TEEN WOLF (2011-2017)

Un lycéen réservé et complexé devient extrêmement populaire depuis qu’une bête l’a mordu en pleine nuit pour le muer en loup-garou…

TEEN WOLF

 

2011/2017 – USA

 

Créée par Jeff Davis

 

Avec Tyler Posey, Holland Roden, Dylan O’Brien, Tyler Hoechlin, Crystal Reed, Shelley Hennig, Arden Cho, Dylan Sprayberry, Colton Haynes, Linden Ashby

 

THEMA LOUPS-GAROUS I SAGA TEEN WOLF

Scott McCall est un lycéen asthmatique et impopulaire qui ne peut que rêver de quitter un jour le banc des remplaçants de son équipe de crosse. Mais tout change après qu’il se soit fait mordre par une étrange bête sauvage, un soir où il se promenait dans les bois avec son meilleur ami Stiles. Il s’en sort avec une morsure à l’abdomen mais commence alors à développer des réflexes surhumains. En un rien de temps, l’ado complexé devient la nouvelle star de son lycée. Tout commence à lui réussir : il parvient enfin à rentrer dans l’équipe de crosse, il séduit la petite nouvelle Allison et se fait inviter aux fêtes organisées par les élèves les plus populaires. Alors qu’il pense que la chance commence enfin à tourner, Stiles lui fait réaliser que la bête qui l’a mordu est un loup garou, ce qui signifie qu’il va commencer à se transformer à son tour. Avec l’aide de son meilleur ami, d’un mystérieux lycanthrope nommé Derek et d’Allison, il doit désormais trouver un équilibre entre sa nouvelle identité et les nombreux dangers qu’elle présente pour sa vie de lycéen. Nos adolescents sont dès lors confrontés à un monde surnaturel dont ils ne soupçonnaient pas l’existence et dont ils ne connaissent rien. Les choses se compliquent lorsqu’une famille de chasseur de loups garous vient s’installer à Beacon Hills…

Adaptation du long métrage Teen Wolf réalisé par Rod Daniel en 1985, dans lequel Michael J. Fox (tout juste devenu superstar grâce à Retour vers le futur) tenait le rôle de Scott, cette série produite par MTV voit le jour en 2011 sur les chaines américaines avant d’arriver sur France 4 où elle rencontrera un grand succès. Loin de l’humour potache et des gags au ras des pâquerettes du long-métrage des années 80, la série adopte un ton plus sérieux, voire dramatique, prenant le parti d’offrir aux téléspectateurs une galerie de personnages attachants et une intrigue prenante. Même si elle ne parvient pas à échapper aux lieux communs bien établis des séries lycéennes calibrées pour le public adolescent, Teen Wolf tire son épingle du jeu en détournant les codes habituels pour bâtir des scénarios riches en surprises, en rebondissements et en suspense. Une complexité inattendue affleure même du côté de certains personnages pourtant à priori très archétypaux.

Le loup de Beacon Hills

C’est le jeune Tyler Posey (White Fog, Scary Movie 5) qui hérite du rôle de Scott McCall, succédant donc à Michael J. Fox mais aussi à Jason Bateman qui tenait la vedette du très anecdotique Teen Wolf Too. Dylan O’Brien (Le Labyrinthe) incarne Stiles, Holland Roden (American Girls5) joue le personnage de Lydia, Crystal Reed (Crazy Stupid Love) est la petite amie Allison et Tyler Hoechlin (Sept à la maison, Cinquante nuances plus sombre) se retrouve dans la peau de Derek. Une petite mention spéciale à Orny Adams (Funny People) qui interprète avec brio le coach de l’équipe de crosse ainsi qu’à Melissa Ponzio (Chicago Fire), Linden Ashby (SexCrimes 2 et 3) et J. R. Bourne (L’Effet papillon 2) qui entrent dans la peau des parents respectifs de Scott, Stiles et Allison. Après avoir solidement posé les bases de la série, la première salve d’épisodes de Teen Wolf sera suivie de cinq autres saisons, preuve de son succès et de sa longévité. Un long-métrage mis en scène en 2023 par Russell Mulcahy (réalisateur de Highlander mais aussi d’une quarantaine d’épisodes de Teen Wolf) prolongera même le plaisir, reprenant la majorité du casting de la série.

© Spade

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HOLMES ET YOYO (1976-1977)

Le policier Holmes se voit attribuer un équipier d’un genre tout nouveau : Yoyo, un androïde indestructible mais bourré de défaillances…

HOLMES AND YO-YO

 

1976/1977 – USA

 

Réalisé par John Astin, Reza Badiyi, Jack Arnold, Leonard Stern, Lee Hewitt et Jack Sher

 

Avec Richard B. Shull, John Schuck, Bruce Kirby, Andrea Howard, Larry Hovis, Ben Hammer, Marilyn Seven, Barbara Barnett, Yvonne Craig, Robert H. Harris

 

