STAR TREK 3 : A LA RECHERCHE DE SPOCK (1984)

Monsieur Spock passe derrière la caméra pour ce troisième Star Trek sur grand écran centré justement sur la résurrection de l'officier Vulcain

STAR TREK III – THE SEARCH FOR SPOCK

1984 – USA

Réalisé par Leonard Nimoy

Avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, Walter Koenig, Robin Curtis, Christopher Lloyd

THEMA SPACE OPERA I EXTRA-TERRESTRES I SAGA STAR TREK

Le scénario de ce troisième épisode fait directement suite à celui du film précédent, lien qui n’existait pas entre les deux premiers Star Trek conçus pour le grand écran. Dès le titre, nous voilà prévenus : Monsieur Spock n’est pas mort. Il faut dire que les trekkies ont très mal avalé le décès de leur Vulcain favori, et que leur avis a un poids suffisamment important pour influer sur les décisions des scénaristes et des producteurs. Tout le film se centre donc sur la résurrection de l’homme aux oreilles pointues, à partir d’une idée de base assez bien dénichée, déjà en germe dans le second Star Trek. Et, ironie du sort ou judicieuse décision ne manquant pas d’humour, c’est Leonard Nimoy lui-même qui réalise le film, comme pour le marquer davantage de sa présence. A l’origine, le talentueux Nicholas Meyer, déjà signataire du film précédent, aurait dû réaliser celui-ci, mais le concept même de la résurrection de Spock, absurde à ses yeux, l’incita à décliner la proposition. James Goldstone (Le Jour de la fin du monde) fut alors envisagé pour le remplacer, jusqu’à ce que Nimoy lui-même ne fasse connaître aux producteurs ses envies pressantes de passer derrière la caméra (il avait déjà à l’époque une petite expérience de téléaste).

Au cours du prologue de Star Trek 3, l’Enterprise regagne la Terre, bien endommagé à la suite du combat livré contre le barbare Khan. Le lieutenant Saavik et le professeur Marcus atterrissent quelques temps après sur la planète Genesis, afin d’établir des recherches. Le nouveau monde a cependant évolué d’étrange façon et attiré l’attention du commandant Kruge, un chef Klingon belliqueux qui veut utiliser les secrets de la planète afin de développer les pouvoirs de l’empire Klingon. Pendant ce temps, sur Terre, l’amiral Kirk reçoit des preuves que Spock peut être encore en vie. En effet, son « katra », autrement dit son esprit, s’est réfugié à l’intérieur du docteur McCoy. Les officiers supérieurs commandant l’Enterprise se réunissent alors chez Kirk, bientôt rejoints par l’ambassadeur Sarek, le propre père de Spock.

Christopher Lloyd en redoutable Klingon

Au fil de ce scénario un tantinet chaotique, on retrouve donc la belle vulcaine Saavik (cette fois-ci Robin Curtis remplace Kirstie Alley, laquelle réclamait un cachet exorbitant) ainsi qu’un très curieux chien Klingon. La première partie du film se traîne un peu fastidieusement sans susciter un très grand intérêt. La seconde moitié, en revanche, s’articule autour d’un suspense assez fort, tandis que Spock (interprété tour à tour par cinq comédiens de plus en plus âgés) est enfin vaillant et prêt à en découdre. Dommage que les effets spéciaux liés à l’anéantissement de Genesis soient si peu efficaces. Le producteur/scénariste Harve Bennett, envisageant déjà une nouvelle génération, n’hésite pas à faire détruire l’Enterprise et faire assassiner un personnage clé par les Klingons. On notera que le super-vilain de cet épisode, un chef Klingon nommé Kruge, est interprété par Christopher Lloyd, futur Doc de Retour vers le futur et futur Fester de La Famille Addams. Ici, sous les impressionnantes prothèses de Tom Burman, il n’est guère reconnaissable.


© Gilles Penso 

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STAR TREK 2 : LA COLERE DE KHAN (1982)

Plus dynamique que le film précédent, ce deuxième opus fait directement suite à l'un des épisodes de la série classique

STAR TREK II : THE WRATH OF KHAN

1982 – USA

Réalisé par Nicholas Meyer

Avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, Walter Koenig, Ricardo Montalban, Nichelle Nichols

