dans son refus étrange de ne pas exploiter son concept initial – l’épouvante générée par des visions dont on ignore s’il s’agit d’hallucinations ou non – pour se concentrer sur tout autre chose : des tueurs psychopathes échappés d’un ancien orphelinat et errant dans les bois en quête de victimes humaines.

Blair Witch sous acide ?

Certes, les assassins en question s’avèrent pour le moins effrayants et nimbent chacune de leur apparition d’une aura de terreur assez efficace. Mais cette légende urbaine – réelle ou fantasmée ? – prend rapidement le pas sur l’effet néfaste des champignons et évacue peu à peu toute l’originalité du postulat initial. Dommage, car quelques scènes insolites, comme la discussion avec la vache parlante ou la mort violente près de la voiture, laissent entrevoir le véritable potentiel mi-horrifique mi-humoristique du film. La chute, en forme de retournement de situation imprévu, s’efforce certes de remettre tous les éléments narratifs dans l’ordre et de lier les deux idées motrices du scénario. Mais c’est un peu tard, d’autant que ce twist ne s’avère pas vraiment convaincant à force de vouloir à tout prix rationaliser l’irrationnel. Etait-il vraiment approprié de traiter un tel sujet avec autant de sérieux et de premier degré ? Un peu plus de drôlerie et d’autodérision n’auraient pas fait de mal à une production finalement bien sage en regard de ses intentions pourtant prometteuses. Le trip est donc décevant et le slogan « Blair Witch sous acide » que l’on peut lire sur certaines jaquettes américaines s’avère un tantinet mensonger.

© Gilles Penso

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LE TUEUR DU VENDREDI (1981)

Steve Miner s'attaque à la suite directe de Vendredi 13 et met en scène pour la première fois le sinistre Jason

FRIDAY THE 13TH PART 2

1981 – USA

Réalisé par Steve Miner

Avec Amy Steel, John Furey, Adrienne King, Kirtsen Baker, Stuart Charno, Warrington Gillette, Walt Gorney, Marta Kober

THEMA TUEURS I SAGA VENDREDI 13

Entrée dans la légende comme l’une des scènes pré-génériques les plus longues du cinéma (bien avant Le Monde ne suffit pas !), l’entrée en matière du Tueur du vendredi prend pour héroïne la seule rescapée du massacre de Crystal Lake perpétré dans Vendredi 13. Agitée de cauchemars qui nous permettent de revoir cinq bonnes minutes du film précédent, celle-ci découvre la tête coupée de Mrs Voorhees dans son frigo avant qu’un homme ne surgisse pour lui transpercer le crâne. Voilà un démarrage pour le moins efficace. Steve Miner s’avère du coup meilleur réalisateur que Sean S. Cunningham, même si la suite du métrage n’évite pas les redites. Cinq ans après le drame du premier film, nous faisons connaissance avec un nouveau groupe de moniteurs de colonies de vacances venus effectuer un stage de formation dans un camp voisin de Crystal Lake. Blagues potaches, scènes de drague et histoires d’épouvante au coin du feu sont au programme, jusqu’à ce que le sang se mette à couler. La première victime est un autochtone qui les espionne et tente de les prévenir du danger (« vous êtes tous condamnés » clame-t-il). Ne croyant pas si bien dire, il finit décapité par un fil de fer barbelé.

Les meurtres qui suivent ne manquent pas de sel, perpétrés au marteau, au couteau de cuisine ou à la machette. Le plus célèbre d’entre eux, emprunté à La Baie sanglante de Mario Bava, voit un couple en plein coït transpercé de part en part par une lance. Pas très regardant côté poncifs, Le Tueur du vendredi contient son lot de filles qui se déshabillent, d’ampoules qui claquent, de coups de tonnerre et de chats qui font sursauter. Mais il a le mérite d’implanter tous les éléments de la mythologie de Jason Voorhees, l’épisode précédent se concentrant sur les exactions de sa génitrice. « Essayons de vois au-delà de la légende », lance l’une des protagonistes. « Que serait cette créature ? Une espèce de psychopathe ? Un retardé mental ? Un enfant dans un corps d’homme ? » Tout ça à la fois, serait-on tenté de répondre.

 

Le visage du tueur

Si ses premiers méfaits ne nous révèlent que ses mains robustes et ses pas pesants, Jason surgit au bout d’une heure à visage couvert. Mais au lieu du fameux masque de hockey qui n’apparaîtra que dans l’épisode suivant, notre tueur s’affuble d’une sorte de sac de pommes de terre noué à la va-vite et percé d’un trou pour laisser voir l’un de ses yeux hagards. Ce n’est qu’à la toute fin, le temps d’une scène choc, que son visage difforme est visible furtivement, le maquilleur Carl Fullerton ayant respecté le design établi dans Vendredi 13 par Tom Savini. L’affrontement final, où sa fourche se frotte à la tronçonneuse de l’ultime survivante, évoque à la fois le climax de La Nuit des masques et celui de Massacre à la tronçonneuse, tandis que le mausolée que Jason a aménagé autour de la tête empaillée de sa mère rappelle évidemment Psychose. Tous les classiques du genre sont donc convoqués. Le Tueur du vendredi ne leur arrive évidemment pas à la cheville, mais ses recettes confortables (plus de 20 millions de dollars pour un budget d’un million) confirmèrent la rentabilité de cette franchise naissante.

© Gilles Penso

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