THEMA ROBOTS

Puisque ses partenaires atterrissent tous très vite à l’hôpital, voire au cimetière, l’inspecteur Alexander Holmes est sur la sellette. Le capitaine Sedford décide tout de même de lui donner une dernière chance en lui attribuant un nouveau coéquipier : l’inspecteur Gregory Yoyonovich, alias Yoyo. Lors de leur première enquête ensemble, Yoyo se fait tirer dessus et s’en sort sans une seule égratignure. Holmes découvre avec stupeur que son nouveau partenaire est un androïde indestructible, nouvelle arme secrète de la police. Mais malgré ses capacités étonnantes, comme un appareil photo à déclenchement automatique par le nez, ce robot innovant n’est pas infaillible et subit régulièrement des dysfonctionnements. Sa batterie s’épuise rapidement, les télécommandes provoquent chez lui de nombreuses interférences, les coups de feu ont tendance à déclencher chez lui des mouvements de break dance, ses récepteurs captent parfois une radio suédoise, il bloque sur certains mots comme un disque rayé. Quant à son poids non négligeable de 210 kilos, il entraîne quelques désagréments à répétition…

Diffusée pour la première fois sur les petits écrans américains le 25 septembre 1976, la série Holmes et Yoyo occupe une place particulière dans le cœur des téléspectateurs de l’époque grâce à son mélange des genres (comédie, policier, science-fiction) et à son détournement loufoque des codes du « buddy movie », et ce malgré son nombre limité d’épisodes. En France, la série s’est fait une place dans deux des émissions jeunesses phares des années 80 qui sont « Croque Vacances » et « Le Club Dorothée ». Le succès fut hélas éphémère (elle fut annulée au bout de trois mois de diffusion, d’où sa courte durée de 13 épisodes) et la série a aujourd’hui sombré dans un semi-oubli. C’est vraiment dommage, car même si cette dernière ne brille pas par son originalité ni par sa finesse, les situations comiques multiples offrent une infinité de possibilités propres à déclencher l’hilarité du tout jeune public et les acteurs restent très attachants, peu avares en échanges de dialogues savoureux.

Un drôle de Robocop

John Schuck (l’irrésistible et gaffeur Yoyo) a tourné dans de nombreux films (M*A*S*H, Dick Tracy) et séries (Gunsmoke, Mission impossible, Bonanza, L’homme de fer, Racines). Habitué aux maquillages spéciaux et aux rôles de créatures aux physiques atypiques, il fut Herman dans Les Nouveaux Monstres, un ambassadeur Klingon dans deux films de la saga Star Trek ou encore Draal dans Babylon 5. Dans les années 2000, il est apparu dans huit épisodes de New York Unité Spéciale. Richard B. Shull, son co-équipier humain, est apparu quant à lui dans Klute, SSSSnake, Le Bus en folie ou encore Splash. On note que John Astin, co-créateur de la série et réalisateur de plusieurs épisodes, n’est autre que le Gomez de la série La Famille Addams. Bien qu’un peu bancale dans sa conception, cette unique saison de Holmes et Yoyo reste très divertissante et réserve de bons moments de rires francs et simples. Les encarts publicitaires dans les journaux américains de l’époque n’hésitaient pas à sortir le grand jeu : « Si vous êtes un fan de L’Homme qui valait trois milliards et de Super Jaimie… vous allez adorer Yoyo ! »

 

© Julien & © Histoire de la science-fiction

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STRANGER THINGS (2016-2025)

Les frères Duffer rendent hommage au cinéma des années 80 de leur enfance à travers cette série de science-fiction gorgée de références…

STRANGER THINGS

 

2016/2025 – USA

 

Créée par Matt et Ross Duffer

 

Avec Winona Ryder, David Harbour, Finn Wolfhard, Millie Bobby Brown, Gaten Matarazzo, Caleb McLaughlin, Noah Schnapp, Sadie Sink, Matthew Modine

 

THEMA MONDES PARALLÈLES ET VIRTUELS I POUVOIRS PARANORMAUX

Créée par les frères Matt et Ross Duffer, Stranger Things est née d’une passion commune pour le cinéma fantastique et d’aventure des années 1980. Inspirés par des auteurs et réalisateurs comme Stephen King, Steven Spielberg ou John Carpenter, les Duffer cherchent à recréer l’ambiance de leur enfance en mêlant mystère, science-fiction et drame familial. Après plusieurs années de développement, ils présentent leur projet à Netflix, qui croit immédiatement au potentiel de la série et commande une première saison de huit épisodes, diffusée en 2016. Le succès est immédiat et sera le point de départ d’un véritable culte. L’histoire débute dans la petite ville fictive de Hawkins, Indiana, en novembre 1983, lorsqu’un garçon de 12 ans, Will Byers, disparaît mystérieusement sans laisser de traces. Sa mère, Joyce, refuse d’accepter sa disparition et mène une quête désespérée pour le retrouver, aidée par le shérif local, Jim Hopper. Parallèlement, les amis de Will (Mike, Dustin et Lucas) entament leurs propres recherches et découvrent une étrange jeune fille surnommée Eleven, dotée de pouvoirs télékinétiques. Cette mystérieuse fille semble liée à la disparition de Will et aux expériences secrètes menées dans un laboratoire gouvernemental proche. Peu à peu, la ville est plongée dans une atmosphère inquiétante, où le surnaturel et la science se mêlent, révélant l’existence d’une dimension parallèle nommée « l’Upside Down ».