THEMA SPACE OPERA I EXTRA-TERRESTRES I SAGA STAR TREK

Succédant avec beaucoup de talent à Robert Wise, Nicholas Meyer, auteur d’un savoureux C’était demain, change ici de ton. Plus attiré par le caractère politico-social de l’univers Star Trek que par sa dimension contemplative et sa portée métaphysique, Meyer s’approche en esprit du concept initial de Gene Roddenberry et participera de fait à quelques-uns des meilleurs films de la saga. Pour Star Trek 2, il synthétise cinq scripts différents pour obtenir un scénario original faisant suite à un épisode de la série TV originale, « Space Seed », à la fin duquel le barbare Khan (Ricardo Montalban) était exilé par le capitaine Kirk sur une planète aride et hostile. Au début du film, le vaisseau USS Enterprise effectue l’une de ses nombreuses patrouilles spatiales. Soudain, un message mystérieux parvient aux ordinateurs de bord : « pourquoi l’armée veut-elle s’emparer du projet Genesis ? ». Ce projet scientifique révolutionnaire permet de créer la vie à partir du néant, ou le contraire. Dès lors, une lutte à mort s’engage entre Kirk et Khan. Car le projet Genesis doit être expérimenté sur la planète où l’ancien despote en disgrâce a été abandonné avec ses hommes. Khan, avide de pouvoir et de vengeance, tente donc de s’emparer de cette invention afin de retrouver sa suprématie perdue.

Avec un budget de 10 millions de dollars (quatre fois moins que celui de Star Trek le film), ce second opus cinématographique s’avère de plus modeste facture, mais il y gagne en nervosité, en rythme et en efficacité. On y trouve pèle mêle des vers des sables peu ragoutants, une belle Vulcaine nommée Saavik (alias Kirstie Alley), les retrouvailles de Kirk avec son fils David, et surtout (attention spoiler, la lecture qui suit est interdite à tous ceux qui n’ont pas vu le film !), et surtout, donc, l’inoubliable sacrifice final de Spock. « De toutes les âmes que j’ai rencontrées au cours de mes voyages, ce fut la plus humaine », déclarera Kirk au cours des émouvantes funérailles spatiales du Vulcain. L’uniforme de l’Enterprise a encore changé de couleur, virant ici au rouge, et les effets spéciaux ont cette fois été supervisés par ILM, concoctant notamment une très dynamique bataille spatiale au beau milieu d’une nébuleuse écarlate particulièrement photogénique.

Une séquence avant-gardiste en images de synthèse

On peut également contempler dans le film l’une des premières séquences entièrement conçues en images de synthèse, celle de la naissance d’une planète grâce au projet Genesis (séquence qui coûta la modique somme d’un million de dollars la minute et qui donne une idée de ce que pourrait être, dans un avenir encore lointain, un processus de terraformation). On note enfin une très belle partition de James Horner, délaissant le thème de Jerry Goldsmith pour revenir à celui de la série télévisée. La rupture avec le film précédent est donc totale, comme en témoigne au passage le refus d’utiliser les Klingons comme « méchants ». Le premier sous-titre prévu, « The Revenge of Khan », dut être remplacé par « The Wrath of Khan », car à l’époque George Lucas envisageait d’appeler le troisième volet de La Guerre des étoiles « Revenge of the Jedi ».


© Gilles Penso

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HUMAINS (2009)

Un groupe de paléontologues part dans les Alpes suisses pour vérifier une théorie selon laquelle des hommes de Néanderthal auraient survécu jusqu'à nos jours

HUMAINS

2009 – FRANCE

Réalisé par Jacques-Olivier Molon et Pierre-Olivier Thévenin

Avec Lorant Deutsch, Sara Forestier, Dominique Pinon, Manon Tournier, Elise Otzenberger, Marc Olinger, Christian Kmiotek, Philippe Nahon

THEMA YETIS ET CHAÎNONS MANQUANTS

En quelques années, Jacques-Olivier Molon et Pierre-Olivier Thévenin se sont creusé une petite niche dans le milieu fermé des effets spéciaux de maquillage français. Le premier fait ses premières armes sur des œuvres telles que L’Humanité, Vidocq ou Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, le second se forme auprès de l’immense Stan Winston en intégrant les gigantesques équipes de Jurassic Park et Entretien avec un vampire, et tous deux fondent en 2003 un atelier commun, dont les fruits les plus sanglants seront les séquences gore d’A l’intérieur. Forts de cette expérience, les deux artistes se voient bientôt confier les rênes d’Humains, un long-métrage en quête de réalisateur qui leur permet d’effectuer leur baptême derrière la caméra.

Le concept du film, loin d’être inintéressant, consiste à mixer le motif classique du survival champêtre avec des données anthropologiques. Et de fait, les héros d’Humains sont des paléontologues. Il s’agit du professeur Schneider (Philippe Nahon), de son fils Thomas (Lorant Deutsch) et de son étudiante assidue Nadia (Sara Forestier), partis tous trois dans les Alpes Suisses pour confirmer une théorie révolutionnaire selon laquelle les hommes de Neanderthal auraient vécu plus longtemps que prévu et auraient donc évolué parallèlement à l’homo sapiens. Sur leur route, ils croisent une famille tombée en panne (Dominique Pinon, Manon Tournier et Elise Otzenberg) qu’ils acceptent d’accompagner jusqu’au village le plus proche. Sauf qu’un accident imprévu plonge nos six protagonistes dans une forêt hostile où d’étranges individus semblent les épier et leur tendre des pièges. Qui sont donc les agresseurs d’Humains ? Des bouchers en retraite anticipée ? Des autochtones consanguins ? Des chasseurs en quête d’un nouveau gibier ? Pour ceux qui n’auraient pas encore deviné et qui souhaiteraient garder une surprise totale, la lecture de ce qui suit est fortement déconseillée. Pour les autres, vous l’avez compris, il s’agit d’une peuplade d’hommes préhistoriques ayant miraculeusement survécu jusqu’à nos jours et cherchant à capturer toutes les femelles passant à leur portée pour perpétuer leur race.

Quand La Colline a des yeux rencontre La Guerre du feu

L’idée a le mérite d’être originale, et possède le potentiel terrifiant d’une Colline a des yeux mâtinée de Guerre du feu. Hélas, entre le papier et l’écran, il y a un fossé que le film ne franchit pas sans encombre. Plusieurs raisons expliquent cet état de fait : des comédiens visiblement peu convaincus par leurs personnages (même Dominique Pinon, d’ordinaire si charismatique, peine ici à faire exister le père caricatural qu’il interprète), un scénario qui aurait mérité pas mal de polissage et une réécriture sacrément plus affûtée des dialogues, une mise en image un peu tristoune malgré l’indéniable photogénie des décors naturels, et des « bad guys » qui déclenchent des sourires au lieu d’effrayer. Car la présence anachronique de ces Néanderthals affublés de peaux de bêtes et grognant dans les bois a plus l’effet d’un gag que d’une vision cauchemardesqueHumains était-il une fausse bonne idée ? Probablement, et l’on ne peut s’empêcher de penser que Jacques-Olivier et Pierre-Olivier, munis d’un script digne de ce nom, pourraient faire des merveilles.

© Gilles Penso

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LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE (2009)

Ce remake brutal, intense et sans concession du premier long-métrage de Wes Craven est une excellente surprise

LAST HOUSE ON THE LEFT

2009 – USA

Réalisé par Dennis Iliadis

Avec Monica Potter, Sara Paxton, Tony Goldwyn, Garret Dillahunt, Riki Lindhome, Martha Macisaac, Spencer Treat Clark, Aaron Paul

THEMA TUEURS

Lorsqu’une nouvelle version de La Dernière maison sur la gauche fut annoncée chez Universal, toutes les craintes étaient permises. Comment un grand studio allait-il pouvoir préserver la brutalité sans concession du premier long-métrage de Wes Craven ? Certes, le succès de La Colline a des yeux d’Alexandre Aja prouvait qu’une relecture intelligente de l’œuvre du père de Freddy Krueger était possible. Nos craintes étaient-elles atténuées pour autant ? Pas vraiment… Jusqu’à ce que le résultat ne s’impose comme une réussite fulgurante. Car la nouvelle Dernière maison sur la gauche est un choc cinématographique ultime, un film enragé au moins aussi traumatisant que son modèle, mêlant les violences physiques et psychologiques en un redoutable cocktail dont personne ne pourra décemment ressortir indemne.

Force est de reconnaître que le choix du réalisateur grec Dennis Iliadis, auteur d’un très remarqué Hardcore en 2004, est une excellente initiative du studio (qui, paraît-il, envisagea une bonne centaine de noms de metteurs en scène avant d’arrêter sa décision). Le film s’intéresse à la famille Collingwood (un père chirurgien, une femme aimante et une fille adolescente férue de natation), en vacances dans leur maison de campagne isolée sur les berges d’un lac paisible. Un soir, pour tromper l’ennui de ces congés autarciques, Mari décide de passer la soirée avec son amie Paige. Lorsque toutes deux se lient avec le jeune Justin, logé dans un motel aux alentours, elles ignorent que le père de ce dernier, Krug, est un tueur psychopathe en cavale. Flanqué de sa compagne Sadie et de son frère Francis, au moins aussi déséquilibrés que lui, Krug prend les filles en otage et le cauchemar commence…