Là où l’on pouvait craindre un simple plagiat de films culte ancrés dans l’inconscient collectif depuis les années 80, nous constatons avec soulagement que cette aventure paranormale cultive sa propre identité et une originalité indiscutable, ce qui n’empêche évidemment pas de nombreux clins d’œil à la culture populaire des eighties. Car les Duffer Brothers ne se contentent pas de cultiver leur madeleine de Proust. Au lieu d’imiter servilement leurs modèles, ils les transcendent en imposant leur propre style. Leurs choix musicaux témoignent de cette démarche. Car si les bandes originales des films Amblin étaient généralement orchestrales et symphoniques (dont certains chefs d’œuvres inoubliables de John Williams et Jerry Goldsmith), celle de Stranger Things est 100% électroniques. Elle n’est pas anachronique pour autant, puisque les sonorités utilisées par Kyle Dixon et Michael Stein, membres du groupe Survive, ressemblent comme deux gouttes d’eau à celles de la pop music des années 80. La reconstitution de l’époque s’avère d’ailleurs minutieuse. La technologie rétro, les tenues vestimentaires, les jeux de rôle, les BMX, les talkies-walkies et l’absence totale d’internet ou de téléphone cellulaires offrent aux téléspectateurs un véritable bond dans le temps.

Jeunes talents

Comme le firent J.J. Abrams avec Super 8 et Andres Muschietti avec son adaptation de Ça, Stranger Things trouve ainsi le juste équilibre entre l’hommage (on pense à E.T., Explorers, Les Goonies, Poltergeist) et la nouveauté, oscillant sans cesse entre l’aventure, la comédie, le mystère et la terreur (certaines scènes basculent pleinement dans les codes du genre horrifique). La série aura eu le mérite de révéler plusieurs jeunes talents, notamment Finn Wolfhard (S.O.S. fantômes : l’héritage), Charlie Heaton (Les Nouveaux mutants), Joe Keery (Free Guy), Sadie Sink (Fear Street) et bien sûr l’étrange Eleven, alias Millie Bobby Brown (Godzilla II). Mais sous son vernis vintage se cache une lecture intéressante de l’Amérique profonde, celle qui dissimule ses peurs dans des laboratoires secrets, qui marginalise ceux qui dévient de la norme (les geeks, les orphelins, les « originaux »), et où l’enfance est un territoire vulnérable, à la merci des adultes ou d’un système hostile. L’impact culturel de la série sera immense. Stranger Things ne s’est pas contentée de remettre les années 80 au goût du jour, elle les a réactivées comme un langage collectif, reconnaissable et émotionnellement chargé. Résultat : une relance spectaculaire de la mode vintage mais aussi un retour en force des sonorités synthétiques dans la pop et l’électro et même une explosion des ventes de jeux de rôle Donjons & Dragons. Revers de la médaille : les émules opportunistes se sont multipliés, muant la nostalgie des eighties en véritable fond de commerce troquant souvent la sincérité contre un calcul trop méticuleux pour être honnête.

 

© Gilles Penso

 

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GOTHAM (2014-2019)

Que se passait-il dans Gotham City avant que Bruce Wayne ne devienne Batman et que les super-vilains ne règnent sur la ville ?

GOTHAM

 

2014/2019 – USA

 

Créée par Bruno Heller

 

Avec Benjamin McKenzie, Donald Logue, David Mazouz, Morena Baccarin, Sean Pertwee, Robin Lord Taylor, Erin Richards, Camren Bicodonva, Cory Michael Smith

 

THEMA SUPER-HÉROS I SAGA DC COMICS

Gotham City est une ville rongée par la criminalité, les politiciens et les policiers sont corrompus par les mafieux pour qu’ils détournent les yeux et leur laissent le contrôle des rues et des affaires. Mais une nuit, Thomas et Martha Wayne, un couple de milliardaires humanistes, sont tués dans une ruelle de Gotham sous les yeux de leur fils unique, Bruce. L’inspecteur James Gordon, l’un des rares policiers intègres de la ville et récemment muté, jure de retrouver le coupable. Il ignore que cet assassinat va déclencher une guerre entre les gangs de Carmine Falcone et Salvatore Maroni, un bain de sang dont comptent tirer profit Fish Mooney, lieutenant de longue date de Falcone qui rêve de prendre le contrôle de son empire, et Oswald Cobblepot, un homme de main de Mooney prêt à tout pour devenir le numéro 1. Gotham, c’est l’idée originale de faire une série Batman sans le personnage de Batman. En effet, l’histoire suit les débuts du jeune inspecteur Gordon (qui a ici les traits de Ben McKenzie (Newport Beach, Southland) dans la police de Gotham City où tous les flics sont plus pourris et corrompus les uns que les autres. Rare officier intègre, il va essayer de garder l’ordre dans cette ville gérée d’avantage par les criminels que par les politiciens et les forces de l’ordre…

De son côté, le jeune Bruce Wayne (David Mazouz, vu dans Touch), récemment orphelin, décide malgré les réticences de son majordome Alfred (Sean Pertwee, Elementary), de découvrir qui est responsable de la mort de ses parents. Un des intérêts majeurs de cette série est qu’elle permet de découvrir, en plus des débuts de Gordon, comment les criminels de l’Univers de Batman sont devenus de célèbres super-vilains. De la jeune Selina Kyle (Camren Bicondova, Battlefield America) qui deviendra un jour Catwoman, à l’avocat Harvey Dent (Nicholas d’Agosto, Heroes, Masters of sex) qui sera plus tard connu sous le nom de Double face, en passant par les futurs Pingouin, Épouvantail, Poison Ivy et Homme mystère, cette première saison est un festival de vilains en devenir au sein duquel la plus grande question reste : lequel grandira pour devenir le Joker ?

Qui sera le Joker ?

Au détour du casting, outre les noms déjà cités, on trouve plusieurs visages famliliers tels que Jada Pinkett Smith (Matrix), Morena Baccarin (Deadpool), David Zayas (Dexter) ou encore Donal Logue (Parents à tout prix, Life). La série aura également permis de découvrir les talentueux Cory Michael Smith (Carol) et Robin Lord Taylor (Quand tombe la nuit) qui excellent dans les rôles respectifs de Ed. Nygma (futur Sphinx) et d’Oswald Cobblepot (le Pingouin). Malgré une palette de personnage secondaire un peu trop fournie et pas toujours suffisamment développés, la première saison de Gotham ne manque pas de promesse pour les saisons à venir. Le succès sera au rendez-vous, puisque quatre autres saisons lui succèderont jusqu’en 2019, le show comptabilisant en tout 100 épisodes de 42 minutes chacun. Voilà une alternative passionnante – quoique pas toujours très subtile – aux aventures adultes du Dark Knight de Gotham City.

 

© Spade

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OUTLANDER (2014-2023)

Une jeune femme des années quarante se retrouve soudain propulsée dans l’Ecosse du 18ème siècle secouée par la guerre…

OUTLANDER

 

2014/2023 – USA

 

Créée par Ronald D. Moore

 

Avec Caitriona Balfe, Sam Heughan, Laura Donnelly, Steven Cree, Duncan Lacroix, Nell Hudson, Richard Rankin, Sophie Skelton, David Berry, John Bell, Lauren Lyle

 

THEMA VOYAGES DANS LE TEMPS

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Claire Randall, infirmière de guerre, part pour une seconde lune de miel avec son mari Franck sur les terres des ancêtres de ce dernier, au cœur de l’Ecosse. Lors d’une excursion sur le site mystérieux de Craigh-Na-Dun Stones, Claire touche la pierre centrale de la formation rocheuse et se retrouve transportée en 1743, au beau milieu des conflits qui opposent les Highlands révoltés et le royaume de Grande Bretagne… Une histoire follement romanesque sur fond de violences historiques : on a l’impression de connaître un peu la chanson. Et pourtant, Outlander réussit le mélange des genres à la perfection, y ajoutant une touche de fantastique qui rend son histoire particulièrement attrayante. Cette histoire, c’est celle de Claire, une jeune femme qui débarque deux cents ans avant son époque et qui doit survivre dans une Ecosse troublée par les hostilités et les prémices de la révolte Jacobite de 1745. C’est celle des Highlands et des guerriers écossais, campés sur leurs positions et leurs convictions. C’est celle de deux jeunes gens que tout oppose – même leurs époques- mais qui vont petit à petit faire leur chemin l’un vers l’autre. Alors oui, ça peut paraître déjà vu. Et pourtant, c’est bien plus que ça.

C’est à Sony Pictures Television, en partenariat avec la chaine câblée américaine Starz (concurrente de HBO et Showtime) que l’on doit cette série historique, romanesque et fantastique qui fait un carton aux États-Unis. Ronald D. Moore, producteur de Battlestar Galactica et de nombreux opus de la saga Star Trek, prend les commandes de cette adaptation des romans populaires de Diane Gabaldon et nous offre un voyage dans une Ecosse criante de vérité. Le recours minime aux effets spéciaux, les paysages magnifiques, les costumes somptueux et le dialecte gaélique quasi omniprésent jouent beaucoup en faveur de cette fresque atypique. Caitriona Balfe (nominée aux Golden Globes), ici dans son premier rôle principal à la télévision, joue à merveille cette héroïne aux multiples facettes, tour à tour romantique, fière, têtue, combattante, déterminée à s’imposer dans une époque hostile où la femme n’a que peu de place. A ses côtés, nous découvrons Sam Heughan (notamment connu sur les planches britanniques) dans le rôle d’un jeune et fougueux Highlander, James Fraser, qui va apprendre à communiquer sur bien des domaines avec la jeune femme venue d’un autre monde que le sien.

Le choc des époques

Le choc des époques et des cultures nous offre de nombreuses scènes et situations savoureuses. Face à ces deux personnages attachants, Tobias Menzies (Rome, Game of Thrones) se livre à une prestation délectable dans le double rôle du mari de Claire en 1945 et du Capitaine britannique Jack Randall, aussi horrible que fascinant. Quelques visages familiers ornent le casting, comme Gary Lewis (Billy Elliot, Gangs of New York) ou Graham McTavish (John Rambo, la trilogie Le Hobbit) et viennent soutenir les deux acteurs principaux. En plus des décors naturels splendides et d’une bande originale lyrique de Bear McCreary qui nous invite un peu plus au voyage, on peut saluer le rythme des épisodes qui ne s’essouffle pour ainsi dire jamais, nous maintenant captivés d’un bout à l’autre des sept saisons de cette série fleuve riche en rebondissements et en sauts temporels, récompensée un peu partout dans le monde.