Le point de non retour

Les principales péripéties imaginées par Wes Craven ont donc été reproduites ici, ce qui n’empêche pas les scénaristes Adam Alleca et Carl Ellsworth de nous réserver de nombreuses surprises, notamment avec un prologue mouvementé et surtout une seconde partie de métrage modifiant quelque peu les données initiales pour ménager de nombreux rebondissements inattendus. Or cette seconde partie était justement l’un des points faibles de l’originale Dernière maison sur la gauche, atténuant légèrement la force du propos de Craven par quelques incohérences comportementales. De là à affirmer que le remake surpasse l’original, il n’y a qu’un pas que chacun sera libre de franchir ou non. L’impact du film repose beaucoup sur la justesse de ses comédiens. Aucune star ne pointe ici le bout de son nez, et la crédibilité des protagonistes y gagne en force, d’autant que les acteurs donnent de leur personne jusqu’à effectuer eux-mêmes bon nombre de cascades violentes. En tête d’affiche, Garret Dillahunt, personnage récurrent de plusieurs séries TV (Urgences, Les 4400, Deadwood, Les Chroniques de Sarah Connor), succède au pourtant inoubliable David Hess, interprète de Krug en 1972, composant un tueur impressionnant et massif. Et si le final semble absoudre les héros de leurs méfaits, laissant la légitime défense « excuser » leurs basculements, ce n’est qu’un leurre, comme le prouve une dernière séquence nihiliste à souhait.

© Gilles Penso

 

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MEURTRES A LA SAINT VALENTIN 3D (2009)

Patrick Lussier nous propose le remake en relief d'un sympathique slasher des années 80

MY BLOODY VALENTINE 3D

2009 – USA

Réalisé par Patrick Lussier

Avec Jensen Ackles, Jaime King, Kerr Smith, Kevin Tighe, Edi Gathegi, Tom Atkins, Betsy Rue, Megan Boone

THEMA TUEURS

Meurtres à la Saint-Valentin 3D est le remake en relief d’un sympathique slasher qui bénéficiait d’un scénario riche en rebondissements, d’un décor de mine claustrophobique et d’un tueur impressionnant engoncé dans une tenue de mineur et armé d’une pioche. Ces trois atouts sont évidemment au cœur du remake de Patrick Lussier. L’intrigue se situe dans la petite ville minière d’Harmony, théâtre d’un drame épouvantable. Suite à une erreur de débutant, le jeune mineur Tom Hanniger provoqua la mort de cinq hommes. Traumatisé, Harry Warden, l’unique survivant, se réveilla de son coma un an plus tard, le jour de la Saint-Valentin, et s’en alla occire vingt-deux personnes à coups de pioche avant d’être abattu. Une décennie plus tard, Tom Hanniger revient à Harmony pour tourner la page. Or il semble que le tueur de la Saint-Valentin soit de retour…

Certes, le scénario ne transcende pas vraiment un genre déjà très codifié, et les personnages n’échappent pas à un certain stéréotype. Mais qu’importe. L’intérêt du film est ailleurs, et les spectateurs venus éprouver le grand frisson en ont largement pour leur argent. Il faut d’abord saluer la mise en scène exemplaire d’un Patrick Lussier que l’on connut bien moins inspiré. Collaborateur régulier de Wes Craven dont il monta plusieurs films, il passa à la mise en scène sans panache avec des œuvres telles que The Prophecy 3, Dracula 2001 ou La Voix des Morts 2. Ici pourtant, il nous surprend par une inventivité permanente et des choix artistiques de premier ordre. Du générique de début extrêmement graphique jusqu’aux dernières péripéties d’un climax mouvementé, ce nouveau Meurtres à la Saint-Valentin dépasse largement son modèle en terme d’efficacité et ne recule devant aucun excès pour satisfaire les fans d’horreur.

Coups de pioche dévastateurs

Du coup, les meurtres s’avèrent particulièrement gratinés. Extrêmement violents mais jamais complaisants, les effets gore surprennent par leur outrance et démontrent à quel point une pioche peut faire des ravages sur un corps humain ! C’est là que le visionnage du film en relief gagne le plus d’impact. Car l’arme acérée jaillit littéralement au visage du spectateur, quand ce ne sont pas les différents organes arrachés qui voltigent dans la salle de cinéma, muant quasiment le film en attraction de fête foraine ! Peu soucieux des réactions de la censure, le cinéaste s’offre même une longue séquence mettant en scène une victime féminine intégralement nue, les généreuses rondeurs de la demoiselle gagnant évidemment en volume grâce à la 3D ! Pour ludique qu’il soit, l’emploi du relief ne se limite pas pour autant à projeter des objets, des morceaux de cadavres ou des poitrines girondes au public. Lussier sait dépasser la simple gadgétisation pour doter sa mine souterraine d’une profondeur étouffante et pour enrichir son langage cinématographique, disséminant parfois à l’avant-plan des éléments (objets ou personnages) amenés à jouer un rôle crucial au sein de sa dramaturgie. Même la scène érotique sus-citée utilise la nudité de son infortunée protagoniste comme support de suspense. Bref, voilà un bel exercice de style, qui exploite enfin avec richesse l’immense potentiel du cinéma en trois dimensions.