 

© Catheolia

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JESSICA JONES (2015-2019)

Beaucoup moins connue que Daredevil, cette super-héroïne de l’écurie Marvel tente à son tour sa chance sur les petits écrans…

MARVEL’S JESSICA JONES

 

2015/2019 – USA

 

Créée par Melissa Rosenberg

 

Avec Krysten Ritter, Rachael Taylor, Eka Darville, Carrie-Anne Moss, David Tennant, Wil Traval, Mike Colter, Erin Moriarty, Kieran Mulcare, Colby Minifie

 

THEMA SUPER-HÉROS I SAGA MARVEL

Jessica Jones est une femme surpuissante qui a eu une brève carrière de super-héroïne jusqu’à un épisode traumatisant au cours duquel le super-vilain Kilgrave l’a amenée à tuer quelqu’un. Après cet accident, elle décide d’abandonner la carrière de justicière pour ouvrir une agence de détective privée. Lorsque Kilgrave refait surface, Jessica doit reprendre du service pour empêcher ses agissements. Ce personnage de l’univers Marvel, créé en 2001 par Brian Michael Bendis et Michael Gaydos et apparu d’abord dans la série de comics « Alias », prend ainsi corps dans les trois saisons d’une série TV destinée à la plateforme Netflix à partir du 20 novembre 2015. C’est l’actrice Krysten Ritter qui campe Jessica. Les téléspectateurs ont pu la découvrir dans d’autres séries telles que Veronika Mars ou Breaking Bad. Dans le quartier de Hell’s Kitchen, elle fera la connaissance d’un autre super-héros de l’univers Marvel, le fameux Luke Cage incarné par l’imposant Mike Colter. À vrai dire, cette super-héroïne est peu connue du grand public, Hell’s Kitchen ayant surtout tendance à évoquer le nom de Daredevil. Ce quartier de New York est pourtant un véritable vivier de méchants et de super-héros.

Après le succès mérité de la première saison de Daredevil, Netflix prend donc le risque de proposer les aventures d’une jeune femme beaucoup moins célèbre, un pari honorable qui s’avère un véritable succès, tant par sa qualité, que par sa propre identité. La série débute comme un drame, sur une intrigue policière captivante avant de dévoiler son rattachement à l’univers des super-héros. Jessica Jones tisse naturellement plusieurs liens avec la série Daredevil qui la précède. Elle se déroule dans le même quartier de New-York et le personnage de Claire Temple, incarné par Rosario Dawson, apparaît comme un fil conducteur des deux séries, conservant son rôle d’infirmière « ange gardien » qui prodigue secrètement des soins aux super-héros qui en ont besoin.

Drame, violence et fantastique

L’univers de Jessica Jones est assez original, dans la mesure où une intrigue noire et psychologique se construit avant toute chose, les séquences d’action n’entrant en scène que dans un second temps. La série joue donc sur plusieurs registres et toute une gamme d’émotions pas forcément attendues dans un show Marvel. L’actrice Krysten Ritter est une excellente trouvaille, offrant beaucoup de crédibilité à cette héroïne complexe, intelligente et courageuse bardée de failles qu’elle cache derrière une attitude faussement froide et détachée. La première saison aura su convaincre le public grâce à ce cocktail surprenant de drame, de violence et de fantastique. Moins « visible » que celle de Daredevil, la mise en scène joue la carte de la sobriété efficace et colle pas à pas aux tourments de cette Jessica Jones qui méritait sans conteste de faire ses débuts à l’écran comme ses confrères plus célèbres. Les 13 épisodes de la première saison ayant porté leurs fruits, Krysten Ritter rempilera avec ses compagnons de jeu pour deux autres saisons, l’une attachée au passé de sa mère, l’autre à sa lutte contre Gregory Sallinger. Jessica rejoindra ensuite Matt Murdock, Luke Cage et Danny Rand dans The Defenders.

 

© Ciné Vor

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SCREAM (2015-2019)

Les slashers de Wes Creaven se déclinent sous forme d’une série TV qui change ouvertement de cadre et de personnages…

SCREAM

 

2015-2019 – USA

 

Créée par Jill Blotevogel, Dan Dworkin, Jay Beattie, Brett Matthews

 

Avec Willa Fitzgerald, Bex Taylor-Klaus, John Karna, Amadeus Serafini, Carlson Young, Tracy Middendorf, Connor Weil, Jason Wiles, Kiana Ledé, Santiago Segura

 

THEMA TUEURS I SAGA SCREAM

Dans la ville imaginaire de Lakewood, en Louisiane, un tueur masqué déguisé en fantôme sème la terreur autour de lui, faisant remonter à la surface les secrets d’un passé trouble. Sa première victime est l’étudiante Nina Patterson (Bella Thorne), égorgée chez elle alors qu’elle s’apprêtait à diffuser une vidéo montrant la relation homosexuelle de deux de ses camarades. Le petit-ami de la victime ne tarde pas à connaître un sort similaire. Le coupable aurait-il un lien avec le mythique tueur Brandon James, qui avait à l’époque laissé de nombreuses victimes sur son passage ? Cet assassin était alors obsédé par la jeune et belle Daisy Duval (Tracy Middendorf). Or la fille de celle-ci, Emma (Willa Fitzgerald), a aujourd’hui l’âge de sa mère au moment des drames. Et voilà qu’elle se met à recevoir des coups de téléphone du tueur de Lakewood qui s’amuse à la terrifier. Le cauchemar recommencerait-il ? Qui sera la prochaine cible du détraqué ? Voilà comment commence la série Scream