 
© Gilles Penso

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LA FIN DE FREDDY : L’ULTIME CAUCHEMAR (1991)

La saga Freddy s'achève sur une note très décevante, les séquences en 3D n'apportant aucune plus-value à ce final sans panache

FREDDY’S DEAD : THE FINAL NIGHTMARE

1991 – USA

Réalisé par Rachel Talalay

Avec Robert Englund, Lisa Zane, Shon Greenblatt, Lezlie Deane, Ricky Dean Logan, Breckin Meyer, Yaphet Kotto

THEMA RÊVES I SAGA FREDDY KRUEGER

Les amateurs de slashers savent bien que la mort annoncée de leurs croquemitaines favoris n’est souvent qu’illusoire. Après tout, Vendredi 13 chapitre final et Vendredi 13 chapitre 8 : l’ultime retour n’en finissaient plus d’annoncer le trépas très peu définitif de ce bon vieux Jason Voorhees. Ainsi, lorsque New Line se mit à crier au loup avec La Fin de Freddy : l’Ultime Cauchemar, plus personne n’était vraiment dupe (il y eut en effet deux autres séquelles, Freddy sort de la nuit et Freddy contre Jason). Prêts à jouer le jeu malgré tout, nous découvrîmes avec surprise un nom féminin derrière la caméra. Hélas ! Nous ne savions pas encore que le talent et les goûts artistiques de Rachel Talalay étaient à ce point discutables, comme allaient le confirmer Ghost in the Machine et Tank Girl. Car en guise de bouquet final, La Fin de Freddy n’est qu’un pétard mouillé. S’ouvrant pourtant sur une prometteuse double référence à La Quatrième dimension et au Magicien d’Oz, ce dernier rejeton d’une fort inégale série va plus loin encore que ses prédécesseurs dans le registre de la paresse scénaristique.

Les héros sont un nouveau groupe d’adolescents s’efforçant de faire apparaître Freddy Krueger dans le monde réel pour pouvoir le détruire. Ici, le rêve est bien plus un prétexte qu’un moteur dramatique. Des moments potentiellement très riches, comme l’enfance de Freddy, ses relations avec son père, sa fille et sa femme, sont survolés sans profondeur, et la mise en scène de Rachel Talalay, pour propre et carrée qu’elle soit, n’a ni style ni rythme. Quant aux guest-stars qui pointent régulièrement le bout de leur nez (Johnny Depp, Alice Cooper, Roseanne Barr), elles ne font que renforcer le caractère burlesque du film. Nous sommes bien loin de l’atmosphère oppressante des Griffes de la nuit. Ici, l’ambiance est plus propice à la blague potache et au pastiche qu’à la terreur et l’épouvante. La mort de Freddy elle-même, qui évoque celle de Piper Laurie dans Carrie, manque singulièrement de panache. Celle qui lui était réservée à la fin du Cauchemar de Freddy, pourtant provisoire, était autrement plus inventive. Même les effets spéciaux, points forts habituels de la série, s’avèrent passables, en tout cas largement au-dessous du niveau général des épisodes précédents.

Freddy en relief

A l’époque de sa sortie, La Fin de Freddy bénéficia d’un argument marketing propre à amuser la plupart des fans : le relief, alors un peu tombé en désuétude. Ce fut donc le grand retour des lunettes en carton aux verres rouges et bleus. En réalité, seule la dernière séquence du film bénéficie d’effets 3D (le personnage féminin principal chaussant lui-même des lunettes spéciales à ce moment précis pour que le spectateur sache quand s’équiper !). Et si la mise en scène joue dès lors avec la profondeur des décors et les avant-plans, force est de reconnaître que le relief ne dépasse jamais son statut de gadget et ne permet guère au climax de gagner en ampleur et en intérêt. D’ailleurs, lorsque le film fut distribué plus tard en vidéo, la 3D fut supprimée, à l’exception de quelques copies commercialisées en Grande-Bretagne.

 

© Gilles Penso

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AMITYVILLE 3 (1983)

Le vétéran Richard Fleischer reprend du service pour tenter de dynamiser la saga Amityville… en relief !

AMITYVILLE 3D

1983 – USA

Réalisé par Richard Fleischer

Avec Tony Roberts, Tess Harper, Meg Harper, Robert Joy, Candy Clark, John Beal, Leora Dana, Meg Ryan, John Harkins

THEMA FANTÔMES I SAGA AMITYVILLE

En 1983, le cinéma fantastique se prit d’un nouvel amour inconsidéré pour le relief, suivant la vogue qu’avaient connu les années 50 avec L’Etrange créature du lac noirL’Homme au masque de cire et autre Le Météore de la nuit. Ainsi, nombre de sagas crurent bon de s’adonner à la troisième dimension à l’occasion de leur troisième épisode. D’où Les Dents de la mer 3Meurtres en trois dimensions ou cet Amityville 3D que nous livra ce bon vieux Dino de Laurentiis, confiant cette fois-ci la mise en scène au vétéran Richard Fleischer (Le Voyage fantastique et 20 000 lieues sous les mers tout de même). Au cours d’une scène d’introduction plutôt bien troussée, le journaliste John Baxter (Tony Roberts) achète la célèbre maison d’Amityville après avoir dévoilé les supercheries d’une fausse séance de spiritisme. Evidemment, les incidents inexplicables ne tardent pas à survenir.

L’ancien propriétaire de la demeure, dont le visage apparaît flou, déformé et monstrueux sur les clichés de Melanie (Candy Clark), la collègue de Baxter, succombe à une crise cardiaque après l’attaque d’une centaine de mouches. Puis c’est la photographe elle-même qui est agressée par la maison et par une force surnaturelle, avant de mourir brûlée dans sa voiture. Malgré tout, le journaliste reste sceptique. « J’ai acheté la maison, pas les fantômes », déclare-t-il imperturbablement à sa fille Susan (Lorie Laughlin). Lorsque cette dernière apparaît dans l’escalier de la maison, trempée jusqu’aux os, alors qu’en réalité elle est en train de mourir à l’extérieur, Baxter est bien obligé de se rendre à l’évidence.

Une débutante nommé Meg Ryan

En explorant la cave, il découvre un puits sans fond qui semble directement donner accès aux Enfers, une idée visuelle déjà présente dans La Maison près du cimetière et Evil Dead. Au cours d’un cauchemar troublant, il voit même sa fille en décomposition surgir du puits empli d’eau bouillonnante. Comme dans Poltergeist, une équipe de parapsychologues vient finalement étudier la maison avec du matériel sophistiqué pour tenter d’en percer le secret. Certes, le relief est principalement utilisé ici dans le but d’accumuler les gimmicks tape à l’œil (frisbee qui plane, verre qui fonce vers la caméra, tuyau qui perce un pare-brise, main tendue à l’avant-plan, mouche qui vole vers le public), mais ce troisième Amityville se distingue tout de même du lot des séquelles inutiles par l’efficacité de ses séquences choc, son atmosphère musicale réussie (signée Howard Blake) et ses comédiens convaincants. Dans le rôle minuscule de l’amie de Susan, on reconnaît une toute jeune Meg Ryan (au cours des rééditions vidéo du film, son nom et son visage, désormais célèbres, apparaîtront en gros sur le matériel publicitaire). Pendant le climax, un monstre colossal qu’on croirait issu de C.H.U.D. (œuvre du maquilleur John Caglione) surgit du puits en crachant du feu au visage du docteur Eliott West (Robert Joy) avant de l’entraîner dans les eaux bouillonnantes. Puis la maison explose (une belle maquette) et envoie valdinguer des tonnes de gravats à la figure du spectateur, achevant là la trilogie cinématographique Amityville, même si d’autres épisodes seront réalisés plus tard pour le petit écran.


© Gilles Penso

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L’HOMME AU MASQUE DE CIRE (1953)

Ce remake du Masques de cire de Michael Curtiz a transformé Vincent Price en superstar du cinéma d'épouvante

HOUSE OF WAX

1953 – USA

Réalisé par André de Toth

Avec Vincent Price, Charles Bronson, Frank Lovejoy, Phyllis Kirk, Carolyn Jones, Roy Roberts, Paul Picerni, Paul Cavanagh

THEMA SUPER-VILAINS

Remake fidèle du magistral Masques de cire de Michael Curtiz, cet autre classique du cinéma d’épouvante pousse l’analogie jusqu’à reproduire intégralement des portions de dialogues, des cadrages, des décors et des accessoires de son modèle. Pourtant, L’Homme au masque de cire possède une identité tout à fait autonome, notamment grâce à la prestation de Vincent Price qui, comme à son habitude, crève l’écran par son charisme, son élégance et son inimitable prestance. Succédant à Lionel Atwill, il reprend le rôle du sculpteur de figurines de cire laissé pour mort dans l’incendie de son musée. Ici, il se nomme Henry Jarrod, et sa folie n’a rien à envier à celle de son prédécesseur, même s’il compose sur un registre doucereux et bienveillant, au lieu de la noirceur aigrie que campait Atwill. Quant au visage défiguré de Jarrod, œuvre du maquilleur Gordon Bau, il est moins impressionnant que celui de 1933 mais vaut lui aussi son pesant de grand-guignol. Pour se distinguer du chef d’œuvre de Curtiz, l’intrigue a ici été transposée au début du siècle, le personnage de la journaliste a été éliminé, et la structure du récit initial a été légèrement modifiée par le scénariste Crane Wilbur afin de fluidifier le récit. Le résultat, il faut l’avouer, est des plus heureux.