Fini Woodsboro donc, place à Lakewood. Changement de lieu, mais également de scénario pour la série adaptée de la saga de films d’horreur à succès Scream réalisée par Wes Craven. Plus de « Ghost face » ni de Sidney Prescott, Dewey ou encore Gale Weathers non plus. Le show change beaucoup d’éléments mais garde les mêmes bases : un tueur en série masqué (qui n’a plus le même look que celui des films), des lycéens superficiels, un peu de sexe, du sang, quelques trahisons, une héroïne dont le passé refait surface… Malgré ces nombreux points communs avec les Scream de Craven, la série a tout de même le mérite d’avoir trouvé sa propre identité, à la demande de la chaîne MTV qui en est à l’initiative et diffusera le pilote à partir de l’automne 2015. L’attente des fans de slashers aura donc été savamment entretenue, d’autant que ce Scream télévisé était annoncé dès l’été 2012. Il s’agissait de ne pas décevoir le public.

Changement de tueur

Reconnaissons aux scénaristes le mérite d’avoir voulu varier les plaisirs en se prêtant à un certain nombre d’innovations. Les appels téléphoniques de l’assassin existent toujours, mais ce dernier se sert également des nouvelles technologies. Il assassine au couteau mais pas seulement, et même si l’on retrouve énormément de clins d’œil à la saga de Wes Craven, d’autres références au cinéma d’horreur ponctuent les épisodes, notamment Vendredi 13 et Halloween. Ces références étant déjà celle du film original et de ses suites, on ne s’étonne pas outre-mesure de les retrouver ici. Pas inintéressantes, les intrigues de la première et de la deuxième saison n’ont pourtant convaincu qu’à moitié les téléspectateurs. Face à ces réactions mitigées, MTV décide de changer de cap pour la troisième saison en mettant en scène d’autres personnages et d’autres histoires. C’est donc un tueur différent, armé d’un crochet, qui sévit dans cette ultime saison, titrée « Resurrection », et cherche des noises à un jeune homme star de football dans son lycée. Malgré ces nouveautés, le public ne répond pas complètement présent et la série Scream s’interrompt après la diffusion du dernier épisode de la troisième saison en juillet 2019.

 

© Ciné Vor


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DAREDEVIL (2015-2018)

Après le film mitigé mis en scène par Mark Steven Johnson en 2003, le justicier aveugle de Marvel crève enfin l’écran avec le panache qu’il mérite…

DAREDEVIL

 

2015/2018 – USA

 

Créée par Drew Goddard

 

Avec Charlie Cox, Deborah Ann Woll, Elden Henson, Vincent D’Onofrio, Rosario Dawson, Stephen Rider, Ayelet Zurer, Toby Leonard Moore, Vondie Curtis-Hall

 

THEMA SUPER-HÉROS I SAGA MARVEL

Aveugle depuis l’âge de neuf ans à la suite d’un accident impliquant des produits chimiques, Matt Murdock développe des sens d’une acuité exceptionnelle, lui permettant de percevoir le monde avec une précision hors du commun. Avocat engagé le jour, il enfile la nuit le costume de Daredevil, justicier masqué chargé de faire régner l’ordre dans les rues de Hell’s Kitchen, un quartier gangrené par la criminalité depuis sa reconstruction après l’attaque des Chitauris, survenue dans le film AvengersConçue pour la plateforme Netflix, la série Daredevil propose une adaptation fidèle du comic book original créé en 1964 par Stan Lee et Bill Everett, tout en s’inscrivant dans le vaste univers du Marvel Cinematic Universe. Si les connexions directes avec les films restent limitées, plusieurs éléments — notamment des allusions aux événements de New York — confirment que la série partage le même monde narratif, ouvrant la voie à de possibles croisements futurs. Diffusée à partir du 10 avril 2015, la première saison, composée de 13 épisodes, rencontre un succès critique et public immédiat. Créée par Drew Goddard — scénariste de Seul sur Mars et Cloverfield, ainsi que réalisateur de La Cabane dans les bois —, Daredevil impose rapidement une tonalité plus sombre et réaliste, marquant une nouvelle étape dans l’exploration de l’univers Marvel à l’écran.

Une grande part du succès de Daredevil tient à l’excellence de son casting. Charlie Cox, héros du savoureux conte de fées Stardust, incarne avec justesse Matt Murdock, l’avocat aveugle aux sens surdéveloppés, tiraillé entre sa foi en la justice et son besoin viscéral de combattre le crime sous une identité secrète, quitte à mettre sa vie en péril à chaque intervention nocturne. Face à lui, Vincent D’Onofrio, inoubliable dans Full Metal Jacket et visage familier de la série New York : section criminelle, offre une performance saisissante dans le rôle de Wilson Fisk. Tout en colère contenue et en brutalité latente, son interprétation du Caïd impose une présence oppressante, à la fois humaine et monstrueuse. Le personnage, créé par Stan Lee et John Romita, trouve ici une incarnation d’une rare intensité. Autour de ce duo central, les seconds rôles brillent également. Deborah Ann Woll (True Blood) incarne une Karen Page fragile mais déterminée, tandis qu’Elden Henson (L’Effet papillon) apporte une légèreté bienvenue dans le rôle de Foggy Nelson, bien plus qu’un simple ressort comique. Rosario Dawson (Boulevard de la mort) complète ce tableau en infirmière compatissante, régulièrement chargée de soigner Daredevil entre deux confrontations sanglantes. Ensemble, ces interprètes donnent chair à un univers dense, où chaque personnage, principal ou secondaire, contribue à l’équilibre d’un récit sombre et tendu.

Le rouge et le noir

Ce casting de talent s’anime au sein d’une série à la mise en forme extrêmement soignée, qui séduit d’emblée par sa noirceur et son cadre urbain anxiogène dans lequel surgira bientôt un super-héros très réaliste. La photographie élégante, laissant la part belle aux teintes noires et rouges, évoque en permanence la violence qui suinte dans les rues de Hell’s Kitchen. La complexité des personnages (Murdock et Fisk ne se positionnent pas si facilement sur l’échiquier du bien et du mal) offre à la série une profondeur salutaire. Les qualités d’écriture de Daredevil s’assortissent d’une mise en scène élégante et sensible, jouant souvent sur les cadrages, la lumière et la profondeur de champ pour évoquer la cécité du personnage principal. Il faut aussi citer le remarquable travail effectué sur les chorégraphies des combats, tous plus crédibles et minutieux les uns que les autres (avec en prime quelques morceaux de bravoure mémorables, comme une longue lutte en plan-séquence au cours de laquelle notre héros semble sans cesse sur le point d’y passer). Cette adaptation adulte, sombre, violente et intelligente de l’univers Marvel est sans conteste l’une des meilleures relectures à l’écran des écrits de Stan Lee, tous supports confondus. Daredevil se déploiera sur trois saisons avant la série chorale The Defenders.

 

© Gilles Penso

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LUKE CAGE (2016-2018)

Le Power Man de Marvel prend corps sur les petits écrans grâce à la présence charismatique de l’impressionnant Mike Colter…

LUKE CAGE

 

2016/2018 – USA

 

Créée par Cheo Hodari Coker

 

Avec Mike Colter, Simone Missick, Theo Rossi, Alfre Woodward, Mustafa Shakir, Mahershala Ali, Erik LaRay Harvey, Gabrielle Dennis, Rosario Dawson

 

THEMA SUPER-HÉROS I SAGA MARVEL

Transformé en colosse surpuissant à la peau impénétrable après avoir été le cobaye d’une expérience sabotée, Luke Cage (Mike Colter) s’enfuit et tente de recommencer à zéro dans le Harlem d’aujourd’hui, à New York. Bientôt tiré de l’ombre, il va devoir se battre pour le cœur de sa ville dans un combat qui l’oblige à affronter un passé qu’il espérait avoir enterré… Troisième série issue de la collaboration Marvel / Netflix, Luke Cage succède à Daredevil et Jessica Jones. Petit rappel : Luke Cage est un personnage de comics créé dans les années 70 par Archie Goodwin et John Romita Sr. Il est surtout connu pour avoir fait entrer Marvel dans le genre de la blaxploitation. Bien moins spectaculaire que Daredevil, Luke Cage se rattrape par une identité forte, liée au quartier dans lequel la série se situe : Harlem. Dès le premier épisode, on navigue des lieux de l’ancien au nouvel Harlem, dotant la série de son ambiance singulière. Ambiance appuyée par une musique prédominante dans beaucoup de séquences. De plus, en ancrant son personnage dans la réalité d’un quartier précis, la série le rend plus accessible. Les spectateurs peuvent alors s’identifier plus facilement à lui. Notamment grâce à l’aspect politique du show et son affiliation au mouvement « Black Lives Matter ».

Cependant, la série déçoit sur certains points. La première déception concerne les adversaires du « Power Man ». Les scénaristes ont voulu surprendre en divisant la saison entre deux ennemis : Cottonmouth (Mahershala Ali) et Willy Stryker (Eric LaRay Harvey). Seul problème : face à Luke Cage, aucun des deux n’est assez charismatique. Pire, la storyline de Stryker semble bâclée et ne présente aucun enjeu réel. Cottonmouth s’en sort un peu mieux grâce à son acteur, mais son personnage reste inexploité. Quant à Mariah Dillard (Alfre Woodard), elle n’est guère plus passionnante. La série peine à se rattraper du côté des « bons ». Misty Knight (Simone Missick) se révèle être un énième flic idéaliste en colère affublé d’un partenaire corrompu. La présence de Claire Temple (Rosario Dawson), véritable fil conducteur de l’univers Marvel / Netflix, rehausse le manque d’originalité de ses partenaires. Et pour finir, la série souffre d’un vrai problème de rythme. Sur les treize épisodes de la première saison, par exemple, quatre sont assez laborieux. Et alors que le grand final approche, aucune intensité n’en ressort, les péripéties étant trop diluées pour provoquer la moindre excitation.