On note au passage la prestation d’un tout jeune Charles Bronson, dans le rôle d’Igor, un serviteur sourd-muet et patibulaire qui n’aurait pas dépareillé dans le château du docteur Frankenstein. La scène où une réplique de son visage buriné, posée sur une étagère aux côtés d’autres figures en cire, s’anime pour s’avérer être sa vraie tête, est d’une redoutable efficacité. D’une manière générale, le travail de mise en scène d’André de Toth (signataire de nombreux westerns et films noirs des années 50) est tout à fait prodigieux, composant des atmosphères oppressantes et des moments franchement spectaculaires, notamment le fameux incendie rongeant de ses hautes flammes le créateur et ses œuvres. 

Les jeux du relief

Comme beaucoup de films fantastiques du milieu des années 50, L’Homme au masque de cire fut tourné et projeté en relief, marquant là les premiers pas de la Warner dans cette innovation technique vite muée en argument marketing imparable. D’où certaines séquences un peu gratuites qui s’amusent à projeter toutes sortes de choses en direction des spectateurs, notamment le french cancan auquel assistent les deux jeunes héros du film, ou le bateleur qui attire le public dans le musée de cire en tapant sur des balles avec ses raquettes de ping-pong. Mais au-delà du gadget, le procédé crée un intéressant phénomène de mise en abîme, notamment lorsque le saltimbanque susnommé s’adresse directement à la caméra pour inciter le public à venir visiter la galerie des horreurs. Par une cruelle ironie du sort, André de Toth, privé de l’usage d’un de ses yeux, n’eut jamais la possibilité d’admirer son chef d’œuvre en relief. Vincent Price, quant à lui, acquit définitivement ici son statut de star de l’épouvante, et multiplia dès lors les mémorables prestations en ce domaine, notamment pour Roger Corman à partir de 1960.

© Gilles Penso

VENDREDI 13 CHAPITRE 8 : L’ULTIME RETOUR (1989)

Pour varier les plaisir, ce huitième opus de la saga Vendredi 13 fait surgir Jason dans un bateau en partance pour New York

FRIDAY THE 13TH PART 8 – JASON TAKES MANHATTAN

1989 – USA

Réalisé par Rob Hedden

Avec Peter Mark Richman, Barbara Bingham, Jensen Daggett, Scott Reeves, Kane Hodder, Todd Caldecott, Tiffany Paulsen

THEMA TUEURS I ZOMBIES I SAGA VENDREDI 13

Le septième Vendredi 13 n’avait pas grand-chose pour plaire, mais il présentait au moins l’avantage de nous montrer le Jason Voorhees le plus destroy de toute la série : un corps massif en décomposition laissant apparaître une colonne vertébrale décharnée, une chaîne rouillée autour du cou, une impayable figure de zombie grimaçante et borgne… Bref, une réinterprétation très « eighties » de l’icône créée par Sean S. Cunningham. Ce huitième opus semblait vouloir renouveler le mythe en transposant l’action à New York. D’où le titre prometteur de Jason Takes Manhattan (remplacé en France par un « ultime retour » à peu près aussi mensonger que le « chapitre final » de 1984). Le scénariste et réalisateur Rob Hedden s’en donna donc à cœur joie, imaginant des séquences horrifiques situées sur le pont de Brooklyn, Madison Square Garden et l’Empire State Building. Hélas, les pontes de Paramount eurent tôt fait de calmer ses ardeurs. Avec un budget de cinq millions de dollars, il n’était pas question que Jason fasse du tourisme sur Big Apple, et le pauvre Hedden fut contraint de tout réécrire.

Beaucoup moins palpitante, l’action se situe donc principalement à bord du « Lazarus », un navire de croisière qui emmène des étudiants de Lakeview (une bourgade voisine de Crystal Lake, évidemment) vers New York. Comment ressusciter Jason, qui mourait au fond du lac dans le film précédent ? Bah, un peu de courant électrique transmis par un câble sous-marin touché par l’ancre d’un petit bateau devrait faire l’affaire ! Or le propriétaire du bateau est un lycéen qui a pensé à apporter un masque de hockey pour faire une blague à sa copine. Ça c’est une chance ! Ce bon gros Jason (interprété par le massif Kane Hodder) va donc pouvoir cacher sa vilaine figure (après avoir occis le jeune couple avec un harpon), grimper sur le « Lazarus » et continuer ses joyeux massacres.