« Je ne suis pas un héros ! »

Heureusement, la série se rattrape grâce au portrait réussi de Luke Cage interprété avec poigne par Mike Colter. Alors que les fans s’attendaient à le voir ouvrir sa boite de « Héros à louer » comme dans le comic book duquel il est tiré, la série se concentre surtout sur l’acceptation du personnage de son statut de héros. Car au moment où l’on retrouve Cage, le leitmotiv de Spider-Man (« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ») ne semble pas avoir beaucoup d’écho chez lui… Au contraire, un peu comme Jessica Jones, l’ex-prisonnier ne souhaite qu’une chose : qu’on le laisse tranquille ! L’évolution du personnage est un des aspects les plus passionnants de la saison. Avec Luke Cage, Netflix continue donc de développer sa version réaliste de l’univers Marvel. Mais là, où Daredevil et Jessica Jones débordaient d’ingéniosité, Luke Cage pèche par un manque d’émotions et de cohérence, peinant à convaincre sur la longueur. Reste le personnage lui-même, indiscutablement charismatique. Power Man ressurgira ensuite dans l’ultime série Marvel / Netflix, The Defenders, aux côtés de Daredevil, Jessica Jones et Iron Fist.

 

© Floriane

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IRON FIST (2017-2018)

Le « Poing de fer » de l’univers Marvel, conçu dans les années 70 pour surfer sur la mode des films de kung-fu, surgit sur les petits écrans…

MARVEL’S IRON FIST

 

2017/2018 – USA

 

Créée par Scott Buck

 

Avec Finn Jones, Jessica Henwick, Jessica Stroup, Tom Pelphrey, Sacha Dhawan, Ramon Rodriguez, David Wenham, Alice Eve, Barrett Doss, Henry Yuk, Olek Krupa

 

THEMA SUPER-HÉROS I SAGA MARVEL

Après avoir disparu quelques années, Danny Rand revient à New York pour combattre les criminels qui en ont fait une ville corrompue, grâce à ses connaissances en kung-fu et à la puissance destructrice de son poing. Après Daredevil, Jessica Jones et Luke Cage, voici donc Iron Fist, le quatrième show Marvel diffusé sur Netflix. Adaptée du personnage de comics éponyme crée en 1974 par le scénariste Roy Thomas et le dessinateur Gil Kane, la série s’est retrouvée victime de critiques assassines dès sa sortie. Méritait-elle un tel traitement ? Certes, cette série est loin d’être parfaite. Sa réalisation est très maladroite, frôlant même dangereusement le ridicule. Son montage est confus et parfois incohérent. Les scènes de combats laissent parfois à désirer, surtout si on les compare à celles de Daredevil. Des clichés encombrent les scénarios et l’intrigue s’étale trop sur les premiers épisodes, préférant les dialogues interminables aux rebondissements dignes de ce nom. Le bilan est donc à priori très négatif.

Mais pour cerner l’intérêt d’Iron Fist il faut chercher ailleurs. Contrairement à Luke Cage qui peinait dans l’écriture de ses personnages, Iron Fist creuse les siens dès le pilote. Le blondinet Danny Rand (Finn Jones) est un mélange de candeur et de mystère qui attise notre intérêt sur les raisons de son retour et sur ses motivations. L’ambiguïté de Ward (formidable Tom Pelphrey) nous tient en haleine pendant longtemps et Colleen Wing (Jessica Henwick), jeune senseï complexe et charismatique, vole littéralement la vedette au golden boy tant elle fascine du premier au dernier épisode. Du côté des vilains aussi le show intéresse. Il y a tout d’abord Harold Meachum (David Wenham), véritable psychopathe qui n’est pas sans évoquer le Patrick Bateman d’American Psycho et dont on ne parvient jamais à se débarrasser. La série voit aussi le retour de Madame Gao (Wai Ching Ho), déjà aperçue dans Daredevil. On en apprend plus sur les origines de cette femme mystérieuse et sans pitié et sur l’organisation à laquelle elle appartient, « La Main ».

Main basse sur la ville

Car la vraie menace d’Iron Fist est cet ordre qui a infiltré la ville de New York pour atteindre un but encore inconnu. Elle était déjà l’ennemi du diable de Hell’s Kitchen dans sa saison 2 de Daredevil. Elle est cette fois-ci complexifiée avec l’introduction de différentes factions et de nouvelles croyances, ce qui permet d’approfondir le « Marvel/Netflix universe » et de bâtir une véritable mythologie. Et bien sûr, Iron Fist n’échappe pas aux « easter eggs », c’est-à-dire les références à l’univers Marvel et les apparitions de personnages déjà connus des fans. Ainsi entend-on parler d’une détective alcoolique, d’un homme à la peau impénétrable et d’une certaine Karen Page. On s’amuse à retrouver l’avocate sans pitié Jerry Hogarth (Carrie-Anne Moss) et surtout l’infirmière Claire Temple (Rosario Dawson), pierre angulaire des quatre séries et dont le rôle s’étoffe à chaque apparition. Bien que moins impressionnante et aboutie que Daredevil et Jessica Jones, Iron Fist ne manque pas d’attrait et se prolonge à l’occasion d’une seconde saison avant que le personnage n’intègre l’équipe mise en scène dans le show The Defenders.

 

© Floriane

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