Meurtres routiniers et nudité soft

Et c’est parti pour une heure de batifolages sans intérêt, de meurtres routiniers, de nudité soft et de cris stridents que personne, à bord, ne semble entendre. Seules surnagent quelques visions choc de Jason enfant, liées à un traumatisme subi par le personnage féminin principal. Quant aux scènes new-yorkaises, elles se limitent à quelques molles péripéties dans trois ruelles et deux tunnels. Si l’on ajoute des acteurs plus mauvais que jamais, des maquillages pitoyables (il faut voir la ridicule tête défigurée de Jason pour le croire !) et des rebondissements grotesques (bien pratique ce fût de déchets toxique qui traîne négligemment dans les égouts!), on obtient sans conteste le pire épisode de la saga. Pourquoi diable Hedden n’a-t-il pas multiplié les idées visuelles osées, comme la scène où Jason découvre avec perplexité l’immense affiche d’un match de hockey exhibant un masque identique au sien, ou le coup de poing décapitant qu’il assène à un adversaire féru de boxe ? Face aux recettes jugées peu satisfaisantes (19 millions de dollars) Paramount décida dès lors de céder la franchise au studio New Line, lequel allait donner un coup de fouet au mythe avec Jason va en enfer.

 

© Gilles Penso

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VENDREDI 13 CHAPITRE 7 : UN NOUVEAU DEFI (1988)

Le second degré de l'épisode précédent s'est évaporé au profit d'une intrigue beaucoup plus linéaire, égayée par quelques effets gore volontiers excessifs

FRIDAY THE 13TH – THE NEW BLOOD

1988 – USA

Réalisé par John Carl Buechler

Avec Terry Kiser, Lar Park Lincoln, Kevin Blair, Susan Blu, William Butler, Kane Hodder, Susan Jennifer Sullivan, Heidi Kozak

THEMA TUEURS I ZOMBIES I SAGA VENDREDI 13

Jason le mort-vivant ayant amorcé un virage purement fantastique au sein de la série Vendredi 13, muant le tueur de Crystal Lake en créature surnaturelle et démoniaque, Paramount décida pour l’épisode suivant de s’associer à New Line afin de créer une rencontre propre à satisfaire tous les amateurs de films d’horreur : Jason Voorhees contre Freddy Krueger ! L’idée était réjouissante, mais les deux studios furent incapables de trouver un accord. Chacun repartit donc avec son monstre, le croquemitaine de Wes Craven reprenant du service dans Le Cauchemar de Freddy et l’assassin au masque de hockey ressuscitant dans Vendredi 13 chapitre 7, confié aux bons soins de John Buechler. A la fin de Jason le mort-vivant, notre tueur reposait sous l’eau, enchaîné au fond du Crystal Lake qu’il rendit sinistrement célèbre. C’est exactement dans cette situation que nous le retrouvons au début de ce septième épisode. Le personnage de Tommy Jarvis a disparu au profit d’une jeune fille nommée Tina Shepard et dotée de pouvoirs télékinétiques. Lorsqu’elle était enfant et qu’elle était le parfait sosie de Carol-Anne dans Poltergeist, elle provoqua la mort de son père violent dans un accès de fureur. Plusieurs séjours en hôpital psychiatrique plus tard, elle revient dans la maison du drame pour en finir avec sa culpabilité, sous la surveillance du docteur Crews qui, visiblement, s’intéresse plus à ses pouvoirs qu’à sa quiétude mentale. Or la maison en question se trouve justement à Crystal Lake, ce qui arrange bien notre scénario.

Du coup, lorsqu’elle souhaite ardemment ramener à la vie son père tombé dans le lac, Tina réveille Jason qui surgit des eaux, plus massif, bestial et décomposé que jamais. Car John Buechler s’y connaît en zombies, comme le prouvent les effets spéciaux qu’il signa pour Re-Animator. A partir de là, tout rentre dans l’ordre : de jeunes abrutis festoient à proximité, des meurtres sanglants se multiplient dans les bois, la musique de Harry Manfredini fait « chi chi chi ah ah ah », le réalisateur essaie de nous faire sursauter avec des chats qui sautent et des coups de tonnerre, et un personnage a eu la gentillesse de venir avec une machette pour que Jason puisse se rééquiper de son arme préférée.

L'improbable faciès monstrueux de Jason

Les meurtres sont désespérément softs, mais quelques effets gore excessifs ponctuent le film (une victime avec un trou à la place du visage, l’improbable faciès monstrueux de Jason). En prime, nous avons droit à un remake des Dents de la mer avec une jeune fille nue attaquée dans l’eau par l’assassin masqué. Au milieu de tout ça, les pouvoirs de Tina ne semblent qu’un prétexte plus ou moins inspiré de Carrie, censé enrichir l’intrigue d’une dimension vaguement parapsychologique dans le but apparent de varier un peu les plaisirs. Bref, rien de bien transcendant, et le « new blood » du sous-titre original, promettant un peu de « sang neuf », est finalement aussi mensonger que le « chapitre final » de l’épisode 4. Quant au choc des titans prévu entre Jason et Freddy, il n’aura finalement lieu que quinze ans plus tard sous la houlette de Ronnie Yu.

© Gilles Penso

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